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Véritable obsédée de la culture populaire, Tranna Wintour aime faire rire son public à coups de références télévisuelles et musicales.
Radio-Canada

Par Stéphanie Dupuis et Denis Wong

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Le cimetière des blagues ratées | Tranna Wintour

Photo : Radio-Canada

On se transporte quelques années plus tôt, dans la foulée du mouvement #MoiAussi. À l’époque, Tranna Wintour est invitée à livrer un numéro pour l’émission L’Heure est grave, diffusée à Télé-Québec. Elle s’inspire de son fil Twitter, qui regorge de gazouillis féministes dénonçant le contre-mouvement #NotAllMen, qui souligne cette évidence que les hommes ne sont pas tous des agresseurs.

Misère, la blague est un flop. Pourquoi? Notamment parce que le mot-dièse n’avait pas fait de vagues du côté francophone. Maintenant morte et enterrée, on ne saura jamais si elle aurait eu le même effet sur un public anglophone.

« Pour moi les blagues racistes, transphobes ou homophobes, toutes les blagues qui punchent down, sont des blagues ratées. »

— Une citation de  Tranna Wintour
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Le cimetière des blagues ratées | Tranna Wintour

Photo : Radio-Canada

Véritable obsédée de la culture populaire, Tranna Wintour aime faire rire son public à coups de références télévisuelles et musicales. Mais c’est un couteau à double tranchant : elle exploite allègrement ces thématiques, même les plus obscures. Vive les niches!

Ça fait partie de la relation qu’elle souhaite créer avec ses fans. C’est aussi pourquoi elle veut tester ses blagues auprès de différents publics avant de les étiqueter comme ratées. 

« Après cinq fois back à back sans résultats, même si j’aime la blague, c’est le temps de la laisser tomber. » 

L’humoriste aime aussi beaucoup aborder les mouvements sociaux, mais pas coûte que coûte : bien qu’elle fasse partie de la communauté LGBTQ2+, en tant que femme trans, elle ne se met pas la pression d’être la porte-voix des défis auxquels ces personnes font face.

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Le cimetière des blagues ratées | Tranna Wintour

Photo : Radio-Canada

Comme anglophone, écrire en français est une tout autre paire de manches pour Tranna Wintour. Si elle se laisse séduire par l’improvisation lors de spectacles dans sa langue maternelle, tout est calculé au quart de tour dans la langue de Tremblay. 

J’adore être dans le moment, lire le public qui est devant moi pour être sur la même page que lui, et j’aime beaucoup la liberté que procure l'improvisation. Mais en français, c’est différent. Ce n’est pas ma langue maternelle et [ma façon de le parler] n’est pas parfaite. Je fais beaucoup de fautes de grammaire. 

Ses textes sont écrits mot à mot, mémorisés et livrés à maintes reprises, pour atteindre le niveau souhaité par l’humoriste.

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Le cimetière des blagues ratées | Tranna Wintour

Photo : Radio-Canada

Afin de tourner la page à tout jamais sur cet échec, Tranna Wintour a laissé un petit souvenir dans l’urne contenant les cendres de sa blague ratée. Repose en paix, #NotAllMen.

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Le cimetière des blagues ratées | Tranna Wintour

Photo : Radio-Canada

Équipe : Stéphanie Dupuis, coordination, recherche, entrevues et textes | Denis Wong, réalisation, images et montage | Martin Labbé, designer UX | Marie-Christine Daigneault, cheffe de projet | Émilie Larivée-Tourangeau, cheffe de contenu | Yannick Pinel, directeur de la stratégie éditoriale numérique

Un merci tout particulier à Thomas Lafontaine

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