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Image : Une fille en train de prendre un égoportrait assise sur une aubergine géante.

Texte : Marie-Ève DuSablon | Illustrations : Sophie Leclerc

Quand recevoir des photos de pénis et consommer de la pornographie est de plus en plus fréquent, qu'une baise d'un soir se magasine en un clic, que les ITSS deviennent banales ou que la performance et l’accumulation de partenaires prend le dessus sur le plaisir, vivre une sexualité saine peut s'avérer complexe pour certains jeunes nés au tournant du millénaire, après les années sida (et maintenant la COVID). Plongée dans l'univers d'une génération qui a appris à faire l'amour sur Internet et doit se dépatouiller avec le concept de consentement une fois à l’âge adulte.

***

Ce contenu présente un langage cru qui pourrait heurter la sensibilité de certaines personnes. Nous préférons vous en avertir.

J’ai récemment appris en lisant un livre sur l'anatomie féminine que mon clitoris pouvait mesurer entre 10 et 13 cm de long. Dans moi? Ça ressemble vraiment à ça? La surprise, toi!

Comment ça se fait qu’à 27 ans je ne connaisse toujours pas ma propre anatomie?

Oui, quand j’étais au secondaire, j’ai appris à enfiler un condom sur un concombre pendant un cours d’éducation sexuelle. Ça m’a fait rire, et mes amis aussi.

Oui, j’ai vu les affiches d’images microscopiques de la syphilis, de la gonorrhée ou de la chlamydia dans les corridors de l’école. Je les regardais en flânant, entre deux cours, avec un petit sentiment de dégoût. Je les regardais surtout sans vraiment me sentir concernée, ni en danger.

Quelques enseignants m’ont parlé de prévention avant d’avoir une relation sexuelle, du fameux après et de ses conséquences. Mais mon plaisir, lui? Mon consentement? Mes préférences? Mon clitoris!

Tout ça pour dire que le pendant, je n’en ai jamais vraiment entendu parler. C’est l’éternel oublié.

La faute à qui? Mes parents? L'école? La pornographie? Les médias sociaux?

Suis-je la seule à me poser ces questions-là?

J’ai donc voulu en savoir plus sur la sexualité des jeunes adultes, de ceux et celles qui sortent de l’adolescence.

Entre les dick pics, le mouvement #MoiAussi, le droit à l'avortement remis en question par certains groupes et politiciens, la vague de dénonciations, l’explosion des ITSS, notre rapport à la sexualité a-t-il tant changé depuis l’époque des baby-boomers?

En novembre 2019, j’ai parlé avec quatre jeunes de différents horizons : Adeline Guédegbé, 21 ans, originaire du Sénégal; Clara Caudrelier, 21 ans, née en France et immigrée au Québec à l'âge de 4 ans; Mathieu Turbide, 19 ans, de Gatineau; et Francesco MacAllister-Caruso, 23 ans, originaire de Hawkesbury. La COVID-19 a retardé la publication de leurs réflexions et confidences, qui demeurent aujourd’hui tout aussi pertinentes, sinon plus.

Évidemment, ce n'est pas une étude scientifique, mais une discussion simple, ouverte et sans tabou avec un échantillon de la jeunesse d'aujourd'hui.

De la libération sexuelle à Pornhub; 10 juin 1960 : La pilule;
Années 60 et 70 : Peace & love; 1988 : Décriminalisation de l’avortement au Canada; Années 80et début 90 : Années SIDA; Années 90 : Naissance d'Adeline, Clara, Mathieu et Francesco; 2007 : Date de création de Pornhub.

Le sida a mis un frein, dans les années 80, à la révolution sexuelle qui avait émergé pendant les années 60. Aujourd’hui, les jeunes sont pris entre ces deux pôles.

Diane Pacom, sociologue
Image : Texte alternatif
Photo: Légende  Crédit: Radio-Canada / Sophie Leclerc

L’ÉDUCATION SUR LE SEXE À L'ÈRE DU NUMÉRIQUE 🍆💦💦

L’ÉDUCATION SUR LE SEXE À L'ÈRE DU NUMÉRIQUE 🍆💦💦

Je ne suis pas le genre de fille qui va fouiller sur Internet. Comment on fait ça? Comment on embrasse? Wikihow. J’ai juste fait : “Tu verras, les autres me l'apprendront sur le tas.”

Clara

Clara, Adeline, Mathieu et Francesco ont beau entretenir de très bonnes relations avec leurs parents, ce n’est pas vers eux qu'ils ont eu le réflexe de se tourner à la table au souper lorsqu’ils ont voulu savoir comment pratiquer un cunnilingus ou une fellation.

Ils avaient envie de développer leurs propres intimité et sexualité sans avoir l’impression d’entendre la voix et les conseils de leur mère ou de leur père pendant l’acte.

Leurs parents ont pourtant été présents pour leur donner les notions de base : la protection, la contraception, le consentement, les ITSS, la grossesse. Malgré ça, le pendant est demeuré le grand oublié, encore une fois.

Les quatre jeunes adultes sont aussi unanimes sur un point : les quelques cours d’éducation sexuelle reçus à l’école ne leur ont pas appris grand-chose.

Adeline se considère cependant chanceuse. C’est la seule du lot à avoir eu une enseignante (de français!) qui a décidé de parler de sexualité librement en classe, même si ça ne faisait pas partie de son curriculum.

Elle a dit : “OK. Aujourd’hui, vous pouvez me poser toutes les questions possibles sur le sexe, sur sa logistique.” Elle a pédalé, vraiment en détail, sur l’anatomie. Au début, c’était un peu akward en classe. Personne ne s’attendait que ce soit aussi raw. Mais à la fin, ça m’a vraiment appris beaucoup de choses. On a eu des conversations sur le cunnilingus, confie-t-elle.

Le manque d’éducation sexuelle dans les écoles, tant du côté du Québec que du côté de l’Ontario, et la petite gêne que nos quatre jeunes adultes se gardent avec leurs parents ont fait en sorte que le web est devenu un élément important, pour ne pas dire fondamental, dans leur apprentissage sexuel.

Les forums, les réseaux sociaux et, évidemment, la pornographie ont façonné l'image qu'ils se sont faite de la sexualité.

Et pas juste de l’acte en tant que tel, mais aussi du corps de l’autre, qui demeurait presque aussi mystérieux que le secret de la Caramilk.

Image : Mathieu Turbide est debout et souriant.
Photo: Mathieu Turbide  Crédit: Radio-Canada

L’anatomie féminine [...], je l’ai apprise quand j’ai pris un cours de soin infirmier dans ma première session [au Cégep].

Mathieu

Dans le cas de Francesco, qui se définit comme queer, les relations entre deux hommes n'étaient tout simplement pas abordées à l'école. Son adolescence s’est avérée une période de confusion totale.

On en a parlé super brièvement dans mon cours, à l’école, juste pour mentionner qu’il y a des gens qui existent qui sont gais. Pour le reste, c’était vraiment [à moi] de le découvrir ou d’en discuter avec mes amis. Mais encore là, je pouvais juste en discuter jusqu’à un certain point, parce qu’ils avaient reçu la même éducation sexuelle que moi, raconte-t-il.

Alors, leur première fois, ça a ressemblé à quoi?

Image : Texte alternatif
Photo: Légende  Crédit: Radio-Canada / Sophie Leclerc

LA PERFORMANCE PORNSTAR 👀💻🍑

LA PERFORMANCE PORNSTAR 👀💻🍑

Le gars débande jamais, la fille est toujours wet.

Adeline

Plus de 42 milliards! C’est le nombre de visites enregistrées sur le site Pornhub en 2019 pour y visionner les millions de contenus disponibles. C’est l’équivalent de 115 millions de visites par jour.

Le Canada se classe d’ailleurs quatrième dans le palmarès des pays consommateurs. Toujours selon les statistiques compilées par le site, 48 % d’entre eux ont entre 18 et 34 ans.

La pornographie n’est évidemment pas née d’hier, mais elle n’a jamais été aussi accessible qu’aujourd’hui, en permanence et sur tous nos écrans.

Nombre de vidéos visionnées sur Pornhub depuis le début de votre lecture

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D’après une moyenne calculée de 219 985 visionnements à la minute

Regarder de la porno équivaut souvent, pour les ados, à la première incursion dans l’univers de la sexualité. Clara, Adeline, Mathieu et Francesco ne font pas exception.

Bien qu’ils soient conscients que le contenu des films XXX se situe très loin de la réalité, ils savent aussi que la pornographie a des répercussions majeures sur leurs attentes et leurs perceptions de la sexualité sous toutes ses formes.

Pour moi, c’était ça, le sexe. Ce n’est pas du tout ce que je croyais que c’était. [...] “Wow, ils ont du fun en vidéo, et moi, j’en ai pas.” Ç’a tout brisé le rêve, confesse Clara.

Car l’action, quand elle passe de l’écran au lit, peut fausser nos perceptions du corps humain dans son état le plus naturel, ont-ils tous les quatre observé.

Si tu regardes de la pornographie, toutes les filles sont épilées au grand complet. Les gars, au grand complet. Pas de poils sur le chest, sur les fesses. Nulle part! s’exclame Mathieu.

Image : Francesco MacAllister-Caruso est debout et souriant.
Photo: Francesco MacAllister-Caruso  Crédit: Radio-Canada

Si t’es pas musclé, t’es pas grand, t’es pas si ou ça, tu n’es pas digne ou à la hauteur des autres qui font du porno et ont des relations sexuelles.

Francesco

Ça peut possiblement me rendre insécure, parce que je vois que les filles là-dedans font X, Y, Z choses que, moi, après, je pense que je devrais répliquer dans mes relations sexuelles. Je suis certaine que ça va dans ce sens-là aussi pour les hommes. C’est sûr que ça joue, même inconsciemment, renchérit Adeline.

Selon Francesco, la pornographie favorise aussi les stéréotypes de genres en ne montrant pas les différentes formes de corps et de préférences. Tout y est très standardisé.

En porno, tu favorises l’idée hypermasculine de c’est quoi, un gars.

Francesco

Leur rapport à la pornographie a cependant changé en vieillissant. Ils mentionnent tous tenter d'y accorder beaucoup moins d'importance.

Je n’arrive pas à me sentir en cohésion avec la pornographie. C’est trop irréaliste [par rapport à ce que] moi, je vis. Ce n’est plus quelque chose qui m’excite tant que ça, ajoute Mathieu, en couple depuis un an.

Sa sexualité, comme celle de Francesco, d’Adeline et de Clara, se vit désormais dans la confiance et le plaisir mutuels plutôt que dans la performance. Au-delà de l’acte, tous apprivoisent l’intimité.

Tu peux avoir du cul sans être sensuel, ce qui est beaucoup moins le fun. Être sensuel amène une plus grande intimité. T’as plus de fun quand il y a de la sensualité que quand t’es juste là merci, bonsoir, emboîtage et tu rentres à la maison, illustre Clara.

Alors, face à un partenaire qui oublie de prendre une douche ou de s'épiler avant une relation sexuelle, comment réagir?

Image : Texte alternatif
Photo: Légende  Crédit: Radio-Canada / Sophie Leclerc

LE CONSENTEMENT ET LA PRESSION SOCIALE 🤚👍👎

LE CONSENTEMENT ET LA PRESSION SOCIALE 🤚👍👎

La première fois que la personne te dit non, c'est non! Même si t’es en couple.

Mathieu

Le mot d'ordre quand on parle de sexe, depuis le mouvement #MoiAussi? Le consentement!

Le consentement, c’est la chose la plus importante pour moi, lorsque j’ai une relation sexuelle. [...] C’est la base. La communication est importante, c’est comme ça que toutes les relations devraient commencer, affirme fermement Adeline.

Imposer et respecter ses limites restent encore un défi... surtout dans le feu de l’action. Tu es nu(e), dans un lit avec un partenaire. Tu lui as dit oui, mais là, tu n’as plus envie d’aller plus loin. Qu’est-ce que tu fais?

Selon le Code criminel canadien, une personne qui aurait donné son consentement à l’activité sexuelle, mais qui change d’idée, peut le retirer si elle le manifeste par des gestes ou des paroles.

Plusieurs dispositions du Code criminel canadien traitent de la notion de consentement (articles 150.1 (1), 153.1 (2), 265 (3), 273.1 et 273.2). Ainsi, le consentement :

  • Consiste en l'accord volontaire de la personne à l'activité sexuelle
  • Peut se manifester par des paroles ou des gestes et doit être donné librement. L'absence de résistance n'équivaut pas à un consentement.
  • Ne peut se donner si on est incapable de le formuler (incapacité physique ou intellectuelle, intoxication) ou si l’une des personnes est en position d’autorité, a recours à des menaces, à la force ou à une fraude pour l’obtenir
  • N’est pas valable s’il est donné par une personne âgée de moins de 16 ans ou en situation de dépendance
Image : Clara Caudrelier est debout et souriante.
Photo: Clara Caudrelier  Crédit: Radio-Canada

Il y a eu des fois où j’ai cru vouloir des relations, mais, au final, pas tant que ça.

Clara

Le monde pense que dès que tu enclenches une relation, si tu dis oui au début, tu ne peux plus dire non. Mais, des fois, tu penses que tu veux quelqu’un, ça se passe, puis au final, t’es pas super à l’aise. Non, on arrête ça là, fait valoir Clara.

Les gars sentent aussi cette pression-là.

Des fois, on se fait forcer, les gars. Est-ce qu’on en parle? Non, parce qu’on est gênés. Il faut vraiment arrêter d’être gênés avec ces choses-là. Quand tu veux pas, tu veux pas, soutient Mathieu.

C’est sans compter la pression sociale d’avoir une vie sexuelle active, qui vient de partout : du web, de la publicité, des célébrités. Et, souvent, cette pression provient d’encore plus près...

T’es pas fière d’être vierge. Tu veux faire partie de la gang, mais, en même temps, tu n’es pas prête. Tu sais quand les filles parlent du gars d’hier soir, on a fait ça, et toi tu te dis, je ne sais pas de quoi tu parles. Tu te sens exclue, confie Clara.

Cette dernière note également une certaine compétition en ce qui a trait au nombre de partenaires. Sans oublier LA liste, qui les compile.

[La sexualité des jeunes] est méga libérée. Un peu trop, des fois. T’es rendue à combien? Je suis rendue à 30, 50, 60. Je me disais : “Oups, je suis juste rendue à 17. Mais c’est beaucoup!”

Clara

D’ailleurs, Francesco constate que même si la communauté LGBTQ est plus sensible au consentement, elle demeure hypersexualisée, en raison de sa libération et de sa représentation dans les médias.

Si t’as pas de relations sexuelles, t’es vu un peu bizarrement. T'es vu comme si tu ne répondais pas exactement aux exigences de c’est quoi, être queer.

Francesco

La quantité, c’est une chose. Et la qualité dans tout ça?

C’est sûr que je sens une pression sur les jeunes d’être actifs sexuellement, surtout à l’ère de Tinder, Bumble, toutes les dating apps. [...] Ça a vraiment changé de dynamique. Maintenant, c’est comme OK, on couche ensemble, pis c’est ça. Pis genre, si tu veux être dans une relationship, ben, ça va être une autre discussion, précise Adeline.

Au final, on peut bien swiper pour avoir une relation sexuelle ou pour être en couple, l’important demeure de se (faire) respecter dans ses décisions, pensent nos quatre jeunes adultes.

Êtes-vous plus Tinder, Bumble, Grindr, Hinge? Et envoyer une photo de ses parties intimes à une personne sans sa permission, est-ce que ça fait fi de son consentement?

Image : Texte alternatif
Photo: Légende  Crédit: Radio-Canada / Sophie Leclerc

CAPOTE PAS AVEC ÇA 😷🤢👩‍⚕

CAPOTE PAS AVEC ÇA 😷🤢👩‍⚕

Beaucoup plus de gens réalisent que d’avoir le sida ou d’avoir n’importe quelle ITSS, ce n’est pas la fin du monde.

Francesco

D'un côté, une récente étude statistique pancanadienne réalisée par des chercheurs de l’Université McMaster, en Ontario, démontre que l’usage du préservatif est plus important chez les jeunes adultes canadiens – notamment les 18-24 ans – et qu’il tend à décroître avec l’âge.

De l’autre, Santé Canada s’inquiète de la véritable explosion des cas d’infection à la chlamydia, particulièrement chez les ados et les jeunes adultes de 15 à 24 ans. En 2015, ils comptaient pour 56,8 % de tous les cas de chlamydia signalés cette année-là, alors qu’ils ne représentaient que 12,6 % de la population.

Non traitées, la chlamydia comme d’autres ITSS peuvent causer des douleurs chroniques, mais aussi des complications plus graves pour la santé, comme des infections de l'utérus chez la femme ou de la prostate chez l'homme, des difficultés pendant les grossesses, voire l'infertilité.

Clara, Adeline, Mathieu et Francesco ont tous eu des relations sexuelles sans protection, tout en étant très conscients des conséquences possibles.

Ils savent qu’il faut se protéger… mais, souvent, la montée du plaisir devient trop forte et le condom, lui, reste dans son enveloppe.

Image : Adeline Guédegbé est debout et souriante.
Photo: Adeline Guédegbé  Crédit: Radio-Canada

On y pense vraiment moins quand c’est dans une relation homosexuelle, du moins entre filles.

Adeline

Gars comme fille, on ne fait pas attention. Si c’est la première fois que tu couches avec la personne et tu ne la connais pas, bien, protège-toi, rappelle néanmoins Mathieu.

Les chercheurs de l’Université McMaster soulignent par ailleurs que le fait de porter un préservatif n’est pas simplement une question de choix individuel, mais un acte social. Le genre, l’orientation sexuelle, le fait d’être en couple ou d’appartenir à une minorité visible peut aussi influencer la décision d'utiliser un condom ou non.

Enfin, il y a aussi que le spectre d’attraper une ITSS potentiellement mortelle s’est atténué.

La crise du sida a frappé de plein fouet les années 1980 et 1990, faisant des milliers de morts.

L’arrivée sur le marché de nouveaux médicaments limitant les dangers liés au VIH, comme la PrEP (prophylaxie préexposition au VIH), a eu un impact sur l’utilisation du condom, souligne Francesco.

L’angoisse est maintenant moins présente au sein de la communauté LGBTQ.

On a un changement de culture. Ce n’est plus une question d’être impur ou d’être dégueulasse ou d’être mauvais. C’est maintenant juste une question de : “Ah, j’ai attrapé une maladie quelconque”, explique Francesco.

Si le sida était autant répandu que la chlam, sûrement que je me protégerais tout le temps. Mais une petite chlam [...], c’est quasiment rendu cute, à ce point-ci que ça ne me fait plus peur.

Clara

À l’ère où l’identité et l’orientation sexuelle peut se vivre de façon de plus en plus libre pour certains, où les écrans peuvent aseptiser les rapports (y compris intimes) entre les gens, la discussion s’avère primordiale pour comprendre les enjeux et les risques, mais aussi pour apprivoiser et assumer les plaisirs liés au sexe.

Clara, Adeline, Mathieu et Francesco ont osé parler de sexualité sans tabou. Et vous?

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