Mise à jour le vendredi 21 mai 2004 à 10 h 09


NOUVELLE DE L'EST DU QUÉBEC

Le mouvement défusionniste atteint l'Est du Québec, mais épargne Rimouski

Des îles-de-la-Madeleine, en passant par Métis au Bas-Saint-Laurent jusqu'à Gallix sur la Côte-Nord, il y aura finalement des référendums dans sept municipalités de l'Est du Québec.

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Si la vague défusionniste a eu quelques échos dans les régions de l'Est du Québec, c'est surtout dans les petites municipalités regroupées, que les citoyens ont été les plus nombreux à signer les registres.

Toutefois, la ville la plus populeuse de tout l'Est du Québec, Rimouski, échappera au mouvement référendaire municipal. Dans les six anciennes municipalités regroupées qui forment maintenant la nouvelle ville de Rimouski, les citoyens furent peu nombreux à se rendre signer les registres.

Ainsi, sur le territoire de l'ancienne ville de Rimouski, 15 personnes ont signé le registre sur les 2 559 nécessaires alors que plus de 25 000 citoyens étaient habiles à signer. Au Mont-Lebel, où 276 personnes pouvaient signer, personne ne s'est manifesté. À Sainte-Blandine, le registre compte 10 signatures sur les 187 signatures requises.

À Rimouski-Est, une ville qui avait résisté aux offres de fusion, 8 citoyens seulement ont signé le registre alors qu'il fallait recueillir 170 signatures. Même chose à Pointe-au-Père, où seulement 35 citoyens ont demandé un référendum alors qu'il en fallait 321 pour l'obtenir. Finalement au village de Sainte-Odile-sur-Rimouski, 32 personnes ont signé le registre sur les 128 requis.

Référendum à Saint-Jean-Baptiste
À Mont-Joli, dans la MRC de la Mitis, les citoyens de l'ancienne municipalité de Saint-Jean-Baptiste, qui avaient résisté à la fusion, ont obtenu leur référendum.

Alors que 57 signatures étaient requises, 72 personnes se sont déplacées pour signer le registre. Cette ancienne municipalité, enclavée dans Mont-Joli, compte 563 électeurs. À Mont-Joli, seulement deux citoyens ont signé le registre.

Phare de Métis
Référendum à Métis-sur-Mer
Juste un peu plus à l'est au bord du fleuve, les citoyens de Métis-sur-Mer, mécontents du regroupement avec le village voisin des Boules, pourront se prononcer sur la pertinence de cette fusion forcée.

À Métis, où on retrouve la plus importante communauté anglophone du Bas-Saint-Laurent, il fallait 35 signatures au registre. Les défusionnistes en ont recueilli 39. Quelque 342 propriétaires non-résidents avaient le droit de signer le registre pour réclamer un référendum. Fait à noter, dans cette municipalité, aucun comité du oui ou du non n'a officiellement cherché à mobiliser les citoyens pour la défusion.

À Les Boules, 16 personnes ont signé le registre et il en aurait fallu vingt de plus pour la tenue d'un référendum. .

Deux référendums à Matane
La surprise sera venue du côté de Matane, où sans comité constitué, il y aura des référendums dans deux des quatre anciennes municipalités regroupées soit Saint-Luc et Petit-Matane.

À Petit-Matane, 194 citoyens ont signé le registre, ce qui dépasse largement les 117 signatures nécessaires. Dans ce village, un fort mouvement de mécontentement avait marqué la fusion de la municipalité avec Matane. Même chose, dans l'ancien village plus agricole de Saint-Luc où plusieurs personnes s'étaient montrées insatisfaites du regroupement avec la voisine, Matane. Avec 97 signatures recueillies sur les 72 nécessaires, les résidents pourront se prononcer sur l'avenir de leur ancienne municipalité.

Quant à l'ancienne municipalité de Saint-Jérôme-de-Matane, 50 citoyens ont signé les registres sur la centaine environ qui était nécessaire. Sur le territoire de l'ancienne ville de Matane, seulement 14 citoyens ont signé le registre et il en aurait fallu près d'un millier pour la tenue d'un référendum.

Rue Cap-aux-Meules
Deux référendums aux Îles-de-la-Madeleine
Les résidents des anciennes localités de Cap aux-Meules et Grosse Île iront en référendum le 20 juin pour décider du démembrement de la municipalité de Les-Îles-de la-Madeleine. Sans comité pro-défusion, 20 % des citoyens de l'ancienne municipalité de Cap-aux-Meules ont signé le registre, soit 279 personnes.

Les anglophones de Grosse-Île, de leur côté, ont signé le registre à plus de 35 %, soit 166 signatures. Si chacun de ces signataires vote pour la défusion, le 20 juin, Grosse-Île pourra défusionner.

Le président du Comité du Oui à la défusion de Grosse-Île, James Goodwin, entend demander, dès aujourd'hui, au ministre des Affaires municipales une étude nouvelle pertinente sur les coûts réels d'une défusion municipale qui toucherait deux municipalités sur les sept qui se sont regroupées pour former l'unique municipalité de l'Archipel.

Village de Gallix
Un seul référendum sur la Côte-Nord
Il y aura finalement un référendum à Gallix puisque 83 personnes, sur les 71 nécessaires, se sont rendues signer le registre. La fusion avec Sept-îles avait créé beaucoup de remous parmi les citoyens, certains même auraient préféré un regroupement avec l'autre voisine Port-Cartier.

À Sept-îles même, 311 personnes ont signé le registre, ce qui est loin des 1856 signatures requises. À Moisie, 58 personnes ont demandé la tenue d'un référendum, mais malheureusement, il aurait fallu que 186 personnes signent le registre.

À Port-Cartier, 6 personnes seulement ont signé le registre, ce qui est loin des 467 personnes nécessaires. A Rivière-Pentecôte aussi, on était loin du compte puisque 9 personnes se sont rendues signer alors qu'il aurait fallu atteindre le nombre de 67 signatures.




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