-  Mise à jour le mardi 11 octobre 2005 à 10 h 28

France Hamel accusée d'ingérence

France Hamel, députée libérale de la Peltrie
Lors du débat sur les défusions, la députée de La Peltrie, France Hamel, avait plaidé clairement pour la défusion de Saint-Augustin et de L'Ancienne-Lorette, qui devrait se réaliser en janvier prochain.

Le 6 novembre, l'enjeu de l'élection municipale sera le retour de ces deux villes dans le giron de la ville de Québec. Cependant, le candidat à la mairie de L'Ancienne-Lorette, Christian Lévesque, accuse la députée France Hamel de se mêler de ces élections de manière indirecte.

« Il y a des gens dans son entourage qui travaillent actuellement à rencontrer les gens et à essayer de les persuader que la défusion serait peut-être une bonne option », indique M. Lévesque.

Serge Hamel
Du côté de Saint-Augustin, le candidat à la mairie, Serge Hamel, fait tinter le même son de cloche. Il affirme que des membres de l'organisation de la députée de La Peltrie ont joué un rôle actif lors du vote pour les défusions.

« Il ne faut pas oublier qu'au dernier référendum, le vote par anticipation était très, très fort. C'est que la machine de Mme France Hamel était là pour faire sortir ce vote-là », dit le chef du parti Ensemble Saint-Augustin-Québec.

Un autre conseiller à la Ville de L'Ancienne-Lorette, Daniel Dupuis, et partisan profusion, montre du doigt Mme Hamel: « Depuis le début, je la sens qui gravite dans ce dossier-là et qui nuisait considérablement à mes démarches pour essayer de rester avec la Ville de Québec. »

Pour sa part, la députée Hamel se défend en disant qu'elle ne s'érigerait pas en censeur: « Moi, je ne musellerais pas mon entourage! », lance-t-elle.

Pourtant, elle a dû mettre en congé sans solde son conseiller principal, Jean-Claude Desrochers, car celui-ci est candidat au sein d'une équipe favorable à la défusion.









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SAVIEZ-VOUS QUE...

  • Sur les 133 municipalités qui ont eu recours au vote électronique, le 6 novembre, moins d'une dizaine ont connus des difficultés quant au vote proprement dit.
  • Les municipalités sont entièrement responsables du mode devotation qu'elles ont choisi.