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Image : Bouteille de plastique.

Les océans sont au centre de la vie sur Terre. Les services qu’ils nous rendent sont immenses. Mais les océans sont malades et les maux qui les affligent commencent à avoir des répercussions sur l’ensemble des êtres vivants. Peut-on encore renverser la vapeur?

Par Maxime Poiré et Bernard Laroche

La Terre, la planète bleue. Sa surface est recouverte à 71 % par des océans qui sont interconnectés. En tout, cela représente un volume immense de 1,37 milliard de kilomètres cubes d’eau salée.

Image de la NASA montrant l'Amérique du Nord.
L'Amérique, un continent au centre des océans.Photo : NASA

On a donné à cette planète le mauvais nom. On l'a nommée Terre. On aurait dû la nommer Aqua.

Une citation de :Kathy Sullivan, astronaute et océanographe américaine

Peu d’entre nous ont observé la Terre comme Kathy Sullivan. Cette astronaute américaine est aussi océanographe. Elle pose un regard unique sur l’avenir des humains, si intimement lié à celui des océans.

Portrait de Kathy Sullivan.
Kathy Sullivan, astronaute et océanographe américaine.Photo : Radio-Canada

L'océan, pour moi, ça représente la vie. C'est à cause de l'océan de cette planète que nous vivons. La moitié de l'oxygène que nous respirons provient de l'océan. Je crois que je suis optimiste, mais quand il s'agit de l'océan aujourd'hui, je suis inquiète.

Kathy Sullivan : des étoiles aux fosses abyssales

C’est lors d’un vol à bord de la navette Challenger en 1984 que Kathy Sullivan inscrit son nom dans le grand livre de l’aventure aérospatiale des États-Unis. Elle devient alors la première femme américaine à marcher dans l'espace.

L’astronaute et océanographe va ensuite réaliser deux autres missions spatiales avant d’être nommée scientifique en chef de la NOAA, la prestigieuse agence américaine responsable de l'étude de l'océan et de l'atmosphère.

Ses exploits ne s’arrêtent pas là. En 2020, Kathy Sullivan est invitée à plonger à bord d’un submersible dans la fosse des Mariannes. L’objectif est de descendre jusqu’au point nommé Challenger Deep, l’endroit le plus profond jamais mesuré dans les océans, à plus de 10 900 mètres sous le niveau de la mer. Elle est alors devenue le premier être humain à avoir marché dans l’espace et à s’être aussi rendu au point le plus profond des océans.

Kathy Sullivan dans l'espace.
Kathy Sullivan a été la première Américaine à marcher dans l'espace en octobre 1984.Photo : Radio-Canada / NASA
Une tortue se déploie dans l'océan.
Une tortue nage près de coraux au large de Big Island à Hawaï.Photo : La Presse canadienne / AP/Brian Skoloff

Des océans sous haute tension

En plus d’être notre principale source d’oxygène, les océans influencent largement le climat de la planète. Ils absorbent la chaleur de l’atmosphère et sont aussi de véritables puits qui capturent le gaz carbonique.

L’océan constitue également la plus grande source de protéines de la planète. C’est le garde-manger de plus de 3 milliards d'humains.

Mais les nouvelles ne sont pas bonnes. En 2019, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a déposé un rapport spécial sur l’océan lors d’une conférence à Monaco. Son constat a de quoi faire frémir :

Dans le monde entier [...] les océans subissent "les ardeurs" du changement climatique depuis des décennies, ce qui a des conséquences radicales et profondes sur la nature et l'humanité.

Une citation de :Extrait du rapport du GIEC

Le physicien Denis Gilbert a fait partie de la délégation canadienne qui a travaillé à l’adoption du rapport du GIEC à Monaco. Avec les niveaux de CO2 actuels qui continuent d'augmenter, la tendance lourde actuelle me force à être pessimiste, souligne-t-il.

Portrait de Denis Gilbert.
Denis Gilbert est chercheur sur le climat des océans.Photo : Radio-Canada

En tant qu'espèce, les humains sont en train de modifier les océans de telle façon qu'on risque de vraiment leur nuire au niveau de la biodiversité et de l'abondance de plusieurs espèces de poissons et d'invertébrés marins.

Une citation de :Denis Gilbert, chercheur en océanographie physique, Pêches et Océans Canada

Avec l’augmentation du CO2, la température de la planète se réchauffe et cela provoque son lot de bouleversements.

Un océan
La couleur de l'eau des océans sera modifiée par le réchauffement climatique et les changements dans la répartition du phytoplancton.Photo : iStock

C’est ce que constate Peter Galbraith, chercheur à l’Institut Maurice-Lamontagne. Comme un docteur au chevet d’un malade, il observe depuis des années le grand système que constitue le Saint-Laurent. Son diagnostic est sans équivoque : la température de l’eau ne cesse d’augmenter.

On doit s'inquiéter parce qu'on est sorti de l'enveloppe du connu.

Une citation de :Peter Galbraith, chercheur en océanographie physique, Pêches et Océans Canada
Peter Galbraith dans un hélicoptère.
Peter Galbraith, chercheur à l’Institut Maurice-Lamontagne.Photo : Peter Galbraith

Chaque année, on brise le record. Donc on est déjà dans des températures que le golfe, dans les 100 dernières années, n'a pas connues.

Une citation de :Peter Galbraith, chercheur en océanographie physique, Pêches et Océans Canada

Peter Galbraith est particulièrement inquiet du réchauffement de la couche d’eau profonde, où vivent de nombreux organismes marins. Cette couche n’est pas en contact avec l’atmosphère et elle est indépendante des couches supérieures. Sa température est influencée par les grands courants océaniques de l’Atlantique, qui eux, ont commencé à être perturbés par les changements climatiques.

Ce mélange est de plus en plus riche en eau chaude. Donc, on sait que pour les quelques prochaines années, à tout le moins, ça va continuer à réchauffer.

Une citation de :Peter Galbraith, chercheur en océanographie physique, Pêches et Océans Canada

Le réchauffement des océans provoque aussi la hausse du niveau de l’eau. Un phénomène qui n’est pas près de s’arrêter.

L'éléphant dans la pièce qui fait peur à tout le monde, c'est la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique.

Une citation de :Denis Gilbert, chercheur en océanographie physique, Pêches et Océans Canada
Le glacier Apusiajik se jette dans la mer.
Des scientifiques travaillant pour la NASA analysent les eaux des mers du Groenland, en proie au réchauffement climatique. Sur la photo : le glacier Apusiajik, situé près de la localité de Kulusuk. Photo : Getty Images / JONATHAN NACKSTRAND

Denis Gilbert explique qu’il y a deux décennies, ce phénomène était relativement lent, mais qu’il s’est accéléré depuis.

Selon le GIEC, le niveau de la mer pourrait augmenter de 30 cm à 60 cm d’ici 2100. Jumelées à l’intensification des phénomènes météo extrêmes, les conséquences seront majeures pour les humains. Environ 30 % de la population mondiale habite à moins de 100 km d’une côte. De nombreuses villes côtières et des îles de faible élévation vont y goûter.

On peut s'imaginer des villes comme Shanghai, des villes comme New York essayer de se protéger. Ici, la ville de Québec est un endroit où il va y avoir aussi des effets de la hausse du niveau de la mer.

Une citation de :Denis Gilbert, chercheur en océanographie physique, Pêches et Océans Canada

Un autre problème de taille est l’acidification des océans. Ces immenses masses d’eau absorbent plus du quart des émissions de CO2 produites par l’homme chaque année. Ce dioxyde de carbone se dissout dans l’eau et forme de l’acide carbonique. Conséquence : son pH diminue et l’océan s’acidifie.

Ce processus risque de s’intensifier à proximité de la surface où l’on retrouve une grande partie des espèces exploitées par l’homme. On est en train de faire une expérience avec le CO2 qui a le potentiel d'appauvrir énormément les océans, estime Denis Gilbert.

Les récifs de corail abritent un tiers des espèces marines et protègent les côtes des raz-de-marée.
Les récifs de corail abritent un tiers des espèces marines et protègent les côtes des raz-de-marée.Photo : Radio-Canada

Tout porte à croire que les organismes qui possèdent une structure calcaire seraient touchés. On pense ici au plancton, à la base de la chaîne alimentaire.

Certains mollusques et crustacés aussi pourraient avoir de la difficulté à former leurs coquilles et leurs squelettes externes. Enfin, les coraux, qui sont une formidable pouponnière pour les poissons, risquent d’avoir de plus en plus de difficultés à survivre.

Homardier des îles de la Madeleine
La zone de pêche des Madelinots est en plein cœur du golfe du Saint-Laurent.Photo : Radio-Canada

La vie dans les océans : les perdants et les gagnants

Le golfe du Saint-Laurent subit les contrecoups des bouleversements qui secouent les océans partout sur la planète. Par exemple, le homard se porte à merveille. Par contre, des espèces comme le crabe des neiges, la crevette et le turbot ont déjà de la difficulté à s’acclimater.

C'est sûr que l'eau s'est réchauffée dans le golfe, ça, on s'en rend tous compte.

Une citation de :Jean-Frédéric Côté, pêcheur, Rivière-au-Renard

Au quai de Rivière-au-Renard, en Gaspésie, le pêcheur de crevette Mario Côté et son fils Jean-Frédéric ont dû composer avec les changements qui touchent le golfe du Saint-Laurent.

C'est vrai que ça fait peur. On ne peut pas s'en cacher que ça fait peur, tout ce qu'on entend. Le réchauffement, tu sais, c'est gros.

Une citation de :Mario Côté, pêcheur, Rivière-au-Renard
Jean-Frédéric et son père Mario devant un filet de pêche.
Les pêcheurs gaspésiens Jean-Frédéric et Mario Côté.Photo : Radio-Canada

Comme les pêcheurs, les scientifiques canadiens se posent des questions sur l’impact qu’a le réchauffement des eaux sur les espèces marines. Pour le biologiste de Pêches et Océans Canada Hugo Bourdages, tout n’est pas blanc ou noir dans le golfe du Saint-Laurent. Il n'y a pas de bon et de pas bon dans ce réchauffement qu'on observe. C'est plus un déplacement de nos espèces dans l'espace.

Selon lui, plusieurs espèces se portent bien dans cet environnement changeant.

C’est le cas du sébaste, qui est devenu le nouveau roi du Saint-Laurent après une baisse dramatique des stocks dans les années 80.

Des sébastes.
Le sébaste est de retour en force dans le Saint-Laurent.Photo :  Pêches et Océans Canada / Claude Nozères

Dans la salle des bassins de l'Institut Maurice-Lamontagne à Mont-Joli, les chercheurs Caroline Senay et Denis Chabot explorent plusieurs hypothèses pour tenter de comprendre le rétablissement étonnant des populations de sébastes.

Celle qui semble la plus plausible, c’est que les sébastes sont une des rares espèces qui tirent plutôt bien leur épingle du jeu face aux changements climatiques.

Une citation de :Caroline Senay, biologiste en évaluation des stocks, Pêches et Océans Canada

Les scientifiques ont capturé 800 sébastes dans le Saint-Laurent pour les exposer ensuite aux variations de température et d’acidité qui sont anticipées dans le golfe d’ici la fin du siècle. C'est clair que le golfe du Saint-Laurent dans 50 ans va être différent de celui d'aujourd'hui, explique Denis Chabot.

Leur étude va permettre de mieux prédire la physiologie, les besoins énergétiques et les taux de croissance et de survie du sébaste aux conditions actuelles et futures.

Il y aura encore une biodiversité à ce moment-là. Mais on aura perdu l'écosystème qu'on connaît actuellement et à mes yeux c'est une perte pour la planète et pour nous.

Une citation de :Denis Chabot, chercheur en écophysiologie, Pêches et Océans Canada
Des thons rouges tout juste pêchés
Le thon est victime de la surpêche, notamment en Asie.Photo : Reuters / Antara Foto Agency

La surpêche : un fléau mondial

Mais, selon certains scientifiques, les changements climatiques ne sont pas la seule menace à la survie des stocks de poissons.

La surpêche, c'est la raison principale du déclin de la santé des océans. Parce que la surpêche et la pêche, en fait, c'est fait pour tuer des poissons.

Une citation de :Daniel Pauly, biologiste, Université de la Colombie-Britannique, Vancouver

À Vancouver, au bord du Pacifique, Daniel Pauly dresse un constat accablant de notre gestion des pêcheries. Ce biologiste a consacré sa vie à étudier l’impact des pêches sur la planète.

Daniel Pauly, dans son bureau de l'Institut pour les océans et les pêcheries de l'Université de la Colombie-Britannique.
Le biologiste Daniel Pauly a été nommé Scientifique de l'année de Radio-Canada en 2016 « pour avoir dévoilé l'ampleur véritable de la surpêche dans les océans de la planète ».Photo : Radio-Canada / Paul Préfontaine

Dans la plupart des pays, la surpêche est le résultat d'une pêche incontrôlée, déclare-t-il, donc la pêche incontrôlée devient une surpêche.

Parmi les espèces qui sont exploitées au maximum de ce qu’elles peuvent endurer, on pense au thon et au requin. Selon les chiffres recueillis par l’ONU, 94 % des stocks de poissons seraient à la limite de leur exploitation ou bien surexploités.

Mais peut-être est-ce davantage? Le problème, c’est que trop souvent on ne sait pas avec précision ce que les pêcheurs sortent de l’océan.

La méconnaissance des prises réelles des pêcheries mondiales a caché une partie du déclin. Encore aujourd'hui, on a l'impression que les stocks se maintiennent, alors qu'en fait, ils s'écroulent très souvent.

Une citation de :Daniel Pauly, biologiste, Université de la Colombie-Britannique, Vancouver
Des bouteilles à la chaîne.
Des bouteilles de plastique sont remplies d'eau dans une usine.Photo : Getty Images / Hazem Bader

Les effets méconnus du plastique dans l’océan

Chaque année, on produit plus de 300 millions de tonnes de plastique dans le monde. Selon une étude récente, à peine 9 % de cette matière serait recyclée et 12 % incinérée. L’immense majorité des plastiques, 79 %, se retrouvent dans les dépotoirs ou pire encore, dans l’environnement.

Chaque minute on a environ un camion de vidange de déchets de plastique qui est déversé dans l'océan.

Une citation de :Sarah-Jeanne Royer, océanographe, Institut d'océanographie Scripps, San Diego, Californie, États-Unis

Chaque année, 8 millions de tonnes de plastique aboutissent dans les océans. L'impact du plastique sur la santé des océans est immense, déplore Sarah-Jeanne Royer.

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Sarah-Jeanne Royer a fait des océans son principal laboratoire de recherche.Photo : Radio-Canada

Depuis quelques années, cette scientifique québécoise alterne ses recherches entre Hawaï et San Diego, en Californie. Sa spécialité : les effets de la pollution des plastiques dans l’océan.

Une fois dans l’océan, le plastique se disperse et les dommages sont durables. On estime que le plastique peut rester dans l’environnement durant des centaines d’années. Les animaux marins, du plus petit au plus grand, confondent ces morceaux de plastique de différentes tailles avec la nourriture.

Selon la Commission océanographique de l'UNESCO, ces débris causent annuellement la mort d’un million d’oiseaux. Et c’est sans compter les 100 000 mammifères marins qui perdent la vie chaque année, empêtrés dans des engins de pêche faits de plastique.

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Un sac de plastique sur un récif de corailPhoto : getty images/istockphoto / WhitcombeRD

Mais la pollution par les plastiques dans les océans risque de causer d’autres dommages à la planète, jusque-là insoupçonnés.

Parce que le plastique est produit à partir de combustibles fossiles comme le pétrole, Sarah-Jeanne Royer s’est demandé si sa dégradation dans l’océan pouvait avoir un effet sur la hausse des émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Pour moi, ça ne fut pas une grande surprise de voir que des gaz à effet de serre sont produits à partir du plastique. Ma surprise était que personne ne l'avait étudié, s’étonne-t-elle.

Elle et son équipe ont fait des tests sur le polyéthylène, la sorte de plastique qu’on retrouve le plus dans l’océan. Ils ont démontré que plus un objet se fragmente, plus il offre une grande surface aux rayons du soleil. Ainsi, il émet davantage de gaz et devient encore plus nocif pour l’environnement.

Comme on sait que le temps de vie du plastique est énorme, des centaines d'années, bien ce plastique va continuer à produire ces gaz à effet de serre sur une échelle de temps incroyable.

Une citation de :Sarah-Jeanne Royer, océanographe, Institut d'océanographie Scripps, San Diego, Californie, États-Unis

Les résultats de son étude n’ont pas plu à tout le monde. Je crois que l'industrie du plastique n'a pas tellement aimé la publication, constate-t-elle. Elle ajoute avoir essayé de travailler avec eux lors de ses recherches, mais sans succès. J'ai demandé de l'aide, puis à chaque fois ils ont fermé les portes. Ils m'ont dit qu'ils ne pouvaient pas avoir de communications avec moi.

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, la consommation de plastique à usage unique aurait augmenté de 250 % à 300 % aux États-Unis seulement. À l’échelle de la planète, des chercheurs ont calculé que la production de plastique va doubler d’ici 15 ans et quadrupler d’ici 2050.

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La Fondation Race for Water veut alerter la planète sur l'urgence de préserver les océans de la pollution par les plastiques.Photo : Reuters / Cheryl Ravelo-Gagalac

Minuit moins une pour les océans

Les humains sont-ils allés trop loin? Dans son rapport sur l’océan, le GIEC croit qu’il est encore possible de sauver la mise : Plus nous agirons rapidement et de manière décisive, plus nous serons en mesure de faire face aux changements inévitables [...] et d’assurer la durabilité des écosystèmes et des populations du monde entier.

L’appel a été entendu, mais est-ce que ce sera suffisant? Partout sur la planète, des initiatives voient le jour pour tenter d’enrayer le déclin des océans.

En Floride par exemple, des scientifiques ont réussi à reproduire une espèce de corail en laboratoire. Ils pensent être en mesure de restaurer les récifs nécessaires à la vie marine qui sont menacés de disparition.

Des programmes de certification ont été créés ici et ailleurs pour aider les consommateurs à choisir des poissons et des fruits de mer, pêchés ou produits de façon durable.

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Le bateau Ocean Cleanup a tiré le dispositif Wilson jusqu'à l'immense île de plastique qui pollue l'océan Pacifique.Photo : Associated Press / Lorin Eleni Gill

De nouvelles technologies sont aussi développées pour débarrasser les océans du plastique. Et partout, des corvées sont organisées pour nettoyer les plages et les fonds marins.

Mais il faudra aussi que les nations s’engagent de façon décisive. Par exemple en créant des aires marines protégées. Des zones où les activités humaines sont strictement encadrées et où la pêche est souvent interdite.

Les aires marines protégées, une fois qu'elles sont créées, elles produisent plus de poissons pour les pêcheurs qui travaillent dans les zones non protégées. Et ça, c'est quelque chose qui est bien établi partout.

Une citation de :Daniel Pauly, biologiste, Université de la Colombie-Britannique, Vancouver

Le chaos peut être évité, affirme Kathy Sullivan, mais à condition que des changements majeurs soient mis en place à l’échelle planétaire. Tous ces problèmes sont plus grands que chaque pays. Il s'agit de toute la planète. Il faudra l'action commune de toute l'humanité.

Et selon elle, ce sont les nouvelles générations qui devront montrer la route.

Je dirais aux jeunes : votre créativité, votre intelligence, votre passion, la planète en a besoin. Alors vous pouvez changer les choses! Il faut vraiment que vous changiez les choses. Alors rêvez, travaillez fort et allez-y!

Une citation de :Kathy Sullivan, astronaute et océanographe américaine

Le reportage de Maxime Poiré et de Bernard Laroche est diffusé à l'émission La semaine verte le samedi à 17 h et le dimanche à 12 h 30 sur ICI TÉLÉ. À ICI RDI, ce sera le dimanche à 20 h.

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