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Est du Québec

Mise à jour le mardi 20 mai 2008 à 15 h 37
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Rivières Portneuf et Sault-aux-Cochons

Hydro-Québec a bien fait ses devoirs

La dérivation partielle des rivières Portneuf et Sault-aux-Cochons n'a pas eu les impacts anticipés par les opposants au projet. C'est du moins la conclusion de deux études dont les résultats ont été dévoilés par Hydro-Québec.

La rivière Sault-aux-Cochons

La rivière Sault-aux-Cochons

Hydro-Québec a modifié partiellement le cours des rivières Portneuf et Sault-aux-Cochons pour alimenter ses centrales Bersimis-1 et Bersimis-2 en 2003. De nombreuses voix s'étaient élevées contre le projet lors des consultations du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

La dérivation de la rivière Portneuf avait particulièrement été dénoncée. Le cours d'eau était reconnu comme un joyau pour le canotage. Les détracteurs du projet craignaient aussi la disparition de la truite mouchetée en raison de la diminution du débit d'eau.

Rien de tout cela ne s'est avéré, selon le porte-parole de la société d'État, Francis Bélisle. « À bien des endroits où on a créé de nouvelles frayères, l'habitat a été jugé adéquat et en plus les truites le fréquentent. [...] Pour la navigation, les principales mesures d'atténuation ont été de concentrer l'écoulement de l'eau », explique M. Bélisle.

Les opposants au projet reconnaissent la qualité du travail de la société d'État.

Guylaine Asselin, qui craignait entre autres pour la conservation du banc de sable de Portneuf-sur-Mer, admet qu'il y a eu plus de peur que de mal. « La dérivation ce n'est peut-être pas le facteur prédominant parce qu'au départ ce sont les barrages, mais ils ont fait quand même un travail qu'il faut souligner », indique Mme Asselin.

Le comité de suivi des travaux, mis sur pied en 2003, demeurera en place jusqu'en 2012.