Accueil > Nouvelles































La population de Caraquet veut maintenir la poursuite contre le gouvernement
Mise à jour le mardi 7 juin 2005, 17 h 22 .


Assemblée
La réunion de lundi soir
Environ 800 personnes se sont réunies lundi soir au Carrefour de la Mer, à Caraquet, à la demande du comité SOS Hôpital. Les gens voulaient en savoir un peu plus sur la supposée entente de principe annoncée la semaine dernière.

Selon cette entente de principe conclue par le négociateur de la province, Paul Robichaud, et le président de la Chambre de commerce de Caraquet, Claude L'Espérance, certains services de santé pourraient être offerts à Caraquet à condition que la poursuite intentée contre le gouvernement soit abandonnée.

« Malgré les menaces et le chantage des ministres Robichaud, il faut demeurer debout », a lancé Fernand Rioux, un citoyen engagé dans la poursuite judiciaire en compagnie, notamment, de la Ville de Caraquet. Cette déclaration a été suivie de la première ovation de la soirée.

En vertu du plan de santé du gouvernement provincial, l'hôpital L'Enfant-Jésus de Caraquet a été transformé en centre de santé communautaire le 1er avril dernier. L'institution a perdu, entre autres, tous ses lits et son service d'urgence. La poursuite vise à obliger le gouvernement à revenir sur cette décision.

Au cours de la réunion, une citoyenne, Renée Blanchar, a demandé aux participants de signaler leur volonté de maintenir la poursuite. Une grande partie des gens présents a levé la main à la suite de cette question.

Centre de santé
Le centre de santé communautaire de Caraquet
Au cours des derniers jours, le gouvernement a laissé savoir qu'il était prêt à ajouter des services de santé à Caraquet, à la condition que les opposants laissent tomber leur poursuite. Cette façon de négocier irrite Camille Thériault, un autre résident de la région de Caraquet.

M. Thériault s'en est pris au ministre de la Santé, Elvy Robichaud. « On a une poursuite contre lui et on voit que ça commence à lui faire mal. Donc, il ne faut pas lâcher parce qu'il ne réagirait pas comme ça. Il essaye de nous acheter », a lancé M. Thériault.

Le maire Antoine Landry a précisé, au grand plaisir de la foule, qu'il n'était pas prêt à abandonner la poursuite judiciaire. Selon lui, l'essentiel demeure le retour du service d'urgence 24 heures à Caraquet. « Si on n'obtient pas ça, oubliez d'enlever la poursuite », a-t-il déclaré.

Le retour du service d'urgence est, entre autres, ce que réclamera un groupe de manifestants à Fredericton jeudi.

Les négociations sont terminées, selon Elvy Robichaud

Elvy Robichaud
Elvy Robichaud
Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick n'est pas surpris de la réaction des gens de Caraquet. Il affirme maintenant que le centre de santé n'obtiendra pas d'autres services et que les négociations sont terminées.

« Je pense qu'on a essayé à plusieurs reprises et à toutes les fois on a la même réaction. En quelques journées, des gens qui semblaient être favorables du moins à une discussion, changent d'avis. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas essayé. Pour moi, ça arrête là. Il est temps de mettre les choses en place tel qu'il était prévu dans le plan », a déclaré Elvy Robichaud.

Démission de Claude L'Espérance

Claude L'Espérance
Claude L'Espérance
Claude L'Espérance, l'un des principaux négociateurs pour la ville de Caraquet, a annoncé sa démission. Il avait le mandat d'améliorer les services au centre de santé communautaire.

M. L'Espérance a indiqué qu'il avait convaincu la province que le centre resterait ouvert 24 heures par jour, que des médecins y serait présents 16 heures par jour et que des infirmières seraient présentent le reste du temps.

« C'était de loin le mieux qu'on aurait pu aller chercher et j'invite les détracteurs de faire mieux », a déclaré M. L'Espérance. « Je pense que les détracteurs sont très capables d'influencer les décideurs. L'intimidation a été utilisée, il n'y a aucun doute », a-t-il ajouté.

Antoine Landry demeure optimiste

Antoine Landry
Antoine Landry
Le maire Landry ne s'inquiète pas trop des derniers commentaires du ministre de la Santé. « C'est un choc sur le moment, mais on ne s'arrête pas là. Nous allons quand même continuer les pourparlers », a-t-il affirmé.

M. Landry estime qu'il y a eu trop de commentaires dans cette affaire jusqu'à présent et pas assez de négociations. Il a ajouté que cela fait un mois qu'il négocie pour améliorer les services au centre de santé communautaire. Il pense qu'un accord est possible et il n'a pas l'intention de lâcher prise.




Autres nouvelles régionales >>>

Toutes les nouvelles nationales et internationales >>>


© Radio-Canada. Tous droits réservés.