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La beurrerie du patrimoine : une première en Estrie
Mise à jour le samedi 10 juillet 2004, 14 h 18 .


La beurrerie du patrimoine, inaugurée vendredi à Compton, est la première en Estrie parce que les agriculteurs ont plutôt tendance à ouvrir des fromageries. Autre facteur en cause : l'investissement nécessaire. Il faut compter en moyenne 250 000 $, une somme qui sert principalement à acheter l'équipement, comme le pasteurisateur.

Les propriétaires de la ferme Groleau ont décidé de tenter leur chance même s'ils pouvaient compter sur les revenus provenant de leurs 60 vaches et de leur érablière. La raison? Les visiteurs de la ferme, qui demandaient depuis un certain temps déjà, à acheter le beurre sur place. Diane Groleau, copropriétaire, ajoute qu'elle souhaitait également encourager ses trois garçons à reprendre l'exploitation de la ferme.

Le métier d'agriculteur n'est pas facile. Ces derniers travaillent de longues heures et les revenus sont maigres. « Le problème, en agriculture, c'est qu'on achète tous nos intrants aux prix du détail et on vend tous nos produits aux prix du gros. Il est là le problème : on n'est pas payé pour l'ouvrage qu'on fait. Et on travaille en moyenne 120 heures par semaine sur une entreprise agricole », explique Diane Groleau.

Selon Statistiques Canada, l'année 2003 a été la plus pénible pour les agriculteurs : leurs revenus ont été plus faibles que durant les 25 années précédentes. Il est donc devenu primordial pour les agriculteurs de transformer eux-mêmes leur matière première, une décision que les propriétaires de la ferme Groleau ont concrétisée mercredi.




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