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Image : Illustration du Le géant Beaupré

Texte | Charles Lalande - Illustrations | Sophie Leclerc - Design | Martin Labbé

25 mars 1901. Montréal. D’un côté, Louis Cyr, l’homme le plus fort du monde au sommet de sa gloire. De l’autre, le géant Édouard Beaupré, un artiste de cirque de 2,52 m.

Plus de 100 ans après leur mort, Louis Cyr a laissé un legs considérable sur les plans humain et sportif. Quant à son rival le temps d’un combat de lutte, Édouard Beaupré, son potentiel a plutôt été mal exploité. L’homme, lui, l’a été.

Le récit qui suit est basé sur des informations publiées dans divers médias, dans des documents historiques, au Musée de Willow Bunch, des livres, des archives et des entrevues.

Les illustrations sont une interprétation des événements.

Image : Edouard Beaupré
Photo: Edouard Beaupré  Crédit: Radio-Canada

La triste petite histoire du géant Beaupré

Édouard Beaupré est le plus grand Canadien de tous les temps. Ce gentil géant de Willow Bunch, un village de la Saskatchewan, est classé comme l’un des hommes les plus grands de toute l’histoire.

Mesurant 2,52 mètres, Édouard Beaupré, dit le géant Beaupré, était une attraction partout où il passait. Cet artiste de cirque était acclamé par le public, mais ses apparitions étaient le fruit de l’exploitation de promoteurs sans scrupules. Sa vie et sa mort, en 1904, à l’âge de 23 ans, sont dignes d’un roman social.

« Les gens pensaient qu’il était un monstre, mais il était doux comme un agneau », raconte l’auteure Marjolaine Bouchard. En 2012, elle a publié la biographie romancée d’Édouard Beaupré.

Image : Le Géant Beaupré
Photo: Tout homme de taille normale en compagnie d'Édouard Beaupré avait des allures d'homme de petite taille.Crédit: Wikipédia

« Les géants ne sont pas des monstres. Ce sont des êtres exceptionnels. Les monstres ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Édouard Beaupré a été victime des pires bassesses humaines », lance-t-elle sans détour à propos de celui qui a, à l’occasion été payé avec des chèques en bois.

« Il a quand même eu la chance d’avoir une vie spéciale. Oui, il s’est fait avoir, enchaîne l’historienne Evelyne Ferron. Pour un gars de Willow Bunch, faire du cirque, être acclamé et passer dans les journaux aux États-Unis, c’était très rare. »

Pour Édouard Beaupré, cette occasion de voyager s’est transformée en éloignement, puis en isolement forcé. Quand il voyageait, les promoteurs des spectacles auxquels il participait lui interdisaient de se promener en ville, car il aurait, lui disait-on, tué le spectacle en raison de la curiosité qu’il suscitait dans un lieu public.

Rongé par la nostalgie, le géant Beaupré a tenté de chasser ses idées noires dans la boisson. « Son alcoolisme a été entretenu par les gens qui profitaient de lui. Ça le rendait moins alerte et plus vulnérable », note Evelyne Ferron.

Image : Une statue du Géant Beaupré
Photo: À défaut de ne pas avoir vécu comme il le voulait à Willow Bunch, Édouard Beaupré y est immortalisé à jamais grâce à cette statue.Crédit: Radio-Canada

Mort au Missouri

Après la représentation du 2 juillet 1904 à l’Exposition universelle de Saint Louis, aux États-Unis, Édouard Beaupré s’est rendu dans sa loge. Il s’est soudainement senti mal, crachant du sang. Quelques heures plus tard, une tuberculose et une faiblesse pulmonaire ont eu raison de lui. Il a rendu l’âme dans un hôpital de Saint Louis à 1 heure 15.

Ce soir-là, son imprésario, J.H. Noël, qui l’accompagnait, a rapporté ses dernières paroles : « Je vais mourir, c’est tellement triste de mourir si jeune et si loin de mes parents. »

« C’est une triste fin pour ce personnage de l’histoire canadienne », affirme l’historienne Evelyne Ferron.

Tout au long de sa courte carrière, Édouard Beaupré n’a eu qu’une envie : revenir auprès des siens. Toutefois, promoteurs et agents ne lui en ont jamais donné l’occasion. Ils ajoutaient constamment des contrats à son emploi du temps.

Il acceptait également d’enchaîner les tournées afin d’aider financièrement les siens. De ses cachets, il ne gardait qu’une infime partie pour subvenir à ses besoins de première nécessité et reversait le restant à ses parents.

La longue route de sa dépouille

Les parents du géant Beaupré ont vainement tenté de ramener le corps de leur aîné sur ses terres natales à Willow Bunch, en Saskatchewan, à plus de 2000 km de l’endroit où ce dernier est mort.

Cependant, en raison de sa taille et de son poids, les frais de transport étaient trop élevés pour cette famille modeste. Pour le père, fromager, il était impensable d’assumer de tels coûts. Le directeur du cirque a rassuré les parents impuissants, leur disant que le corps allait être enterré à Saint Louis.

Or, c’était un mensonge. Pendant 86 ans, le corps a été exhibé ici et là et abandonné à maintes reprises.

« L’histoire de sa mort est aussi spectaculaire que l’histoire de sa vie. Je dirais même plus », affirme Marjolaine Bouchard, qui a passé d’innombrables heures à étudier la courte vie et la mort du géant Beaupré.

Image : Carte montrant le chemin du corps d'Édouard Beaupré
Photo: Carte montrant le chemin du corps d'Édouard Beaupré  Crédit: Radio-Canada

Après sa mort, le corps embaumé d’Édouard Beaupré a été exposé dans divers cirques ambulants à Saint Louis, puis à Montréal. Chaque fois, « on s’en débarrassait comme d’un déchet », déplore l’historienne Evelyne Ferron, en raison du désintérêt du public ou à la suite d’une intervention des forces policières « puisque cela causait trop de chahut », ajoute Marjolaine Bouchard.

La dépouille a été exposée quelques mois au Musée Eden, à Montréal. Par la suite, le mystérieux musée connu pour ses expositions inhabituelles a cédé le corps du géant à un cirque. Après la faillite de celui-ci, il a été abandonné au parc Bellerive de Montréal.

En 1907, soit trois ans après la mort du géant Beaupré, ce sont finalement des enfants jouant dans le parc qui ont trouvé par hasard le corps abandonné.

Mis au courant de cette nouvelle, le Dr Louis-Napoléon Delorme y a vu une occasion intéressante. Désireux d’ouvrir un musée d’anatomie, il a payé 25 $ pour la livraison du corps au Département d’anatomie de l’Université de Montréal.

Le Dr Delorme a soumis Édouard Beaupré à un procédé de momification particulier avant de l’exposer entièrement nu dans une grande cage vitrée pendant plus d’un demi siècle, comme l’a évoqué le groupe Beau Dommage dans sa chanson Le géant Beaupré.

« Son corps est devenu un attrait, une curiosité pour les musées et un objet de science. Il y a un contrecoup à avoir un corps hors norme », déplore Evelyne Ferron.

C’est par l’entremise d’Ovila Lespérance, neveu d’Édouard Beaupré, que la famille a découvert, environ 60 ans plus tard, que le corps du géant n’avait jamais été enterré à Saint Louis. En voyage à Montréal, M. Lespérance a vu son oncle nu à l’Université de Montréal.

Outré, Ovila Lespérance a rapidement entamé des démarches pour ramener le corps en Saskatchewan. Faute d’argent, il n’a pas pu porter l’affaire devant les tribunaux.

La famille Beaupré a finalement remporté son combat en 1990. Le Dr Bernard Messier, qui était le directeur du département d’anatomie de l’université, a signé les papiers pour que la momie soit envoyée à Willow Bunch, à la seule et unique condition qu’elle soit incinérée.

Lors de ses recherches, Marjolaine Bouchard a rencontré le Dr Messier. « Il ne voulait absolument pas qu’il y ait d’autres profanateurs de tombe et de cercueil qui puissent en profiter. »

Les funérailles traditionnelles ont finalement eu lieu le matin du 7 juillet 1990. Des centaines de personnes y ont assisté pour rendre, 86 ans plus tard, un dernier hommage à Édouard Beaupré.

Pierre tombale d'Edouard Beaupré
L'épitaphe d'Édouard Beaupré, et ses cendres, sont situés sur un terrain à l'extérieur du Musée de Willow Bunch.Photo : Radio-Canada / Charles Lalande
Image : Le combat entre le géant Beaupré et Louis Cyr
Photo: Le combat entre le géant Beaupré et Louis Cyr  Crédit: Radio-Canada / Illustration: Sophie Leclerc

Comparé à Louis Cyr, renversé par Louis Cyr

Le 25 mars 1901, à Montréal, Louis Cyr, 37 ans, a vaincu Édouard Beaupré, 20 ans. Ce combat, mettant aux prises l’homme le plus rond contre l’homme le plus long, n’aura duré que 3 minutes et 39 secondes.

Ce jour-là, les quelques centaines de spectateurs réunis au parc Sohmer ont vu l’homme le plus fort du monde démolir le géant Beaupré dans cette épreuve de lutte. Le vainqueur l’a mis au tapis à quatre reprises.

« Le public était déçu. C’était grotesque. Du vaudeville », affirme l’auteure Marjolaine Bouchard.

Le quotidien La Presse, qui a commandité le combat, y était allé d’une critique acerbe au lendemain de ce spectacle peu haletant : « Cyr a triomphé avec une facilité incroyable; le géant Beaupré n’osant pratiquement porter la main sur lui… Nous n’avons jamais vu un homme aussi timide. [...] Cyr avait facilement découvert le point faible de son adversaire et le saisit à chaque fois par les reins. »

La Patrie avait également couvert ce face à face opposant les mastodontes de Willow Bunch et de Saint-Jean-de-Matha. Le défunt quotidien mettait quant à lui l’accent sur le faible nombre de spectateurs dans les estrades : « Il y avait une maigre assistance [...] et les organisateurs, qui avaient compté attirer une foule énorme avec une rencontre entre Cyr et Beaupré, ont été désappointés. »

Image : Extrait du journal Le sport
Photo: Extrait du journal Le sport  Crédit: Radio-Canada

Les désavantages d’être un géant

« À l’époque, les gens ignoraient ce qu’était le gigantisme, mentionne l’historienne Evelyne Ferron. D’importants problèmes se développent au début de l’adolescence. De plus, l’état de santé d’Édouard Beaupré commençait à se détériorer en raison de la tuberculose qui l’affligeait déjà. »

« Louis Cyr était un homme très intègre. Il a eu honte d’avoir participé à cette comédie », raconte Marjolaine Bouchard.

En plus, Édouard Beaupré s’était blessé au coude la première fois qu’il avait été jeté au sol.

Habile promotion

Durant les semaines qui ont précédé ce fameux duel, promoteurs et journalistes en ont fait la promotion, prévoyant que la taille avait de réelles chances de l’emporter sur la force.

« Tuberculose ou pas, Édouard Beaupré n’avait aucune chance de remporter ce combat. C’était impossible, dit Evelyne Ferron avec conviction. Il ne s’entraînait pas. Il n’a jamais porté le titre d’homme fort, tandis que Louis Cyr ne faisait que s’entraîner et manger des quantités astronomiques de viande. »

Une force naturelle

De par sa taille, le géant Beaupré était tout de même en mesure de réaliser des exploits pas banals, comme soulever un cheval de près 360 kilogrammes. C’est ce type de tours de force qui a laissé de nombreuses personnes imaginer que le Fransaskois pourrait rivaliser avec, voire s’imposer contre, celui qu’on surnommait le Hercule moderne.

Édouard Beaupré faisait de temps en temps des démonstrations de force dans les cirques. Cependant, en raison de ses problèmes de santé, rapidement, il était plus difficile pour lui de provoquer l’étonnement du public autrement que par sa stature hors du commun.

Cyr et Beaupré : deux êtres à l’antithèse l’un de l’autre

Louis Cyr et Édouard Beaupré étaient deux phénomènes physiques, francophones de surcroît. À première vue, cela ne semble pas être une hérésie de les comparer, mais, selon l’historienne Evelyne Ferron, les similitudes s’arrêtent là : « Louis Cyr était imbattable et charismatique avec un visage attrayant. Il avait tout ce qu’il fallait pour être bien utilisé dans les journaux. »

« Édouard Beaupré était carrément son antithèse. Il n’avait pas du tout le même genre de personnalité [que Louis Cyr] pour l’univers médiatique. Il était plus timide, réservé, il s’exprimait bizarrement et il avait une drôle de physionomie [en raison] d’une violente ruade de cheval reçue en plein visage. »

Comparer les deux phénomènes

Quelques jours avant le combat, le journal La Patrie avait publié les caractéristiques physiques des forces en présence.

Comparer Louis Cyr et Édouard Beaupré
Comparer Louis Cyr et Édouard BeaupréPhoto : Radio-Canada

La bosse des affaires

Autre différence entre les deux : Louis Cyr était devenu, au fil des ans, un homme d’affaires accompli. Bien au fait de son potentiel, ce diamant brut avait choisi de prendre les rênes de sa carrière pour toucher lui-même les revenus de ses exploits.

Quant à Édouard Beaupré, « il était trop jeune pour réaliser les impacts et le potentiel à long terme qu’il aurait pu avoir. Il n’a pas vécu assez longtemps pour avoir la vieillesse et l’expérience pour se prendre en main », affirme Evelyne Ferron.

« Il a été mal conseillé et mal entouré. Quelques proches ont tenté de le mettre en garde, mais sa famille a rapidement perdu le contrôle », a noté Marjolaine Bouchard au fil de ses recherches.

Nul ne sait ce que serait devenu un Édouard Beaupré doté d’une meilleure santé et du sens des affaires. Tout porte à croire que le géant aurait pu, avec ses 2,52 m, toucher à la Lune.

Image : Édouard Beaupré rêvait de devenir cowboy
Photo: Édouard Beaupré rêvait de devenir cowboy  Crédit: Radio-Canada / Illustration: Sophie Leclerc

Les premiers pas du géant Beaupré

Édouard Beaupré rêvait de devenir cowboy, mais sa maladie l'en a empêché. Impossible pour lui de monter sur un cheval, ses pieds touchant le sol. Ses ambitions et ses origines ont toujours été éclipsées par sa taille hors du commun tout comme le fait qu’il était issu d’une famille pionnière de la francophonie saskatchewanaise.

« Ce sont des éléments que nous ignorons parfois au Québec, dit l’historienne Evelyne Ferron. Au-delà de son gigantisme spectaculaire, Édouard Beaupré appartenait à une famille très particulière, qui a fondé Willow Bunch. »

Son père, Gaspard Beaupré, de L’Assomption, au Québec, a quitté sa terre natale pour s’établir dans l’ouest du Canada. Après un passage à Fort Walsh, en Saskatchewan, il s’est installé à Willow Bunch. Cinq ans plus tard, il a demandé sa main à Florestine Piché, une Métisse de la région de la Rivière-Rouge, au Manitoba.

Ces origines croisées expliquent pourquoi Édouard Beaupré parlait plusieurs langues, dont le français, l’anglais, le cri et le sioux. Selon un article, paru dans La Patrie en juillet 1904, des journaux américains ont fait mention que le géant parlait 20 langues, dont des langues amérindiennes.

« Toutes ces langues mélangées ont fait en sorte qu’il avait un drôle d’accent. Il parlait un français très cassé, mais le fait qu’il soit francophone l’a beaucoup aidé à se faire connaître au Québec », explique Evelyne Ferron.

Image : Le couple Gaspard Beaupré et Florestine Piché
Photo: Le couple Gaspard Beaupré et Florestine PichéCrédit: Radio-Canada

Une famille nombreuse

Le couple formé par Gaspard Beaupré et Florestine Piché a donné naissance à 20 enfants, mais plusieurs sont morts en bas âge.

Édouard, l’aîné, a vu le jour le 9 janvier 1881. À sa naissance, il pesait un peu plus de 4 kilogrammes.

Il n’a pas perdu de temps pour inscrire son nom dans l’histoire de Willow Bunch en devenant le premier enfant à être baptisé par le prêtre du village, le père St-Germain.

Son gigantisme est dû à une tumeur de l’hypophyse. Cette tumeur a provoqué des niveaux élevés d’hormones de croissance 5 qui ont fait en sorte qu’il n’arrêtait jamais de grandir.

Au cours des premières années de sa vie, son développement physique était relativement normal, mais alors qu’il n’était qu’un enfant, il a rapidement atteint la stature d’un homme.

Profession rêvée : cowboy

Si Édouard Beaupré avait pu choisir sa destinée, il n’aurait jamais été un artiste de cirque. Son rêve de jeunesse était de devenir cowboy, mais son gigantisme l’en a empêché.

Jeune, il a fait tourner bien des têtes en maniant le lasso avec beaucoup de dextérité, dit-on.

Cependant, à partir de 17 ans, aucun cheval ne pouvait convenir à son gabarit. Au même moment, le cirque l’a éloigné de Willow Bunch, et de ce fait, des chevaux.

Il rentrait parfois à la maison pour de brefs séjours. Après sa défaite contre Louis Cyr, il a travaillé dans un ranch du Montana, aux États-Unis, comme palefrenier. Appelé à prendre soin des chevaux, il tentait une fois de plus de devenir cowboy. Après cette autre tentative infructueuse, il a jeté l’éponge, se rendant à l’évidence que ce rêve était impossible à réaliser.

Il a dû poursuivre sa carrière d’artiste de cirque jusqu’à la fin de sa courte vie.

Native de Regina, la femme d’affaires Dawn Lessard s’est installée à Willow Bunch en 2012. Depuis, elle a fait l’achat d’un motel et d’un pub, tous deux situés Avenue B. Les fondateurs avaient pris soin d’utiliser le nom et l’image d’Édouard Beaupré, tant pour les logos que pour le nom des établissements.

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Dawn Lessard est propriétaire d'un motel et d'un pub qui portent tous les deux le nom d'Édouard BeaupréPhoto : Radio-Canada

Quand elle s’est portée acquéreuse des commerces, il était impératif pour la nouvelle propriétaire de ne pas modifier quoi que ce soit. Le nom du géant est également bien visible sur le menu du restaurant.

« Je ne le connaissais pas avant d’habiter ici, mais j’ai rapidement compris qu’il était important. Les gens du coin parlent encore beaucoup de lui, et les touristes posent beaucoup de questions. »

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Dawn LessardPhoto : Radio-Canada

La visite du Musée de Willow Bunch, situé rue Édouard-Beaupré, débute toujours par un tour dans une pièce réservée exclusivement au géant. On y retrouve une tonne de souvenirs et d’informations sur la fierté locale. 

Le petit-neveu d’Édouard Beaupré, Paul Lesperance, et sa petite-nièce, Nichole Lesperance-Gellner, travaillent toujours au musée. En dépit du fait qu’ils n’ont jamais pu le rencontrer, tous les deux se plaisent à faire connaître leur ancêtre, comme plusieurs membres de leur famille l’ont fait durant leur enfance.

Grâce à eux, la vie, l’histoire et les réalisations d’Édouard Beaupré ne tomberont jamais dans l’oubli.

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