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Image : Un masque N95 laissé au sol sur la rue Sparks, au centre-ville d'Ottawa, le 18 mars 2020.

Dans l’œil de nos photographes, voyez comment la pandémie de COVID-19 a marqué la région de la capitale fédérale au cours des 12 derniers mois.

Texte : Andréanne Apablaza

Image : Une rue pratiquement vide.

Mars 2020. Les décrets d’état d’urgence s’enchaînent d’un côté comme de l’autre de la rivière des Outaouais. L’effet est immédiat au centre-ville d’Ottawa, vidé de ses fonctionnaires et professionnels qui, normalement, l’occupent en majeure partie.

Image : Des ambulanciers paramédicaux arrivent au centre de soins de longue durée Almonte Country Haven le 9 avril 2020.

Avril 2020. Les éclosions dans les résidences pour aînés se multiplient à une vitesse fulgurante. Le nouveau coronavirus frappe de plein fouet les personnes les plus vulnérables et les travailleurs de la santé peinent à maintenir la tête hors de l’eau.

C’est le cas au centre de soins de longue durée Almonte Country Haven, le site de l'éclosion la plus meurtrière du Sud-Est de l’Ontario au printemps dernier et où 28 résidents ont perdu la vie.

Image : Un résident du Centre de soins de longue durée Montfort, à Ottawa, reçoit la visite d'un proche à sa fenêtre le 20 avril 2020.

Pour protéger les résidents des foyers pour aînés et prévenir les éclosions, l’accès aux visiteurs a été limité, isolant des proches de leur famille.

Des commissions d’enquête ont d'ailleurs été lancées en Ontario et dans certains établissements du Québec pour faire la lumière sur la gestion de la crise dans les foyers de soins pour aînés.

Image : Laurane Dutrisac, 6 ans, et sa mère, Caroline Boivin, colorent un arc-en-ciel sur un morceau de glace devant leur maison à Ottawa en avril 2020.

L’arc-en-ciel est rapidement devenu le symbole de la résilience d’un bout à l’autre du pays.

Apparaissant dans les fenêtres de logements, sur les édifices publics et sur les réseaux sociaux, il était souvent accompagné du message d'espoir Ça va bien aller.

Image : Des policiers discutent avec des automobilistes sur une voie réservée.

Une scène sans précédent frappe l’imaginaire des résidents de la région lorsque des barrages policiers sont déployés, en avril. Ils resteront en place sur les ponts interprovinciaux jusqu’au 18 mai, scindant la région en deux, séparant des familles et créant tout un casse-tête pour les travailleurs essentiels.

Image : Autobus scolaire avec des bancs à accès interdit.

Le retour en classe des élèves en mai n’avait rien d’ordinaire. Le transport scolaire a notamment dû être adapté pour permettre la distanciation physique des jeunes.

Comme l'ont décrit certains transporteurs, ces ajustements devaient être faits alors qu'on en savait très peu encore sur le virus ainsi que sur les moyens de s'en protéger. On est en train de construire un avion en vol! avait confié Jacques Campeau, propriétaire d'Autobus Campeau, en Outaouais.

Image : Une infirmière teste un homme par la fenêtre de sa voiture.

Septembre 2020. Les images des centres de dépistage se sont rapidement taillé une place dans notre quotidien. Les premiers centres ouvrent leurs portes à Ottawa et Gatineau en mars.

Six mois plus tard, la demande est si grande que des centres d’évaluation au volant sont mis sur pied pour accélérer le dépistage de la COVID-19.

Image : Une piétonne passe près d'un mendiant au centre-ville.

Novembre 2020. La pandémie a mis en lumière différents problèmes d’inégalités sociales dans la capitale. Alors qu’Ottawa observe des taux d’infection à la COVID-19 supérieurs au sein des communautés les plus pauvres, racisées et qui comptent un plus grand nombre d’immigrants, la santé publique a adapté ses communications pour atteindre plus de résidents.

La médecin-chef Vera Etches a d’ailleurs reconnu le racisme envers les communautés marginalisées comme un problème de santé publique.

Image : Une seule voiture sur l'autoroute la nuit.

Le 9 janvier 2021, un couvre-feu est entré en vigueur partout au Québec sur le coup de 20 h. En se déplaçant de la rive ontarienne à la rive québécoise, le contraste était frappant, se souvient le photographe Michel Aspirot.

J'avais l’impression que les deux villes étaient sur différents fuseaux horaires. Gatineau était tellement tranquille qu’on se croyait à 4 h du matin un 25 décembre.

Une citation de :Michel Aspirot, photographe et caméraman
Image : Un homme itinérant est assis devant des commerces fermés du centre-ville d'Ottawa en hiver.

Les nombreuses volte-face entourant les commerces non essentiels entraînent la fermeture définitive de plusieurs entreprises locales.

La plupart des services d’aide sont également forcés de suspendre leurs activités au centre-ville, laissant les personnes en situation d’itinérance à elles-mêmes.

Image : Une aînée reçoit son vaccin.

Depuis le tout début de cette pandémie, l’espoir de retourner à une vie normale repose sur l’arrivée d’un vaccin efficace.

Les personnes les plus vulnérables, soit les résidents des CHSLD, ont été les premières à recevoir une injection, en décembre du côté de l’Outaouais. À Ottawa, les employés de foyers de soins de longue durée ont reçu le vaccin en premier.

La vaccination de la population générale s’est entamée au début du mois de mars dans la région de la capitale nationale.

Image : Un homme portant le couvre-visage parle au téléphone à l'extérieur.

Photographes :

David Richard

Francis Ferland

Jean Delisle

Jonathan Dupaul

Jérôme Bergeron

Michel Aspirot

Andrew Lee

Brian Morris

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