Accueil > Tous nos dossiers > L'industrie agricole en difficulté































Les graineries deviennent une commodité rare.

Les fermiers vont payer beaucoup plus cher pour leurs graineries.

Regardez le  reportage du téléjournal-Saskatchewan.

(Émission du 15 septembre 2004) Roland Poirier rêve d'une nouvelle grainerie. Mais le prix du métal grimpe en flèche, une graineries moyenne coûte déjà près de 10 000 dollars, et les revenus agricoles sont bas. Il a décidé, à regret, de s'en passer cette année.

Malheureusement, l'année prochaine risque d'être pire.

La Chine est en ébullition. Propulsée par un boom économique inégalé au cours des 10 dernières années, elle consomme à elle seule 36 % du métal produit à l'échelle de la planète. Les marchés mondiaux n'arrivent pas à fournir. Ceux qui peuvent se le permettre se dépêchent d'acheter les graineries tant convoitées, avant que les prix n'éclatent.

Dirk Lamotte a acheté 4 graineries cette année. Il explique qu'il s'agit d'un achat essentiel. Les nouveaux modèles en métal sont plus durables, et plus pratiques. Et l'ajout d'un entonnoir simplifie grandement la vie des fermiers. Les entonnoirs permettent également d'épargner la santé des fermiers. Les silos à plancher plat sont encore très communs, et il faut alors entrer à l'intérieur et pelleter les céréales. La poussière ainsi soulevée emplit les poumons, et cause de sérieux dommages.

Les graineries en métal nécessitent également moins d'entretien, et sont dotées de ventilateurs. Il s'agit donc d'un achat incontournable. Mais une augmentation de 40 % équivaut à payer 4 000 dollars de plus pour une grainerie qui se vend aujourd'hui 10 000 dollars. Et les fermiers en possèdent des dizaines. Et ça ne s'arrête pas là : le prix du métal fait également grimper le coût des outils et de la machinerie.

Même les pièces de remplacement vont coûter plus cher. Le métal influence tous les aspects de la vie à la ferme. Roland Poirier pratique ce métier depuis toujours, comme son père, mais il a parfois envie de baisser les bras.

Selon les experts, la situation peut s'étirer encore des années. En attendant, ceux qui ne peuvent s'en passer peuvent toujours se procurer des graineries usagées, où tout simplement faire appel à leur débrouillardise.





À consulter
  • L'industrie agricole en difficulté
  • Les graineries deviennent une commodité rare.
  • Le secteur des légumineuses est à risque.
  • Les fermiers doivent souvent jouer le coup de dés.

    Autres dossiers


    © 2004 Radio-Canada. Tous droits réservés.