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Image : Gerry Fassett en action, sur ses skis de fond, en 1988.

Un texte de Bruno Savard

Je devais rencontrer Gerry Fassett la semaine dernière au centre de ski Sentiers des Grandes Prairies, à Saint-Romuald. C'était l'un de ces mardis où les écoles étaient fermées et où les sorties de route se comptaient par dizaines.

Le plan était de faire quelques kilomètres de ski de fond en sa compagnie, question de préparer un reportage sur l'exploit qu'il devait accomplir le week-end suivant.

Gerry prend le départ du Marathon de Ski Canadien, un événement qui se tient exceptionnellement en solitaire et de façon virtuelle, cette année. Les participants doivent terminer deux marathons de ski de 50 km en deux jours, et ce, en totale autonomie.

Comme la tempête fait rage, j'ai voulu m'assurer qu'il allait être dans les sentiers. Au bout du fil, sa gentille conjointe Caroline m'assure que son Gerry est bel et bien à l'entraînement, malgré le temps peu clément.

Je me rends donc au centre de ski. Il n'y a que deux véhicules dans le stationnement, ceux de Gerry et du préposé à l'entretien. Cette journée-là, le centre de ski des Grandes Prairies est fermé. Personne n'oserait s'aventurer dans les sentiers aujourd'hui. Personne sauf Gerry Fassett.

Mes skis en main, je me faufile, armé d'un appareil photo, entre les barrières fermées, avec l'autorisation du préposé. L'opérateur de la niveleuse me dit qu'il a vu un homme au bout de la 10 avec un immense sac à dos. Il était seul. C'est Gerry, c'est certain, que je me dis.

Une dizaine de minutes plus tard, je distingue sa silhouette au loin. Il est droit comme un chêne, agile comme un félin... L'athlète adepte d'épreuves d'ultra distance s'avance vers moi avec un large sourire. C'est bien lui, Gerry Fassett. Une jeunesse de 73 ans!

Gerry Fassett à l'entraînement, dans une tempête de neige, sac à dos sur les épaules et sourire au visage.
Gerry Fassett s'est entraîné tous les jours depuis les dernières semaines en portant le sac à dos qu'il portera lors du marathon.Photo : Radio-Canada / Bruno Savard

Il y a un bon moment que je voulais réaliser un reportage avec ce personnage. Étant moi-même adepte d'épreuves longue distance, j'avais souvent entendu parler du légendaire Gerry.

Nous avons quelques amis en commun, et autour d'une bière d'après-triathlon ou d'une discussion impromptue entre deux intervalles de natation, j'étais étonné de voir à quel point le nom de Gerry revenait à tout coup dans les récits de mes partenaires d'entraînement. Et généralement, plus le récit est abracadabrant, plus souvent le nom de Gerry est prononcé.

Gerry Fassett lors d'un triathlon, pendant l'épreuve de vélo.
Image : Gerry Fassett lors d'un triathlon, pendant l'épreuve de vélo.
Photo: Gerry Fassett lors d'un triathlon, pendant l'épreuve de vélo  Crédit: Courtoisie

La rencontre

Mon premier vrai contact avec ce modèle de persévérance remonte à un triathlon que nous avons fait à Saint-Félicien, il y a trois ou quatre ans. Je me souviens de l'avoir vu passer le fil d'arrivée de cette épreuve de distance olympique — 1,5 km de nage, 40 km de vélo, 10 km de course —, après bon nombre de participants, certes, mais toujours droit, la poitrine fière... À ce moment-là, il devait avoir 70 ans.

Soyons francs : à 70 ans, la plupart du temps, on est considéré comme un aîné. Il s'était joint à nous pour un verre sur une terrasse, près de la rivière Ashuapmushuan. Nous étions six autour de la table. Le plus jeune d'esprit, c'était Gerry. Le plus blagueur, mais en même temps le plus sage.

Mon père m'a toujours dit que j'avais reçu deux vaccins à la naissance : un fait avec l’aiguille d'un ressort pour me donner du spring, l'autre avec une aiguille de gramophone... Je n’arrêtais pas de parler!

Une citation de :Gerry Fassett

Puis, au hasard d'un entraînement en sentier un peu plus tard, je l'avais croisé au parc Valero les Écarts, à Lévis. Je m'entraînais en vue du Ironman Cozumel. C'était l'une de mes longues sorties; je devais courir pendant trois heures en sentier. Il s'est informé de ma préparation. Et moi de la sienne. Que faisait-il ce jour-là? Tout bonnement un marathon. Il prévoyait courir entre six et sept heures d'affilée dans les sentiers sinueux de ce parc.

Au fil de la discussion, il trébuche sur une racine. Ma réaction a été immédiate. Durant une fraction de seconde, je l'ai imaginé, un homme ayant l’âge de mon père, souffrant, au sol. Je me suis imaginé en train de contacter les secours. C'était presque au ralenti : un aîné qui trébuche!

Mais sitôt au sol, il s'est relevé comme l'aurait fait un gamin de 12 ans. Aussi agile, aussi insouciant. Je crois qu'il n'a même pas cessé de parler. Alors dans mon esprit, quand il a amorcé sa chute, il était M. Fassett, un monsieur de 70 ans. Quand il s'est relevé, il était Gerry. Tout simplement Gerry, un partenaire d'entraînement. Il n'y avait plus de différence d'âge, entre lui et moi. Simplement un immense fossé de sagesse et d'expérience.

Alors me voici donc en piste avec le légendaire Gerry (Nouvelle fenêtre). Dès le départ, il me lance un sympathique avertissement : Je ne m'arrête pas pour jaser. Partons tout de suite, parce que sinon, je gèle.

Gerry Fassett est tout sourire, alors qu'il skie.
Image : Gerry Fassett est tout sourire, alors qu'il skie.
Photo: Gerry Fassett est tout sourire alors qu'il skie.  Crédit: Radio-Canada / Bruno Savard

Les effets du vieillissement

Il m'explique dès lors que le vieillissement fait son œuvre. Il n'a plus sa capacité d'antan à supporter le froid. Ses mains gèlent rapidement. C'est pour cette raison qu'il a cessé, il y a six ans, de participer au Marathon canadien de ski (Nouvelle fenêtre), dont l'épreuve maîtresse est le 2 x 80 km. Et quand on est dans la catégorie or comme lui, on a le privilège de réaliser l'épreuve en autonomie, en dormant à la belle étoile, en compagnie des autres participants de cette catégorie.

Une année, nous étions 99 à prendre le départ et seulement 13 ont terminé la course. Il faisait -46 °C avec le facteur de refroidissement éolien.

Une citation de :Gerry Fassett

Bien sûr, Gerry était dans les 13 qui ont terminé l'épreuve. Parce que Gerry n'abandonne pas. Jamais! Mais il a dû se résigner. Le sang circule moins bien dans ses mains et le risque d'engelure devenait de plus en plus grand. Il ne ferait plus le Marathon canadien de ski. 160 km, c’est trop. Mais quand, cette année, la pandémie a fait en sorte que la distance allait être réduite à seulement 100 km sur deux jours, c'était sa chance de renouer avec cet événement qu'il affectionne tant.

Gerry Fassett lors de son défi de 100km de ski en deux jours.

Cent kilomètres en deux jours

Photo : Radio-Canada / Bruno Savard

J'ai des amis que je connais depuis 20 ans, mais on ne se voyait qu'une fois par année et c'était au Marathon canadien de ski.

Deux autres raisons l'ont incité à se lancer à nouveau dans l'aventure, cette année : il sera accompagné de son plus jeune fils, Emmanuel, et la course se fera en l'honneur de tous les travailleurs de la santé en première ligne depuis le début de la pandémie.

Quand je serai fatigué, je penserai à ces infirmières, aux préposées et aux médecins. Moi, je serai fatigué parce que j'ai choisi d’être là, personne ne m'y oblige. Eux, ils n'ont pas le choix. Ils mettent leur santé en péril pour nous aider!

Une citation de :Gerry Fassett
Dossard du Marathon canadien de ski, où l'on voit le nom de Gerry Fasset et le numéro 89.
Le dossard no 89 lui est à tout jamais réservé. Il fait partie des athlètes de niveau platine du Marathon canadien de ski.Photo : Courtoisie
Gerry en compagnie de son fils, sac à dos sur le dos, lors d'un marathon de ski de fond.
Image : Gerry en compagnie de son fils, sac à dos sur le dos, lors d'un marathon de ski de fond.
Photo: Gerry en compagnie de son fils, sac à dos sur le dos, lors d'un marathon de ski de fond.  Crédit: Radio-Canada / Bruno Savard

De la vieille école

Gerry parle de l'aventure qui l'attend en fin de semaine comme d'autres parlent de leur projet de peinturer la chambre de leur enfant. C'est normal pour lui.

Il me détaille ce qu'il traîne dans son immense sac à dos trop lourd. (Selon les règlements de l'épreuve, son sac doit peser au minimum 5 kg.) Il y a tout son bazar pour camper en forêt, son alimentation, son sac de couchage, mais... pas de tente!

La tente qu'il possède est trop lourde. Alors il a choisi de dormir à la belle étoile. Il va peut-être utiliser une bâche pour couvrir son sac de couchage afin de le protéger de la neige. Il est conscient qu'au cours de la nuit, la neige qui se déposera sur son sac de couchage risque de fondre en raison de la chaleur dégagée par son corps. Et le lendemain, son équipement deviendrait encore plus lourd à transporter.

Il sait très bien qu'il ne dispose pas des équipements techniques et sophistiqués qu'ont les autres participants et ne s'en fait pas. Mon équipement est désuet... Comme moi!

Gerry Fassett aura 73 ans dans deux mois. Il réalise que ses capacités physiques sont hors normes. Mais cette forme physique, il ne l'a pas volée. Être en forme, ce n'est pas un cadeau, m'explique-t-il. Ça se travaille.

Gerry Fassett lors d'une épreuve de vélo.
Gerry Fassett lors du triple Anvil Virginie, en 2013 Photo : Courtoisie

Il n'aime pas que les gens lui disent qu'il est chanceux d'être autant en forme pour un septuagénaire. La forme physique, ça ne se gagne pas à la loterie. Et ces temps-ci, il m'avoue être particulièrement en forme.

La santé, certes, est une question de génétique, mais ce qu'on fait de cette chance nous appartient. Toute sa vie, il a investi dans ses capacités de base. Je n'ai pas d'argent en banque, mais je suis immensément riche. Riche de ma santé!

Gerry en wetsuit, le matin avant son départ pour le USA ultra triathlon.
Image : Gerry en wetsuit, le matin avant son départ pour le USA ultra triathlon.
Photo: Gerry en wetsuit, le matin avant son départ pour le USA ultra triathlon.  Crédit: Courtoisie

Attachement à l'eau

Il a passé toute sa carrière dans le monde de l'enseignement à Lévis. Il a été conseiller pédagogique, professeur d'éducation physique et d'anglais. Ses plus beaux souvenirs de carrière? C'est quand il faisait découvrir le canot-camping à ses élèves. D'ailleurs, le canot est sa véritable passion, comme s'il fallait qu'il en ait une plus que d'autres!

Il semble avoir un attachement à l'eau, d'ailleurs. L'été dernier, alors que les piscines publiques étaient fermées, il est allé nager 120 fois dans le fleuve avec son ami de longue date Pierre Létourneau. Sa dernière sortie était le 21 novembre. Il a dû se résigner à mettre fin à sa saison d'entraînement de natation, puisque même ses gants en néoprène n'arrivaient plus à protéger ses mains du froid. Ah! Ces fameuses mains qui gèlent!

Vous ne serez pas surpris d'apprendre que Gerry est un nageur d'endurance. À l'âge de 65 ans, en Virginie, il a réalisé un triathlon de distance triple Iron. L'Ironman est l'ultime épreuve d'endurance pour bien des gens. Elle a été créée par un trio d'athlètes à Hawaï, il y a 45 ans, pour déterminer qui était le plus fort entre un nageur, un cycliste et un coureur. Ils ont imaginé l'ultime épreuve : le Ironman!

Celui qui pouvait enchaîner 4 km de nage, 180 km de vélo et 42 km de course à pied aura le privilège de se vanter toute sa vie d'être un homme de fer. Gerry lui, a fait ce que la USA Ultra Triathlon Federation (Nouvelle fenêtre) appelle le « Triple Anvil » : 11,6 km de nage, 540 km de vélo et 126 km de course à pied.

Prenez une pause, relisez le dernier paragraphe, et imaginez-le!

Gerry Fassett sous l'arche d'arrivée de USA Ultra Triathlon. Il tient une massue dans ses mains.
Gerry Fassett complète le triple Anvil. La tradition veut qu'un coup de massue sur une enclume d'acier confirme qu'il est un homme de fer.Photo : Courtoisie

Il me raconte cet exploit avec une telle désinvolture que ça en est déstabilisant. Nous enfilons les kilomètres de ski. J'en oublie que nous sommes en pleine tempête. Il neige à l'horizontale, mais je n’en ai rien à faire. Je m'abreuve de ce récit.

Il me raconte que durant l'épreuve de vélo, il allait s'endormir au guidon. Il a donc choisi de s'étendre au sol pour une sieste sur un morceau de carton qu'il trimbalait. Son épouse l'accompagnait à titre d'aide de camp pour cette folie. Elle devait gérer son alimentation et son temps. Gerry n'a pas de montre, pas de chrono. Il s'en fout!

Alors qu'il roulait en pleine nuit, Caroline s'était installée à une table à pique-nique le long du parcours pour lui tendre les aliments dont il aurait besoin. Quand il est passé devant elle, Caroline dormait profondément. Il n'a pas osé la réveiller. Sauf qu'elle le chicanera plus tard, parce qu'à son réveil, elle n'avait aucune idée où il pouvait se trouver sur le parcours, s'il était passé devant elle ou — pire — s'il avait fait une chute.

Une fois la portion de vélo complétée, il décide de dormir. Une heure pas plus, insiste-t-il auprès de Caroline. Tu me réveilles à 7h. Pas une minute de plus! Et il s'endort profondément.

Après cette sieste, il s'est réveillé en sursaut et en furie de constater qu'il faisait noir. Dans la confusion, il estime avoir dormi toute la journée. Il s'apprête à enguirlander Caroline qui n'avait pas suivi sa recommandation... Gerry! On est le soir. Tu t'es endormi à 6h du soir et là, il est 7h du soir. Il fait noir, c'est normal!

Les habitués d'épreuves sportives d'ultra distance ont souvent raconté vivre ce genre de confusion. Certains ont même des hallucinations. Gerry s'est lancé dans la dernière portion de ce triathlon, une course à pied de 126 km. Il a complété l'épreuve en 57 heures et 28 minutes. Bon pour une 5e position.

Gerry et son fils lors de leur marathon de ski de fond.
Image : Gerry et son fils lors de leur marathon de ski de fond.
Photo: Gerry et son fils lors de leur marathon de ski de fond.  Crédit: Radio-Canada / Bruno Savard

Pourquoi?

À l'écouter me raconter tout ça — et je vous prive ici des nombreux détails qu'il ajoute à ses récits toujours aussi palpitants et impressionnants —, je ne peux m'empêcher de lui poser LA question : pourquoi faites-vous tout ça, Gerry?

Il s'arrête. Nous sommes au sommet d'une descente... Je comprends que, de tout ce qu'il m'a raconté jusqu'à présent, ce sont les prochaines phrases qu'il souhaite que je retienne le plus. Je le fais pour aider les autres!

J'avoue ma surprise par cette réponse courte, qui me laisse perplexe. J'ai toujours entendu que les gens qui faisaient ce genre de défi extrême le faisaient d'abord pour eux-mêmes. Et là, d'entendre ce sage me dire qu'il est prêt à s'infliger un triple Ironman pour aider les autres me sidère.

Il me raconte : « Quand j'ai fait mon triple, j'ai vu arriver un gars dans la quarantaine baraqué et musclé comme s'il avait été sculpté dans le roc. C'était un militaire américain qui en avait vu d'autres. Il avait fait plusieurs Ironman, me disait-il. Il me réclamait des conseils vu que j'avais souvent fait des doubles Ironmans

« Je lui ai dit de ne pas se presser. Je lui ai dit de conserver ses énergies. Visiblement il ne m'a pas écouté, parce que dès qu'il est sorti de l'eau, il est parti en vélo comme une balle. Comme s'il faisait un sprint.

« Après ma première boucle, je me suis arrêté auprès de sa conjointe et je lui ai dit de le retenir au prochain passage. Qu'à ce rythme il allait se tuer. Ce fut fait. Il m'a attendu. Il semblait exténué et la course ne faisait que commencer. Cette fois, j'ai insisté. Et sa femme l'a raisonné.

« Et nous avons dû le calmer aussi sur la portion course. Si le type continuait sur le rythme qu'il s'était imposé, c'est certain qu'il aurait cassé. Par mon expérience, je l'ai aidé. À la fin de l'épreuve, il est venu me voir et m'a serré dans ses bras en braillant comme un enfant. Il me remerciait de l'avoir sauvé. Me disait que grâce à moi, il avait terminé troisième.

Moi? J'ai fini 5e. Et probablement que si je ne m'étais pas arrêté quelques fois pour le raisonner, j'aurais fini 4e, voire troisième. Mais tu sais quoi? J'aime beaucoup plus terminer deux positions plus loin, en sachant que j'ai aidé quelqu'un. Alors c'est pour ça que je fais ça!

Gerry Fassett tient son fils par l'épaule. Les deux hommes se regardet, émotifs.
Image : Gerry Fassett tient son fils par l'épaule. Les deux hommes se regardet, émotifs.
Photo: Gerry Fassett tient son fils par l'épaule. Les deux hommes se regardet, émotifs.  Crédit: Radio-Canada / Bruno Savard

Transmettre sa passion

Puis, il s'élance dans la descente... Je le regarde aller, je suis impressionné. Voilà enfin ce que je voulais savoir : Gerry fait tout ça parce qu'il veut transmettre sa passion. Comme il voulait tant que ses élèves apprécient le canot. Comme il voulait tant que ses fils sachent profiter du grand air. Et ç’a fonctionné avec moi aussi.

Il a commencé le triathlon sur le tard, comme moi. Puis, il les a enchaînés. Ensuite, il a fait des doubles Ironmans. Il en a fait 14! Et des marathons de ski. L'organisation du Marathon Canadien de Ski a retiré à jamais son dossard numéro 89. Mais je sens que ce qui le rend le plus heureux, c'est que ce matin là encore, il a réussi à aider l'autre. Je le regarde descendre cette pente abrupte avec son immense sac et je le trouve tellement beau à voir.

Gerry et son fils, tous deux de dos, sur leurs skis.
Le dossard #89 lui est à tout jamais réservé. Il fait partie des athlètes de niveau Platine du Marathon canadien de ski.Photo : Radio-Canada / Bruno Savard

L'affectatrice de la salle de nouvelles de Radio-Canada à Québec, Édith Hammond, a présenté ce projet de reportage web comme étant la rencontre entre Bruno et son idole. Je n'aime pas cette image. Idolâtrer, c'est contempler l'inatteignable. Je préfère parler d'inspiration.

Je m'élance dans cette descente à sa poursuite... Et je me laisse guider par ses traces, en m'inspirant de son chemin. Au moment où nous avons perdu des milliers d'aînés par cette foutue pandémie. Et si on se laissait inspirer par ceux qui ont fait une trace devant nous?

Vous, qui est votre Gerry?

Gerry Fassett vu par...

Pierre Harvey

Gerry Fassett est une personne exceptionnelle. Il est l'un des êtres les plus convaincus, convaincant et passionné que je connaisse. Un Phil Latulippe des temps modernes, qui nous motive à aller plus loin et à repousser nos limites. Gerry est un pionnier des épreuves d’endurance, rien ne l’arrête!

Une citation de :Pierre Harvey
Portrait de Pierre Harvey qui sourit à la caméra.
Pierre Harvey, olympienPhoto : Radio-Canada

Caroline Boucher

Gerry est un homme déterminé qui aime sortir des sentiers battus! Il aime s’entourer d’amis, adore initier, aider et encourager les jeunes et moins jeunes dans leurs entreprises! Pour lui personnellement, le sport doit demeurer un plaisir de la vie et non un entraînement! Nos voyages à l’étranger, sont le plus souvent axés sur une aventure... style, vélo camping où l’aspect social demeure primordial!

Une citation de :Caroline Boucher, conjointe de Gerry Fassett et triathlète
Mme Boucher, âgée dans la soixantaine, porte un manteau bleu et une tuque à motif.
Caroline Boucher, la conjointe de Gerry FassettPhoto : Radio-Canada / Bruno Savard

Pierre Létourneau

Gerry, c’est d’abord mon ami. Mon frère. Un grand athlète, ayant réalisé de nombreux exploits et aventures, exigeant force, endurance et courage. Un homme multidisciplinaire. Soucieux des autres. Généreux. Accueillant. Ses multiples réussites sportives s’ajoutent à ses réalisations humaines et couronnent une vie riche en voyages, découvertes et amitiés. Une belle sensibilité. Toujours présent dans le plaisir comme dans le malheur. Gerry, c’est des rires et des partages. Un homme accompli. Un homme de coeur.

Une citation de :Pierre Létourneau, « Le nageur pellerin » nageur d'ultra distance
M. Létourneau sourit à la caméra.
Pierre Létourneau, nageur d'ultra distance et ami de Gerry FassettPhoto : Radio-Canada / Bruno Savard

Steve Kirby

Gerry est l'une des personnes les plus gentilles et sincères que j'ai connu. Si tu lui demandes un service, c'est certain qu'il te le rendra. Il est accessible et amical envers quiconque.Je l'ai côtoyé dans l'organisation d'ultra triathlons à Lévis. Il était tellement accueillant que nous logions tous chez lui.

Une citation de :Steve Kirby, directeur de USA Ultra Triathlon
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Gerry Fassett en compagnie de Steve Kirby, directeur de USA Ultra Triathlon.Photo : Courtoisie

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