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La création d’un refuge pour baleines en N.-É. requiert plus d’études

Tête d'un épaulard.

Une baleine en captivité en Russie

Photo : Radio-Canada / Alexey Sergeyev

La Presse canadienne

Un ambitieux projet visant à construire en Nouvelle-Écosse le tout premier sanctuaire côtier d'Amérique du Nord pour les baleines qui ont séjourné dans des parcs aquatiques a atteint une phase critique.

Le groupe à l'origine du sanctuaire, The Whale Sanctuary project, près de Port Hilford, en Nouvelle-Écosse, a confirmé mercredi avoir reçu les résultats d'études environnementales clés.

L'organisation à but non lucratif affirme que la dernière de ces études, une évaluation environnementale du site, est importante, car elle s'est concentrée sur l'impact des métaux lourds potentiellement toxiques laissés dans la région par l'exploitation des mines d'or, qui a pris fin il y a longtemps.

Des échantillons de sol ont été prélevés au fond d'une crique au sud de Port Hilford, où l'on songe à construire un enclos de 40 hectares pour les orques et les bélugas retirés des parcs d'attractions marins.

Les promoteurs du projet craignent que les baleines deviennent malades en consommant des palourdes, des moules et des crabes communs contaminés par l'arsenic présent dans le sol des fonds marins.

La baie de Port Hilford forme une anse entourée de rocher où les courants sont importants.

La baie de Port Hilford constituerait un bon refuge pour les baleines, selon The Whale Sanctuary Project.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

L'organisme indique que les niveaux d'arsenic dans les crabes communs étaient supérieurs aux lignes directrices de la Nouvelle-Écosse pour la consommation humaine, ce qui signifie que des analyses supplémentaires sont nécessaires.

Par contre, les moules de la région ont été jugées acceptables pour la consommation humaine. Par ailleurs, aucune palourde n'a été trouvée là où les baleines pourraient les manger.

Le projet annoncé en février 2020, qui permettrait d'héberger de 8 à 10 baleines qui vivent actuellement en captivité a déjà plusieurs années de retard sur l'échéancier original.

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