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Une enseignante devant ses élèves avec des masques.
Radio-Canada / Josée Ducharme

Un texte de Marie-Ève Trudel Photographies par Josée Ducharme

Pas de bal de finissants au secondaire, une rentrée au collégial en ligne, puis le retour en classe avec le port du masque, la fermeture des bars, l’arrêt des sports… et alouette . Les jeunes qui quittent le cégep ces jours-ci auront vécu une vie plus numérique que sociale. Comment ont-ils vécu ce passage à la vie adulte? Ont-ils goûté à la liberté malgré tout? L’école, les amours, la vie en général… Des cégépiens en pandémie se racontent.

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Charles Thiffault, finissant en Sciences de la nature au Cégep de Shawinigan.Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

C’est le grand jour. Le Symposium des sciences au Cégep de Shawinigan. Les finissants présentent leur projet de fin d’études. Charles Thiffault y a mis toute la gomme.

Il fait équipe avec deux amis de longue date, deux amis du secondaire avec qui ça colle. C’est qu’avec les autres étudiants de son programme, les liens ont été plus longs à bâtir, admet-il. Pour gagner sa confiance, sa complicité et son amitié, il faut y mettre du temps et du sien… en présence idéalement.

Il n’est pas le seul à avoir eu besoin de s’accrocher à des repères dans une ère pandémique forte en inconnu.

Audrey-Ann Messier a une tendance naturelle à aller vers les autres, une remarquable sociabilité et une ouverture d’esprit qui se décèlent rapidement chez elle. Mais l’écran a créé un mur. Même pour elle, la prise de contact est devenue un véritable défi, qui s’est estompé avec le retour en classe.

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Audrey-Ann MessierPhoto : Radio-Canada / Josée Ducharme

Je trouve que ç’a été beaucoup plus facile cette année, plus rapide, de se faire des nouveaux amis, dit-elle.

Des liens plus longs à créer… Parlez-en à Julien Boivin. Il résume la situation en une phrase : On allait en cours que pour les examens!

« Mes rencontres ont vraiment été limitées à ma gang d’amis proches que je me suis faits au secondaire, et j’aurais aimé ça plus me faire d’autres amis au cégep. »

— Une citation de  Julien Boivin

Qu’ils soient dans un établissement public ou privé, tous ont dû se plier aux règles dictées par la COVID-19.

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Julien Boivin au Cégep de Trois-Rivières.Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Delphine Rouette n’est pas amère à propos de la situation, mais elle aurait aimé bénéficier des interactions avec ses professeurs et avec ses camarades de classe. C’est un manque. J’ai l’impression d’avoir manqué une partie de mon cégep.

Quatre étudiants, quatre histoires singulières, mais une réalité commune : ils font partie des quelque 34 000 jeunes Québécois qui terminent une formation préuniversitaire fort différente de celle qu’ils avaient imaginée.

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Delphine Rouette est finissante en Sciences humaines au Collège Laflèche.Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Rencontrer des visages

C’est certain que ma vie sociale a pris un coup dur, lance Charles Thiffault. Personnellement, la majorité de ma vie sociale, je la fais à l’école. Là, je n’allais plus à l’école. Moi, les contacts avec les gens, j’ai plus de difficulté, donc j’avais vraiment hâte que ça retourne en présence, juste pour voir les gens!

Audrey-Ann Messier était on ne peut plus prête pour le grand retour. Aussitôt que ça a été possible, elle a sauté sur les occasions de rencontres pour rattraper le temps perdu. Elle s’est notamment impliquée au sein de l’Association générale des étudiants (AGE).

Au-delà des activités parascolaires, elle a découvert une dynamique bien différente en classe. Il y avait plus de communication, plus de questions. En ligne, [il n’y avait] pas de questions, tranche-t-elle. Comme une conférence, il n’y avait pas d’interaction.

Delphine Rouette décrit sensiblement la même chose : le silence qui envahissait son espace d’études à la maison, quand tout le monde se débranchait du cours.

« Quand le cours se termine, c’est vraiment fini. Il n’y a plus personne. C’est un silence radio. »

— Une citation de  Delphine Rouette

Pour chacun d’eux, il a fallu se rencontrer d’abord sur écran. C’était plus froid. Moins naturel.

Tu as vu leur visage, mais tu ne connais pas leur grandeur, tu ne connais pas leur personnalité, tu ne leur parles pas entre les cours, explique Audrey-Anne Messier.

Sentiment partagé par Charles Thiffault. J’ai appris à connaître les visages, appris à connaître les noms, mais ça finit là! Quand le cours finissait, on n’était pas là en pause au même endroit à se parler. C’est ça que je trouvais un peu dommage.

« Les deux premières sessions, on ne se parlait juste pas. »

— Une citation de  Charles Thiffault
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Charles Thiffault a tissé plus facilement des liens avec les autres étudiants à sa dernière session de Cégep. Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Il remarque qu’encore à ce jour il n’y a pas beaucoup de cohésion de groupe dans la cohorte. C’est un long processus. Je commence depuis la moitié de cette session-ci à parler plus aux gens, dit-il. On est un peu décalés dans le processus.

Des moments de découragement

Confiner. Déconfiner. Reconfiner. C’était souvent en ligne, en vrai, en ligne, en vrai, résume Julien Boivin. Ce n’était vraiment pas constant et ç'a été un peu plus dur pour mon cheminement.

Des moments de découragement, il y en a eu beaucoup, indique Audrey-Ann Messier.

Je pense que le pire, c’est pendant les sessions d’hiver. Il fait froid, il n’y a pas beaucoup de soleil. Les journées sont très longues. Tu commences l’école, il fait pas mal noir. Tu la finis… aussi. Donc tu manques beaucoup de ta journée.

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Audrey-Ann Messier s’est impliquée au sein de l’AGE du Cégep de Trois-Rivières.Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Les deux premières sessions en ligne ont été particulièrement éreintantes pour le moral. Tu étais tout le temps dans ta chambre. Tu fais tes cours dans ta chambre. Tu étudies dans ta chambre. Ensuite tu dors. Tu recommences continuellement, explique-t-elle. C’est comme un cercle vicieux qui, on dirait, ne s’arrête pas.

La pandémie lui a occasionné un stress qu’elle n’aurait pas vécu autrement. Je ne [pouvais] plus approcher mes amis parce qu’il y aurait un risque potentiel d’être malade, c’est quand même assez spécial.

Charles Thiffault le dit sans détour : n’eût été son clan familial tissé serré, il aurait composé pas mal plus difficilement avec les restrictions sanitaires.

« On était vraiment toujours dans l’incertitude parce qu'on ne savait jamais ce qui se passait, c’était vraiment au jour le jour pendant toute la pandémie. »

— Une citation de  Charles Thiffault

Il a décelé des symptômes de dépression chez certains de ses amis. C’était beaucoup moins facile [...] d'être enfermés chez eux. Je dirais que j’ai beaucoup d’amis qui ne l’ont pas du tout bien vécu comme moi.

L’un des moments particulièrement difficiles pour lui a été l’arrêt des sports. L’entraînement plusieurs fois par semaine et l’ambiance des tournois lui ont terriblement manqué.

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Charles Thiffault (à gauche, sur le banc) et son équipe de badminton.Photo : Radio-Canada

Quand le gouvernement Legault a annoncé la reprise des sports, en janvier 2022, ça faisait un an et demi qu’il n’avait pas joué. C’est beaucoup quand on a à peine 18 ans. Dès l’annonce, il ne tenait plus en place. Je n’arrêtais pas de parler de ça!

S’il y en a un qui peut comprendre, c’est Julien Boivin, qui est joueur de soccer pour Les Diablos, l’équipe du Cégep de Trois-Rivières.

Il fait partie de ceux pour qui le sport est plus qu’un sport. C’est un mode de vie. C’est essentiel, pour le citer.

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Julien Boivin (deuxième à partir de la droite)Photo : Frédérick Blanchet

J’ai eu une petite passe où c’était dur, où j’ai complètement arrêté de faire du sport. Je suis resté chez moi à ne rien faire, à procrastiner vraiment beaucoup. Mais il faut que tu te parles, un moment donné. Sa petite voix intérieure lui disait : la vie n’est pas finie et, un moment donné, on va passer au travers de ça.

Reste que cette période a pesé lourd. Tu vois tous les examens arriver, la tonne de livres, de travaux… c’était stressant et surtout, sans sport, je n’avais pas de moyen d’évacuer mon stress.

18 ans confiné

Qu’as-tu fait pour tes 18 ans? La réponse à cette question en apparence toute simple a de quoi surprendre. Un long silence. Moment de réflexion. Julien Boivin prend la pose du Penseur de Rodin. Je suis ben poche, je ne m’en rappelle pas. Euh… 18 ans, 18 ans, 18 ans. Il cherche fort. Il veut trouver. Mais… Je ne me rappelle vraiment pas, conclut-il en riant.

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Pandémie oblige, Julien Boivin a fait son Cégep en Sciences de la nature, en partie à distance, en partie en classe. Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Il a eu 18 ans il y a à peine un an et c’était une journée comme une autre. C’est quand même fascinant, non?Quand même!

Audrey-Ann Messier, elle, se souvient très bien du jour où elle a atteint sa majorité. La plupart de ses amis ont eu 18 ans avant elle, quand tout était fermé. Sa fête s’est déroulée en plein été, en plein déconfinement. Ce soir-là, en juillet, dans un bar de Trois-Rivières, c’était en quelque sorte la fête de tout un chacun.

On est sortis tous ensemble pour la première fois au bar tandis que je suis la plus jeune de mon groupe! C’était vraiment drôle et vraiment spécial à voir, parce que certaines personnes allaient avoir 19 ans dans quelques mois.

Elle se considère comme chanceuse de ne pas avoir eu une fête en zoom et d’avoir pu être entourée de ses proches au tournant de ses 18 ans.

La fête de Charles Thiffault a aussi coïncidé avec une période où le Québec déconfinait. Malgré tout, il a préféré attendre quelques semaines avant de fréquenter un bar, et le souvenir qu’il en garde n’est pas si mémorable.

« Tout le monde était sur la fête, tout le monde voulait oublier ce qui se passait. »

— Une citation de  Charles Thiffault

Je n’ai pas vraiment eu une bonne expérience parce que la première fois que je suis allé au bar, il y a eu une éclosion, plein de cas. Donc moi je pensais que la première fois que j’étais allé au bar, j’avais contracté la COVID. Finalement, je ne l’ai pas eue. Mais c’était vraiment comme un monde différent parce que les gens allaient là-bas et se défoulaient complètement.

Le goût de liberté, d’amour et d’amitié

Même si tous les quatre sont de nature positive, il reste ce sentiment général d’avoir loupé certaines expériences pendant leurs années de cégep.

J’étais mineure, je suis devenue majeure. Il n’y a comme pas eu de différence, raconte Audrey-Ann Messier. C’était mes dernières années de vie d’enfant, on pourrait dire, avant d’entrer dans le monde adulte. Puis j’étais toute seule, on ne faisait pas d’activités avec nos amis. Donc c’était plus dur à certains moments.

Ce qui l’a aidée à briser la solitude a été de pouvoir compter sur la présence de son copain, qu’elle a commencé à fréquenter avant la fin de son secondaire. Leur relation amoureuse dure encore à ce jour, même si force est d’admettre que la pandémie a compliqué les choses. C’était plus difficile de se voir.

Elle se considère privilégiée, notamment parce que la famille de son amoureux et la sienne se sont montrées ouvertes à trouver des solutions pour combler leur besoin de se voir. C’est ça qui a aidé le processus, dit-elle.

Ç’a été spécial parce que dès un an de relation, on a commencé à, comment dire… habiter ensemble dans le sens où on allait passer un mois chez l’un pour ne pas contaminer la famille de l’autre. Puis on allait dans l’autre famille. Malgré [que ça faisait] peu de temps qu’on sortait ensemble, il fallait être proches et si on voulait se voir. Il fallait rester avec une famille pour ne pas mettre la famille de l’autre à risque, explique-t-elle.

« Ne pas voir ma famille pendant tant de temps parce que je veux voir mon amoureux. C’est quand même un gros choix à faire à 17 ans! »

— Une citation de  Audrey-Ann Messier

Au début, ç'a été compliqué, de la gestion et beaucoup d’organisation, de trouver des solutions pour garder sa relation amoureuse en vie, explique-t-elle. Avec du recul, elle répète que ça n’aurait pas été possible sans le soutien familial.

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Julien Boivin a pu nourrir ses amitiés et sa relation amoureuse grâce au soccer.Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Julien Boivin a de son côté réussi le tour de force de rencontrer son amoureuse à sa première session de cégep, qui se déroulait en ligne. Il a découvert son existence sur les médias sociaux, dans une publication des Diablos. Je la trouvais de mon goût sur une photo!

Déjà un point en commun : tous les deux étaient adeptes du ballon rond. Son but maintenant, c’était d'aligner son horaire avec le sien. Je la croisais entre mes deux pratiques de soccer parce que sinon, à l’école, je ne la voyais pas!

« Sans [le soccer], je ne pense pas que j’aurais pu la trouver. Ça aurait été plus dur. »

— Une citation de  Julien Boivin

Une fois trouvée, il fallait maintenant plus que la croiser. On a pu faire un petit ''party'' entre l’équipe des gars et l’équipe des filles. Je suis allé lui parler. On a pu échanger quelques mots et c’est ça qui a aidé beaucoup, explique-t-il.

D’ailleurs, il admet que les règles n’ont pas été suivies en tout point. Une question d’équilibre. Il y a eu des soirées souterraines.

Pour les occasions spéciales, comme l’Halloween ou Noël, c’est sûr que ça se faisait, dit-il un brin gêné, mais en assumant bien ses paroles. C’était essentiel pour nous. Oui on pouvait se rencontrer sur ''zoom'', on se faisait des appels vidéo, mais ce n’est vraiment pas la même chose. Donc on se faisait des petits ''partys''… j’avoue!

Charles Thiffault passe aux aveux lui aussi. Parfois, disons que le ''deux mètres'', ce n’était pas tout à fait deux mètres! Je ne connais personne qui a respecté à la lettre toutes les mesures. [...] Les deux premières semaines, le premier mois, c’est correct. Mais là c’est qu’un moment donné, ça devient épuisant sur le moral.

Les cégépiens en pandémie n’ont pas pu jouir de la liberté d’aller où ils voulaient, quand ils le voulaient. Charles Thiffault estime quand même avoir pu s’émanciper d’une certaine manière. Même si je faisais mes cours en ligne, j’étudiais quand je voulais, je m’organisais totalement par moi-même. Donc cette liberté-là, on ne la perdait pas.

Delphine Rouette est du même avis. Elle a un parcours collégial atypique. Elle avait déjà entamé le cégep quand la pandémie est arrivée. Elle a essayé divers programmes, changé d’idées. Elle s’est cherchée. Puis elle s’est trouvée. Ça sert aussi à ça, le cégep.

Elle a aimé revoir ses amis. Mais sortir festoyer, pas trop pour elle. J’ai un profil assez mamie, lance-t-elle en riant!

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Delphine RouettePhoto : Radio-Canada / Josée Ducharme

Son espace de liberté, elle l’a trouvé en cumulant divers emplois dits essentiels. Un travail comme assistante en pharmacie, un autre en restauration, puis un autre encore comme tutrice au secondaire. Sans compter le temps qu’elle a consacré au bénévolat. Ça m’a appris à être plus organisée, à être vraiment autonome. Ça lui a d’ailleurs valu la médaille du lieutenant-gouverneur le 30 avril dernier.

Apprendre la résilience

Les occasions sociales manquées, les tables séparées à la cafétéria, les masques qui camouflent les visages… autant de détails qui auront teinté le passage au cégep de Julien Boivin, qui doit faire une croix sur des moments qui ne repasseront pas.

« Habituellement, on sort tout le temps avant nos 18 ans, illégalement, avec des fausses cartes. Mais je n’ai même pas eu la chance de faire ça. »

— Une citation de  Julien Boivin

Il marque une pause, puis poursuit sa réflexion. C’est normal de sortir avec l’âge qui est requis, mais ça fait réaliser des trucs, dit-il, pensif. Ça amène une certaine tristesse parce que tu réalises que tu as quand même perdu un bon deux ans, mettons.

À quelques jours de la fin du cégep, il évoque spontanément une boucle qui reste non bouclée dans son parcours. Le plus gros deuil, c’est sûr que c’est le bal des finissants. J’aurais vraiment aimé ça, en avoir un. Finir en beauté mon secondaire. Est-ce qu’il y repense encore souvent? C’est sûr que j’y pense quelques fois. Ça aussi, c’est une étape qui m’a fait mal. Surtout que ces jours-ci, il voit sa petite sœur finaliser les derniers préparatifs en vue de son bal à elle.

Audrey-Ann aborde la chose avec philosophie.

« Je pense que ce contexte-là nous a fait réaliser qu’il fallait profiter de ce qu’on avait au moment présent parce qu’on ne sait pas quand ça va s'arrêter. »

— Une citation de  Audrey-Ann Messier

J’avais des voyages, j’avais des activités en secondaire cinq et, du jour au lendemain, on nous a annoncé qu’il y avait un virus. Ils ont arrêté l’école et on n’est plus retournés.

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Audrey-Ann Messier dit avoir développé une plus grande ouverture sur le monde avec la pandémie. Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Se livrer à l’introspection, ça fait partie du cheminement quand on devient adulte, selon elle. Peut-être que ça se serait fait plus tard, ou moins bien fait, s’il n’y avait pas eu [la pandémie] de mon côté.

Delphine Rouette estime qu’il y a des apprentissages de vie que sa cohorte va avoir faits plus vite qu’en temps normal. Elle pense notamment au gain de maturité, et elle ajoute : On apprécie plus d’être en présence, d’avoir un contact avec les gens.

Charles Thiffault fait une analyse à la fois très cartésienne et très sage.

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Charles Thiffault au Cégep de Shawinigan. Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

« Pour créer des contacts, j’ai perdu une année, clairement. »

— Une citation de  Charles Thiffault

Je ne veux pas être trop malheureux face à ça parce que ce n’est pas quelque chose que je peux contrôler. Il y a la COVID, je ne peux pas décider un jour de claquer les doigts et qu’elle disparaisse. Elle est là. Donc la seule affaire que je peux contrôler, c’est comment je réagis face à ça. De la maturité, disions-nous?

La fin d’un chapitre

Pour la suite des choses, chacun a le regard tourné vers l’avenir, mais pas trop loin quand même.

Audrey-Ann prépare sa rentrée universitaire en études internationales à Ottawa et a trouvé un emploi qui lui sied à merveille comme page à la Chambre des communes.

Julien fait ses valises pour Nantes, où il prendra part au camp d’entraînement des Patriotes. Il mise fort sur la possibilité de rejoindre les rangs de l’équipe de l’Université du Québec à Trois-Rivières l’an prochain.

Delphine a aussi trouvé sa voie à l’UQTR. Elle se dirige en communication sociale, débordante d’enthousiasme devant ce nouveau défi.

Charles a eu un réel coup de cœur pour la physique au cégep. Il poursuit dans la même lignée, lui aussi à l’UQTR.

Honnêtement, je ne le réalise pas trop, que ça finit, s’exclame-t-il. Le cégep a tellement passé super rapidement!

Il veut garder toutes les portes ouvertes pour son choix de carrière, mais une avenue l’intéresse particulièrement : celle de l’enseignement. Peut-être bien prof au cégep, qu’il se dit. Cette possibilité le fait sourire. Refaire son cégep toute sa vie professionnelle durant. Ce serait une douce revanche. Oui! Qui sait!

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