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Le vol d'une plaque honorifique à Grand-Pré relance la controverse qui l'entourait
Mise à jour le vendredi 12 août 2005, 13 h 29 .


Le lieu historique national de Grand-Pré (archives)
Le Lieu historique national du Canada de Grand-Pré (archives)
La plaque honorifique « Une vision réalisée » a été installée dans le foyer du centre d'interprétation du Lieu historique national du Canada de Grand-Pré avant le 28 juillet. Cette plaque controversée vient tout juste d'être volée.

La première phrase écrite sur cette plaque débutait ainsi: « En 1998, la province de la Nouvelle-Écosse, avec l'aide financière de Parcs Canada, fit l'acquisition d'environ sept hectares de terre assemblés par M. Harold L. Medjuck. L'achat de ces terres allait enclencher l'aménagement du présent centre d'accueil et d'interprétation... »

« Ma réaction immédiate quand j'ai vu la plaque a été le dégoût », a lancé Beth Keech, une résidente de Grand-Pré.

La controverse entourant la plaque vient du fait que M. Medjuck, un homme d'affaires de Toronto, a donné beaucoup d'inquiétude à ceux qui ont à coeur le Lieu historique national de Grand-Pré avant de vendre (en réalisant un profit) le terrain sur lequel il avait tenté en vain d'entreprendre un projet de village historique acadien.

Cette plaque offusque aussi l'ancien secrétaire général de la Société nationale de l'Acadie, René Légère. « Jamais je n'accepterai qu'on honore une personne qui a essayé de profiter d'une situation et du peuple acadien », a-t-il déclaré.

« Avant de recevoir une plaque, il faut que tu donnes quelque chose à la communauté, mais M. Medjuck n'a rien donné », a jouté Gaston Chagnon, membre de la Société Promotion Grand-Pré.

Claude DeGrâce, porte-parole de Parcs Canada, a expliqué que la plaque respecte une entente verbale conclue avec Harold Medjuck lorsqu'il a vendu le terrain en question. « Combien il a fait de profit, ce n'est pas important. Je pense que la question importante c'est que l'achat des terres était une bonne chose à l'époque », a-t-il indiqué.

L'historienne Barbara LeBlanc a déploré que cela créât un précédent: « Maintenant, est-ce que chaque personne au Canada qui a vendu une terre au parc va venir dire qu'elle veut une plaque? »

Les opposants se préparent à demander l'intervention d'Ottawa pour empêcher Parcs Canada de remplacer cette plaque.




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