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Émeute de 2003 à Shippagan : des pêcheurs autochtones font appel aux tribunaux
Mise à jour le mercredi 27 juillet 2005, 10 h 41 .


Bateau
Bateau incendié à Shippagan le 3 mai 2003 (archives).
Les Pêcheries Belle-Île réclament aux autochtones d'Elsipogtog la somme de 127 000 $. Cette entreprise affirme qu'elle avait un contrat pour l'achat des prises de crabes des neiges des pêcheurs autochtones en vue de la saison 2003.

Les Pêcheries Belle-Île prétendent avoir été avisées quelques jours seulement avant le début de la saison de pêche que les pêcheurs autochtones ne respecteraient pas l'entente et qu'ils vendraient leur crabe à une autre entreprise.

L'avocat qui représente les Pêcheries Belle-Île, Marc Guignard, est très surpris que des pêcheurs d'Elsipogtog répliquent avec une poursuite au lieu de payer leur dette.

« On trouve que ça relève pratiquement du ridicule et de plus, il y a certains noms qui ont été allégués dans cette poursuite-là, ce ne sont même plus des gens qui sont associés ou qui n'ont jamais été associés dans le passé à Pêcheries Belle-Île », a déclaré Me Guignard.

En plus de dirigeants, d'actionnaires et d'employés des Pêcheries Belle-Île, la réserve autochtone pointe du doigt le député-ministre Paul Robichaud ainsi que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour l'incendie de son bateau.

Selon Cleveland Allaby, le conseiller juridique d'Elsipogtog, le bateau n'aurait pas été incendié si la GRC n'avait pas empêché des pêcheurs autochtones de le déplacer pendant que le feu faisait rage ailleurs sur le quai.

Le 3 mai 2003, à Shppagan, des manifestants en colère ont incendié une usine de transformation, un entrepôt et quatre bateaux de pêche. Plus de deux ans après ces événements, aucune accusation n'a encore été déposée par le ministère de la Justice du Nouveau-Brunswick.




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