Accueil > Nouvelles































Émeute à Shippagan : deux ans plus tard, aucune accusation n'a été portée
Mise à jour le mercredi 4 mai 2005, 13 h 04 .


Bateau
Bateau incendié à Shippagan le 3 mai 2003 (archives).
Les incendies du 3 mai 2003 resteront gravés longtemps dans la mémoire des citoyens de Shippagan. Des manifestants en colère ont bouté le feu à une usine de transformation, à un entrepôt et à quatre bateaux de pêche appartenant à des autochtones. Ces derniers devaient fournir du crabe à l'usine en question. Environ 350 personnes ont alors perdu leur emploi.

Deux ans après cet événement, les citoyens sont toujours amers lorsqu'ils passent devant les ruines de l'entreprise incendiée, car les coupables courent toujours.

Le directeur de la Chambre de commerce de Shippagan, Mérele DeGrâce, affirme que les événements de mai 2003 nuisent encore aujourd'hui aux affaires et à l'image de la ville. L'organisme demande des explications à la Gendarmerie royale du Canada.

« Depuis le feu, on voit quoi? Les industries ont peur de venir s'installer à Shippagan ou elles craignent voyant que personne n'a été accusé encore de quoi que ce soit. Ça traîne et ce n'est pas bon pour toute la population », a affirmé M. DeGrâce.

Le maire de Shippagan, Jonathan Roch Noël, lui-même avocat, comprend la complexité du processus judiciaire. Il souhaite aussi que des accusations criminelles soient bientôt déposées. La municipalité fait face à une poursuite au civil de 25 millions de dollars, intentée par les propriétaires de l'usine incendiée.

« Plus tôt il y aura des accusations, plus tôt probablement il y aura des gens qui seront mis en cause au niveau civil également. Peut-être qu'à ce moment-là, on déterminera que la Ville n'est pas responsable », a indiqué M. Roch Noël.

Le dossier est entre les mains des procureurs de la Couronne depuis quatre mois. Les deux dernières années ont semblé bien longues pour Mérele DeGrâce. Il se demande si la province a fait le nécessaire pour accélérer le dépôt d'accusation. « C'est douloureux de voir qu'il y a rien de fait, qu'il n'y a rien qui bouge. Du côté du gouvernement, tu n'entends rien du tout », a-t-il ajouté.

Extrait vidéoSophie Desautels fait le point sur l'enquête des policiers





Autres nouvelles régionales >>>

Toutes les nouvelles nationales et internationales >>>


© Radio-Canada. Tous droits réservés.