•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Le village de Tête-à-la-Baleine, vu de la montagne où est installée la tour de Telus.
Radio-Canada / Catherine Paquette

Son école a déjà accueilli 130 élèves. Il n’en reste aujourd’hui que six, dont trois Ukrainiens. Au cœur de la Basse-Côte-Nord, bien après le bout de la route, un « village gaulois » : Tête-à-la-Baleine. Cent résidents y vivent en français, dans une région anglophone méconnue du Québec. Sans relève, la communauté sonde son avenir. L’immigration et la francisation sauront-elles assurer sa continuité?

Texte et photos : Catherine Paquette

Du haut du morne de la Tour, où se dresse l’antenne téléphonique qui relie le village au reste du monde, Gilles Monger énumère les petites montagnes encerclant le village qui l’a vu grandir. Là-bas, c’est le morne André, où il y a le belvédère. Par là, le morne de la Boulière, puis le morne du Cimetière. Et le morne de la Graine, derrière les maisons.

Les lieux ont été nommés ainsi par des Monger, des Nadeau, des Marcoux, soit des pêcheurs et des chasseurs installés dans le havre dès la fin du monopole des grandes compagnies de pêche.

Leur village n’a jamais été relié à aucune communauté voisine, hormis l’hiver, lorsque la glace le permettait. La culture canadienne-française y a fleuri, si bien que, même si l’anglais est toujours parlé par plusieurs, c’est le français qui domine dans cette communauté.

Tête-à-la-baleine est un peu le village gaulois de la Basse-Côte-Nord, lance avec un clin d'œil Gilles Monger. Pédagogue, l’enseignant à la retraite et président du comité local est en quelque sorte le gardien de la mémoire du village qui est, avec La Romaine et Lourdes-de-Blanc-Sablon, l’une des trois seules communautés francophones de la Basse-Côte-Nord. Plus de 150 km séparent chacune de ces localités, entre lesquelles s'éparpillent quelques villages où l’anglais demeure la langue d’usage.

« On est un petit groupe de francophones dans une mer d’anglophones. On a su maintenir et conserver notre langue et je pense qu’on ne la parle pas si mal malgré tout ça, au fil des générations. »

— Une citation de  Gilles Monger

Le long de la côte du golfe du Saint-Laurent, les toponymes anglais, français et innus cohabitent. Mais comme Baie-des-Moutons, dont le deuxième nom est Mutton Bay, Tête-à-la-Baleine aurait tout aussi bien pu s’appeler… Whale Head.

Visite au cœur de cette communauté dont l’isolement, qui a un jour été un facteur de survie de la langue, pousse aujourd’hui ses résidents à se mobiliser pour repeupler le village.

L'église de Tête-à-la-Baleine se trouve au coeur du village, tout près de la caisse Desjardins, de l'école Gabriel-Dionne et du magasin général.
L'église de Tête-à-la-Baleine se trouve au coeur du village, tout près de la caisse Desjardins, de l'école Gabriel-Dionne et du magasin général.
Radio-Canada / Catherine Paquette
Photo: L'église de Tête-à-la-Baleine se trouve au coeur du village, tout près de la caisse Desjardins, de l'école Gabriel-Dionne et du magasin général.   Crédit: Radio-Canada / Catherine Paquette

Un héritage francophone

Dans sa jeunesse, Gilles Monger se rendait au couvent tous les matins pour recevoir l’enseignement des sœurs du Saint-Rosaire. Ces dernières faisaient l’école à plus de 60 garçons dans le bâtiment au toit bleu qui fait aujourd’hui office de salle communautaire. L’école des filles était située un peu plus loin, explique le retraité, fouillant dans sa mémoire pour évaluer le nombre d’enfants baleinois que comptait le village au milieu des années 1950.

À cette époque, les familles nombreuses étaient presque toutes installées à l’année dans la baie, profitant des ressources en bois de chauffage et de l’eau douce des rivières avoisinantes.

Mais il n’en a pas toujours été ainsi : avant de former le village de Tête-à-la-Baleine à la fin des années 1800, plusieurs familles s’étaient établies au large pour profiter de la pêche abondante sur les îles.

Parmi les ancêtres baleinois, on compte quelques pêcheurs jersiais, une poignée de Terre-Neuviens, mais surtout des familles canadiennes-françaises de la région de Québec.

Les membres de ces dernières ont formé divers hameaux, dont les habitants n'ont été rassemblés que plus tard.

Dès 1860, il y avait différents peuplements de francophones. C’était tout autour de l'île Providence, le Rigolet, l'île à Pierre Blais, l'île à Pierrot. Les gens rentraient dans les terres pour l’hiver. Et avec la présence plus permanente de l’Église, on a amené les gens à se regrouper, raconte Dan Mauger, un Baleinois dont la maison de Chevery – à 50 km de Tête-à-la-Baleine – arbore fièrement le drapeau québécois. 

À la fin du 19e siècle, des missionnaires ont entrepris de scolariser les quelques francophones éparpillés à différents endroits sur le littoral, faisant venir plusieurs instituteurs et institutrices dans les petites écoles locales.

Le mode de vie des insulaires, rythmé par les saisons de pêche, est toutefois resté. Encore aujourd’hui, on profite du grand air et du chalet estival dans l’archipel. Et de génération en génération, que l’on habite sur les îles ou sur la terre, c’est en français que l’on taquine le poisson à Tête-à-la-Baleine.

Relatif, l'isolement?

Le village de Tête-à-la-Baleine, niché au fond de la baie Plate, a pourtant tout d’une île en raison de l’absence de lien routier permanent avec les autres villages.

Il pourrait avoir bénéficié de cet isolement géographique pour la conservation de sa langue française en contexte minoritaire, selon Laurie Guimond, professeure au Département de géographie de l’UQAM. 

« L’isolement géographique est souvent vu comme un aspect négatif, mais ce qu’on voit dans les communautés minoritaires, c’est qu’il peut aussi contribuer à la vitalité de la langue. »

— Une citation de  Laurie Guimond, professeure au Département de géographie de l'UQAM

Les Baleinois n’ont que très peu de contacts avec leurs voisins, contrairement aux résidents des deux autres localités francophones. La vie quotidienne de la communauté de La Romaine est intimement liée à celle des Innus d’Unamen Shipu. Plus à l’est, la proximité de Lourdes-de-Blanc-Sablon avec Blanc-Sablon, mais aussi avec l’île de Terre-Neuve par le traversier, teinte son identité ethnolinguistique. 

Ces deux communautés affichent des proportions plus grandes de locuteurs anglophones ou bilingues, bien qu’elles soient aussi reconnues comme des localités francophones par les institutions régionales.

La communauté de Tête-à-la-Baleine, très vivante quoique éloignée, semble avoir été imperméable aux influences linguistiques voisines. L’accueil de visiteurs en hiver demeure pourtant une tradition et un plaisir pour les résidents, dont la vie sociale d’ordinaire assez calme depuis l’exode de sa population regagne en couleur durant la saison blanche.

L'école Gabriel-Dionne.
L'école Gabriel-Dionne.
Radio-Canada / Catherine Paquette
Photo: La « politique de maintien ou de fermeture d'une école » du Centre de services scolaire du littoral veut qu'un établissement comptant moins de cinq élèves fasse l'objet d'une analyse.  Crédit: Radio-Canada / Catherine Paquette

Une école qui se vide

Chez les bas-côtiers, par la route blanche, on débarque chez les voisins pour des tournois de hockey, des carnavals, peu importe la langue parlée. Au mois de février dernier, une soixantaine d’élèves de la Basse-Côte et d’Anticosti ont posé leurs valises à l’école Gabriel-Dionne de Tête-à-la-Baleine et pris place dans les dortoirs temporaires aménagés dans les classes à l’étage.

Ils y étaient pour le Rendez-vous Francofolies, un événement visant à célébrer la langue française et à souligner la particularité francophone de cette école du Centre de services scolaire du littoral.

C’est quand même 55 élèves de plus que ce qu’on a d’habitude, a lancé en riant Karine Dubé, directrice de l'école Gabriel-Dionne, qui rappelle que 6 élèves seulement fréquentent normalement l'établissement.

Les jeunes visiteurs ont pu profiter des jeux organisés malgré leur niveau de français très variable. Quand les uns avaient du mal à suivre les consignes ou arrivaient tout juste à se faire comprendre de leurs amis, les autres élèves des écoles francophones de la Basse-Côte se débrouillaient plutôt bien.

On trouvait ça important de fêter le caractère francophone du village de Tête-à-la-Baleine, tout en permettant aux jeunes de socialiser, ajoute Karine Dubé, qui occupe le poste de direction à partir de l’île d’Anticosti.

Depuis l’installation de la fibre optique à l’école du village, davantage d’activités scolaires à distance rassemblent les jeunes de Tête-à-la-Baleine et ceux de l’école Saint-Joseph, à l’Île Anticosti – le Rendez-vous Francofolies était une occasion pour les deux groupes de socialiser en personne.

La tenue de cet événement n’a pas manqué de rappeler à Randy Jones, ex-préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent, les voyages scolaires qu’il faisait dans sa jeunesse. Il n’a d'ailleurs jamais cessé de rendre visite à ses camarades francophones de Tête-à-la-Baleine.

« Quand on a eu l’âge d’avoir nos propres motoneiges, on venait aussi l’hiver. On ne venait pas pour apprendre le français, mais parce qu’on avait des amis. »

— Une citation de  Randy Jones

Selon M. Jones, les relations ont toujours été amicales entre anglophones et francophones sur la Basse-Côte-Nord; leur survie dépassait la nécessité de mettre en avant des préoccupations identitaires.

Jeanne D’Arc Monger, qui a grandi au village de Tête-à-la-Baleine et qui tient aujourd’hui le bureau de poste, n’a jamais craint pour la langue française de sa communauté. Amoureuse de son village, la jeune maman note elle aussi l’importance des amitiés intercommunautaires.

« Je suis très attachée à notre langue française, mais la diversité qui nous entoure, la possibilité d’apprendre et d’explorer autre chose tout en la maintenant, je trouve que ça reflète super bien la Basse-Côte-Nord. [...] C’est important, les activités comme le Rendez-vous Francofolies, pour la valoriser auprès des enfants, mais je trouve ça bien qu’on n'ait pas cette crainte-là de la perdre, notre langue. »

— Une citation de  Jeanne D'Arc Monger

Durant le Rendez-vous Francofolies, Zoé Marcoux, 15 ans, a plutôt insisté sur le nombre d’enfants tout à coup présents dans son école, amusée d’avoir à se faufiler vers son casier ou de ne plus savoir qui était la tag dans la cour d’école. En temps normal, elle partage son quotidien avec cinq élèves seulement.

Aujourd’hui en secondaire quatre, elle quittera bientôt l’école Gabriel-Dionne. Après avoir reçu son diplôme, elle compte s’inscrire à un programme de technique équine, près de la ville, qui lui permettra de partir au galop plutôt qu’en mer. 

« Je sais que je veux travailler avec les animaux et que ce n’est pas ici que je vais le faire. À moins que je veuille devenir pêcheuse, mais ce n'est pas nécessairement mon domaine. »

— Une citation de  Zoé Marcoux

Elle quittera Tête-à-la-Baleine avec un goût amer, consciente des conséquences chaque fois qu’un jeune fait le choix des études collégiales et supérieures.

J’aimerais énormément rester ici pour mes études, pour mon travail, pour ma vie en général, mais je sais malheureusement que le village s’éteint assez rapidement… Moi, je vais partir l’année prochaine. Après, ça va être Alicia [une élève de 11 ans], donc ça va aller assez vite, se désole Zoé. 

Bien qu’elle sente une très forte appartenance à son village francophone, elle est reconnaissante d’avoir pu apprendre l’anglais avec ses grand-parents : pour travailler en Basse-Côte-Nord, être bilingue est une nécessité.

« Pour moi, en tant que tel, je ne vois pas tant l’importance du français dans mon quotidien. Oui, mon village est français, mais la région en entier est majoritairement anglaise et ma vie est principalement basée autour de la Basse-Côte-Nord. »

— Une citation de  Zoé Marcoux

En choisissant de partir pour les études, Zoé imite des centaines de jeunes avant elle. Selon Gilles Monger, qui a enseigné dans l’ancien couvent puis à l’école Gabriel-Dionne, l’exode des jeunes couplé à la diminution du nombre d’enfants par famille s’est fait ressentir fortement dès 1990. Du temps où il était enseignant, plus de 80 élèves fréquentaient l’établissement.

L'école qui se vide n’a pas accueilli plus de 15 élèves au cours des 10 dernières années.

« Qu’est-ce qui va arriver si on n’a plus de jeunes pour assurer la relève? C’est peut-être ça, le danger. Parce qu’on sait qu’un village qui n’a plus d’enfants, c’est un village qui est porté à s'éteindre. D’une manière ou d'une autre, il faut de la relève. »

— Une citation de  Gilles Monger, président du comité local
Ivonne Fuentes admire les paysages de son village depuis le pont qui mène au magasin général.
Ivonne Fuentes admire les paysages de son village depuis le pont qui mène au magasin général.
Radio-Canada / Catherine Paquette
Photo: Ivonne Fuentes admire les paysages de son village depuis le pont qui mène au magasin général.   Crédit: Radio-Canada / Catherine Paquette

La grande séduction

Installée au village depuis trois ans, l’artiste Ivonne Fuentes ne croyait rester en Basse-Côte-Nord que pour trois mois, durant la pandémie. La possibilité de travailler à l’école, en plus des paysages, l’ont convaincue de rester. 

« J’ai aimé, quand je suis arrivée, le ski-doo, la première fois que j’en ai fait. [...] C’est une expérience incroyable d’aller sur la route blanche. Tu te dis : ''Vraiment, est-ce que je suis là? Eh oui! Je viens du Mexique et je suis là, sur la route blanche!'' C’est vraiment incroyable. »

— Une citation de  Ivonne Fuentes

Ses tableaux colorés représentent maintenant des caribous, des castors et les couchers de soleil à couper le souffle qu’elle admire depuis le petit pont du village. Elle transmet son amour de l’art aux jeunes et aux aînés en tant que technicienne en loisirs et animatrice de spiritualité et engagement communautaire. 

Avec son conjoint Mickael Lambert, la femme d’origine mexicaine a lancé un projet qui a mobilisé toute la communauté : l’accueil de deux familles ukrainiennes.

La famille Lizunov, qui compte trois enfants d’âge scolaire, a mis les pieds à Tête-à-la-Baleine en septembre, après avoir parcouru 1000 km en voiture jusqu’à Havre-Saint-Pierre et navigué plusieurs jours à bord du Bella Desgagnés.

Un corridor d'école coloré et décoré.
Le corridor de l'école a été décoré dans le cadre d'un projet artistique réalisé avec les élèves. Ivonne Fuentes pose ici avec la famille Lizunov et Zoé Marcoux. Photo : Radio-Canada / Catherine Paquette

Puis, les Levytskyi et leurs quatre enfants s’y sont établis en février, après des mois d’attente en raison du processus migratoire complexe. Deux enfants rejoindront les élèves de Gabriel-Dionne cette année, portant à huit le nombre d’inscrits.

L’arrivée de ces nouveaux arrivants agit comme un vent de renouveau au village. Ivonne Fuentes a organisé, au mois de février, une dégustation de mets ukrainiens et mexicains qui a attiré une vingtaine de participants, signe de l’accueil chaleureux qui leur est réservé.

La première famille suit actuellement des cours de francisation, et l’ensemble de ses membres se débrouille bien. Sur les téléphones intelligents des aînés comme sur ceux des jeunes de Tête-à-la-Baleine, une nouvelle application sert désormais au quotidien : Google Traduction.

Mais ce n’est qu’un début : Mickael Lambert souligne le chemin qu’il reste à faire.

L’intégration sociale, c’est une chose… prendre un café à gauche et à droite, ça va. Mais il faut leur trouver des emplois. Et puis, il y a une foule de critères à respecter [pour obtenir un statut d’immigrant permanent], affirme ce membre du comité local.

Si l’immigration est vue comme une façon de revitaliser la communauté, le retour de jeunes familles est aussi espéré par plusieurs.

C’est le choix que Jeanne D’Arc Monger a fait : elle souhaitait que sa fille, Alice, quatre ans, puisse grandir dans cet environnement. Alice est aujourd’hui la plus jeune élève de l’école Gabriel-Dionne.

Ma fille trippe tellement sur le ski-doo, le quatre-roues, le bateau. Quand tu restes en ville, il faut planifier les vacances chaque fois. Pour nous, c’est un mode de vie, souligne-t-elle, les yeux brillants, vêtue de son pantalon de neige. 

En ce qui concerne l'avenir du village, elle croit en la résilience et en la créativité de ses semblables.

Tout le monde est conscient qu'on est dans une situation particulière, donc on doit rester mobilisés. Les gens bougent, et les projets se font à hauteur d’homme, un à la fois. Tout le monde fait du bénévolat chaque semaine. C’est le fun à voir, même si c’est un peu à bout de bras, témoigne à ce sujet Mickael Lambert.

Selon lui, une douzaine de villageois offrent plusieurs heures de bénévolat chaque semaine pour concevoir des projets qui permettent de créer des emplois ou de rendre le village plus attrayant. Par exemple, le comité des loisirs a entrepris de réaménager la patinoire tout près de la rivière. L’année dernière, une nouvelle serre a été construite à côté du jardin communautaire par une entreprise toute neuve, la Ferme du Rigolet.

Sous la neige, des dizaines de plants sont en dormance dans le jardin communautaire de Tête-à-la-Baleine. Au loin, la serre de la Ferme du Rigolet.
Sous la neige, des dizaines de plants sont en dormance dans le jardin communautaire de Tête-à-la-Baleine. Au loin, la serre de la Ferme du Rigolet. Photo : Radio-Canada / Catherine Paquette

Soutenus par des collectes de fonds locales et par des subventions ponctuelles, ces projets se veulent rassembleurs pour les résidents.

Lorsqu’il est question d’un développement à plus grande échelle, Gilles Monger a des pistes de solutions qui le rendent pensif. Il faut bien entendu des emplois à long terme et du logement. Faut-il développer le tourisme? Aller de l’avant avec l’idée de transformer le secteur en parc naturel ou miser sur l’hydro-électricité? Le prolongement de la route 138, que le gouvernement provincial promet depuis belle lurette, viendra-t-il changer la donne?

On sait que la route pourrait être un élément important, estime Gilles Monger qui croit que des gens vont revenir lorsque la route sera prolongée. Il insiste aussi sur le fait qu'il y a de l’espace à l’école pour les jeunes des autres villages qui voudraient apprendre le français : Y a bien des choses qui peuvent arriver, on espère toujours.

Une petite montagne devant la baie.
Le village de Tête-à-la-Baleine est installé au creux de la baie Plate et niché entre les mornes qui donnent du relief à son paysage, été comme hiver. Photo : Radio-Canada / Catherine Paquette

Partager la page