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Image : Le chien Céleri lève le museau sous le regard de sa propriétaire Michèle Nicole Provencher.

Votre chien file le parfait bonheur ces temps-ci, puisque vous êtes toujours à ses côtés, en confinement avec lui. Mais comment réagira-t-il lorsque la « vie normale » reprendra son cours? De nombreux chiens souffrent déjà d'anxiété de séparation, et des vétérinaires leur prescrivent désormais des antidépresseurs. Car comme l'être humain, son meilleur ami n'est pas infaillible psychologiquement.

Texte et photos | Denis Wong

* La majorité des entrevues de ce reportage ont été réalisées avant le confinement.

« Mes patients qui souffraient d’anxiété de séparation et qui étaient traités vont tous super bien en ce moment », raconte la médecin vétérinaire Marion Desmarchelier. Spécialisée en comportement animalier, elle dit être très occupée pendant cette pandémie parce que la situation lui permet de prendre plus de rendez-vous en télémédecine. Alors qu’un déconfinement est en branle au Québec, la Dre Desmarchelier estime que certains chiens risquent de vivre un choc, eux qui profitaient de l’omniprésence de leur maître.

« Les chiens qui souffrent d’anxiété de séparation ont plus de difficulté avec les périodes de changements de routine, explique-t-elle. Mais si du jour au lendemain, on retourne travailler sans transition et qu’on les laisse seuls sans traitement approprié, c’est certain qu’ils vont mal le vivre. »

Ce sera peut-être le cas de Céleri, qui souffrait d’anxiété à une certaine époque. La femelle de six ans, moitié greyhound et moitié chihuahua, ne supportait pas la solitude quand sa propriétaire la quittait pour aller travailler.

« Ma voisine me disait que Céleri jappait sans arrêt quand je n’étais pas là, explique Michèle Nicole Provencher. J’ai essayé plusieurs traitements : des produits naturels comme la lavande, beaucoup d’exercice pour qu’elle soit moins anxieuse, etc. Mais je ne m’attendais pas à autant de troubles. »

À court de solutions, celle qui est conceptrice-rédactrice a discuté de la piste des antidépresseurs avec sa vétérinaire de longue date. Celle-ci a prescrit des psychotropes à son chien.

Pendant un an, Céleri a pris des capsules de clomipramine, connue sous l’appellation Clomicalm, un médicament pour chien homologué au Canada qui sert à traiter l’anxiété de séparation. L'antidépresseur coûtant une cinquantaine de dollars par mois en ligne a eu des effets positifs pendant quelque temps, mais les bénéfices se sont estompés graduellement, si bien que Michèle Nicole a dû improviser une autre solution. Elle a finalement réussi à calmer Céleri en l’installant dans une pièce fermée, avec son lit et de la musique en trame de fond.

« La raison pour laquelle j’ai essayé le Clomicalm, c’est que pour moi, tu dois faire tout ce que tu peux avant de te débarrasser de ton chien, explique Michèle Nicole Provencher. Je n’allais pas la retourner à la SPCA. Céleri s’est déjà retrouvée deux fois là-bas. C’est pas une robe, tu ne rapportes pas ton chien à la SPCA pour t’attacher à un nouvel animal. »

Le cas de Céleri illustre un phénomène qui prend de l’ampleur dans le milieu vétérinaire, selon la Dre Caroline Kilsdonk, présidente de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec (OMVQ).

« On parle dans certains cas d’une utilisation continue et pas seulement d’une utilisation ponctuelle liée à un événement comme un transport en avion, par exemple », précise-t-elle.

Michèle Nicole Provencher donne un bisou à son chien Céleri.
Pendant un an, Céleri a pris des capsules de Clomicalm, un médicament pour chien homologué au Canada.Photo : Radio-Canada / Denis Wong

Votre chien fait-il de l’anxiété?

Les propriétaires d’animaux domestiques n’ont jamais déboursé autant d’argent pour le bien-être de leurs petites bêtes. Selon Statistique Canada, les dépenses moyennes par ménage au pays sont passées de 482 à 631 $ par année, entre 2010 et 2017. Une part importante de cette augmentation est allée aux soins vétérinaires et autres services animaliers.

Aux États-Unis, une étude de 2017 (Nouvelle fenêtre) publiée par la firme de recherche Packaged Facts conclut que 8 % des propriétaires de chiens et 6 % des propriétaires de chats auraient donné des antidépresseurs à leur animal de compagnie l’année qui a précédé. Ces chiffres laissent sous-entendre qu’au sud de la frontière, des millions d’animaux seraient médicamentés pour calmer leur anxiété ou une autre forme de maladie mentale.

« Il y a beaucoup d’indices de troubles d’anxiété, particulièrement chez les chiens », explique Georgia Mason, biologiste et professeure spécialisée en santé animale à l’Université de Guelph, en Ontario. La Dre Mason étudie notamment la capacité physiologique des animaux à s’adapter à la captivité.

« Ces chiens peuvent devenir très réactifs aux stimuli. Ils sont dans un état d’alerte constant, ou encore très affectés quand ils sont laissés à eux-mêmes, ajoute-t-elle. Les facteurs de risque incluent la génétique, l’âge et potentiellement un environnement malsain tel qu’une usine à chiots, quoique ce dernier point est encore controversé. »

Le chien Céleri baille et sa propriétaire Michèle Nicole Provencher l'imite.
Céleri et sa propriétaire Michèle Nicole Provencher partagent manifestement une belle complicité.Photo : Radio-Canada / Denis Wong

Des chercheurs en Finlande ont récemment mené une étude auprès de 14 000 chiens domestiques de différentes races afin d’évaluer le niveau d’anxiété chez ces animaux. Dans cette étude, parue dans le journal Scientific Reports (Nouvelle fenêtre), on estime que les trois quarts de l’échantillon présentaient un « comportement hautement problématique » dans l’une ou l’autre des catégories de symptômes étudiées. Beaucoup de chiens souffraient de plusieurs troubles à la fois, tels que la sensibilité au bruit, la peur, la compulsion ou l’agression.

Ce type d’études est de plus en plus fréquent alors qu’il n’y a pas si longtemps, on se demandait encore si les animaux pouvaient ressentir la douleur. D’ailleurs, ce n’est qu’en 2015 que le statut juridique d’un animal au Québec est passé d’un « bien meuble » à celui d’un « être doué de sensibilité ». En corollaire de cet éveil collectif, la pratique vétérinaire a évolué à grande vitesse. Désormais, les antidépresseurs tels que le Prozac font partie de l’arsenal thérapeutique des professionnels et professionnelles.

« Dans les cinq dernières années, j’ai changé énormément ma pratique, explique la Dre Marion Desmarchelier. [Les antidépresseurs] sont des médicaments qui existaient déjà, mais qu’on n’avait jamais pensé tester, alors qu’on les utilise maintenant presque tous les jours. »

La Dre Marion Desmarchelier écoute attentivement la propriétaire du chien qu'elle reçoit en consultation.
La Dre Marion Desmarchelier affirme avoir changé énormément sa pratique vétérinaire depuis cinq ans.Photo : Radio-Canada / Denis Wong

Être spécialisé en comportement animalier

Marion Desmarchelier est diplômée du Collège américain des médecins comportementalistes, l’American College of Veterinary Behaviorists (ACVB). Il n’y a qu’une poignée de médecins au Québec à avoir complété cette spécialisation de l’institution reconnue par l’American Veterinary Medical Association (AVMA). En plus de leur formation normale, ces vétérinaires doivent se conformer à des exigences strictes, telles qu’une période de pratique de trois ans sous la supervision d’un ou une spécialiste en comportement.

« Si on prend l’exemple des enfants, il y a des éducatrices spécialisées qui peuvent être super bonnes avec eux, détaille la médecin vétérinaire, mais quand il y a des problèmes, on va voir un psychologue. Et quand il y a des gros problèmes, on va voir un psychiatre. Nous, on est les psychiatres [des animaux]. »

Au Centre hospitalier universitaire vétérinaire (CHUV), situé à Saint-Hyacinthe, où elle pratique et enseigne, la Dre Marion Desmarchelier traite des cas extrêmes, presque toujours des références de généralistes qui sont à court de réponses. Pour aider à réhabiliter des cas qui auraient autrefois mené à l’euthanasie, elle prescrit régulièrement des antidépresseurs après une analyse rigoureuse des symptômes de l’animal (agressivité, crises de panique, jappements excessifs, comportement destructeur, etc.). Elle débute toujours par une dose minime afin d’évaluer les résultats progressivement.

« À la Faculté, on sait que le nombre de cas et que la demande sont en augmentation constante, dit-elle. Il y a dix ans, on devait prendre des chiens d’étudiants parce qu’on n’avait pas assez de cas pour enseigner. Aujourd'hui, il y a des listes d'attente pour nous rencontrer. Avant, il n’y avait qu’un comportementaliste au Québec; maintenant, on est cinq et tout le monde est débordé. »

La propriétaire de Nemo, une étudiante du CHUV et la Dre Marion Desmarchelier discutent dans une salle.
Nemo avait une peur bleue des camions et la vétérinaire Marion Desmarchelier lui a prescrit des antidépresseurs.Photo : Radio-Canada / Denis Wong

Aujourd’hui, la spécialiste se penche sur le dossier de Nemo, un mâle qu’elle suit depuis deux ans et dont l’âge est inconnu puisqu’il provient d’une perquisition du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ). Après l’avoir adopté, sa propriétaire, Kathleen Benoit, a constaté qu’il faisait de l’anxiété de séparation et qu’il avait une peur bleue des camions, au point de se blesser pendant ses crises de panique.

Elle lui a administré le médicament Clomicalm deux fois par jour et Nemo a aujourd’hui cessé de hurler au loup lorsque Kathleen part pour la journée. Mais son chien a depuis développé une phobie des espaces extérieurs qu’il ne connaît pas, alors elle poursuit le traitement des antidépresseurs.

« Pour ce qui est des camions et des autobus, Dre Desmarchelier m’a donné un plan complet de thérapie comportementale à faire avec la médication, explique celle qui est également étudiante au CHUV. Ce sont des choses que je n’aurais pas pu faire sans la médication avant parce qu’il ne m’écoutait juste pas. Si je lui demandais de s’asseoir, si je lui proposais des gâteries, il n’en voulait juste pas. »

C’est que les antidépresseurs seuls ne sont pas une bonne idée, selon Marion Desmarchelier. Il est important, voire impératif, de les combiner avec une thérapie comportementale ou carrément un changement d’environnement lorsque nécessaire. Selon elle, les antidépresseurs servent à calmer le chien pour mieux l’entraîner à faire face à des situations stressantes.

Éthiquement, le recours à ces médicaments ne doit pas devenir une solution à un autre problème. Par exemple, si un chien est considéré comme dangereux ou s’il fait de l’agression de prédation et qu’il cherche à tuer un autre animal, l’euthanasie reste encore l’option à privilégier. Si un chien provient d’une race qui a un grand besoin d’exercice ou de stimulation, lui donner des médicaments pour qu’il reste tranquille dans une cage toute la journée est discutable.

« Ce n’est pas parce qu’on lui donne des antidépresseurs qu’on ne s’occupe pas du reste », résume Caroline Kilsdonk, la présidente de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec (OMVQ).

Nemo regarde la main de sa propriétaire qui lui présente une gâterie.
Selon Marion Desmarchelier, il est important de combiner les antidépresseurs avec une thérapie comportementale.Photo : Radio-Canada / Denis Wong

Prozac, Xanax

Légalement, les vétérinaires ont le droit de prescrire des antidépresseurs à des animaux domestiques, bien qu’elles et ils ne soient pas tous spécialisés comme les comportementalistes. Cela dit, plusieurs ont reçu leur formation bien avant l’apparition de ces médicaments dans leur pratique. Il est donc de leur responsabilité déontologique d’être compétentes et compétents pour les actes posés, ce qui est possible à travers les formations continues offertes par leur ordre professionnel.

« La formation des vétérinaires à ce sujet est récente, alors il y a encore beaucoup de vétérinaires qui ne sont pas à l’aise avec ces médicaments, explique Marion Desmarchelier. Ils peuvent prescrire celui qui est homologué [le médicament Clomicalm], mais pour les autres, ils ne sont pas à l’aise. D’ici 10, 15, 20 ans, le temps qu’on forme les nouvelles cohortes de vétérinaires, il y a beaucoup de patients qui vont être mieux traités par les généralistes. »

En plus du Clomicalm, les vétérinaires peuvent prescrire des médicaments normalement destinés aux êtres humains, comme le Prozac. Selon le code de déontologie de l’OMVQ, les vétérinaires peuvent « prescrire, vendre, fournir ou administrer » ce qu’ils ou elles désirent à un animal, « pourvu qu’il s’agisse de médicaments approuvés par l’Agence canadienne d’inspection des aliments pour les biologiques, ou par Santé Canada pour les autres médicaments ».

Nemo renifle une gâterie que lui propose sa propriétaire.
Auparavant, Kathleen Benoit était incapable de communiquer avec Nemo lorsque celui-ci faisait une crise de panique.Photo : Radio-Canada / Denis Wong

Les résultats en clinique sont encourageants dans de nombreux cas, notamment lorsqu’il s’agit d’anxiété et de troubles obsessifs-compulsifs. Mais les effets à long terme des antidépresseurs sur les animaux domestiques sont mal documentés. Des anxiolytiques comme le Xanax, qui présentent un risque de dépendance chez l’être humain, sont parfois administrés aux animaux.

Pour leur part, les antidépresseurs ne créent pas de dépendance au sens propre du terme, mais il existe des effets secondaires : maux de tête, hypersomnie ou insomnie, maux d’estomac, etc. Ces symptômes ne sont pas aisément identifiables chez un chien, qui n’a pas la même capacité d’exprimer son inconfort.

« Les études [sur les animaux] que j’ai vues ne creusent pas la question des effets secondaires en profondeur, explique Georgia Mason, professeure spécialisée en santé animale à l’Université de Guelph. Elles se concentrent surtout sur le traitement d’une maladie en particulier, alors elles sont souvent assez optimistes. Il y a toujours une partie de moi qui se dit : “Peut-être que le chien a cessé de courir en cercles parce qu’il est très endormi ou qu’il a mal à l’estomac.” »

Michèle Nicole Provencher promène son chien Céleri dans une rue de Montréal.
Michèle Nicole Provencher se questionnait sur les effets secondaires des antidépresseurs sur son chien Céleri.Photo : Radio-Canada / Denis Wong

En plus du coût que Michèle Nicole Provencher considère élevé, cette zone grise est l’une des raisons pour lesquelles elle a finalement arrêté de donner le médicament Clomicalm à Céleri.

« Tu ne sais pas ce que ça fait à ton chien, souligne-t-elle. Tu ne connais pas les effets secondaires à long terme. Je ne voulais pas la médicamenter juste pour la médicamenter, et de toute façon, le problème était résolu d’une autre manière. »

Pour sa part, Kathleen Benoit a vu des bénéfices marqués et estime que les médicaments ont permis à Nemo de progresser. Elle a pu enseigner de nouveaux réflexes à son chien et y faire appel lorsque des situations anxiogènes se présentent.

« Pour la médication, j’avais peur que ça modifie son attitude, son tempérament, ou que ça l’endorme, dit-elle. Mais pas du tout finalement. C’est juste beaucoup plus facile d’avoir des interactions avec lui. »

Selon la Dre Marion Desmarchelier, il n’existe presque aucun effet secondaire à long terme, mais certains chiens peuvent se montrer sensibles à une médication particulière. Cela peut se manifester par une augmentation de l’anxiété (l’inverse de l’effet escompté), une sédation, des vomissements, une augmentation de la soif ou une baisse d’appétit. La plupart de ces effets disparaîtront en quelques jours, sans quoi la spécialiste en comportement animalier explique qu’elle changera la molécule administrée à l’animal.

« C’est pas noir ou blanc, le comportement. On le sait. Chez l’humain, si on a une dépression, ce n’est pas parce qu’on prend un médicament qu’on va mieux. C’est un processus, mais c’est un processus qui peut être grandement aidé par les antidépresseurs », estime la médecin vétérinaire.

Nemo fixe la caméra avec curiosité en levant son oreille gauche.
Aujourd’hui, la communauté scientifique s’entend pour dire que les animaux vivent des émotions réelles.Photo : Radio-Canada / Denis Wong

Conscience et raisonnement

Est-ce que les animaux peuvent ressentir les mêmes choses que les êtres humains? Cette question anthropomorphique nous a toujours fasciné. Pendant l’Antiquité, Aristote soutenait déjà que seul l’être humain possédait la raison. Au 17e siècle, René Descartes comparait quant à lui les animaux à des machines dénuées de conscience. Aujourd’hui, la communauté scientifique s’entend pour dire que les animaux ont la capacité de raisonner et qu’ils vivent des émotions réelles.

Les progrès importants en imagerie par résonance magnétique (IRM) ont offert aux neuroscientifiques un accès inédit aux cerveaux des animaux. De nombreuses similitudes entre les cerveaux humains et canins ont été démontrées, ce qui explique la prescription des mêmes médicaments aux deux espèces.

Pour le moment, il n’existe aucune étude rétrospective ni aucun sondage exhaustif concernant l’utilisation des antidépresseurs chez les animaux domestiques au Québec. Cela inclut les données sur les prescriptions et le nombre de demandes de consultations avec des spécialistes. Mais ce qui est certain, c’est que la pratique vétérinaire change très vite.

« Je ne suis ni complètement critique ni complètement à la défense de ce phénomène, dit la Dre Caroline Kilsdonk. Il y a toutes sortes de considérations complexes. »

Selon la présidente de l’OMVQ, l’utilisation des antidépresseurs chez les animaux coïncide avec une prise de conscience collective qui s’est accélérée au fil des dernières années, comme peut en témoigner l’émergence du mouvement végane. En soi, le fait de parler de maladie mentale chez l’animal est assez remarquable, alors qu’il existe encore beaucoup de mythes et de préjugés par rapport à ces maladies chez l’être humain.

« Avant, on pensait qu’un chien agressif devait juste être euthanasié, affirme la Dre Marion Desmarchelier. Pendant longtemps, les vétérinaires étaient juste des médecins de vie ou de mort, de douleur ou de pas de douleur. Maintenant, je pense qu’on comprend qu’on peut aider les chiens peureux ou agressifs, qu’on pense à leur qualité de vie. »

Quand on sait que les troubles de comportement sont la cause principale des abandons et des cas d’euthanasie chez les animaux domestiques, ces percées dans la médecine vétérinaire auront des répercussions encore insoupçonnées pour les Céleri et les Nemo de ce monde.

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