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Ottawa offre 5 M$ à Toronto pour héberger les demandeurs d’asile au Parc des expositions

La Ville de Toronto estime qu'elle a besoin de 200 M $ pour héberger environ 4000 réfugiés uniquement en 2023.

Marc Miller dans la Chambre des communes.

Le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marc Miller, affirme que l'offre de 5 M $ pour Toronto est toujours sur la table.

Photo : La Presse canadienne / Patrick Doyle

RCI

Le gouvernement fédéral dit qu'il a offert cinq millions de dollars à la Ville de Toronto pour héberger des demandeurs d'asile au Parc des expositions durant l'hiver.

Personne ne devrait être laissé dehors par temps dangereusement froid, a écrit Marc Miller mercredi sur le réseau social X (ex-Twitter).

Nous avons offert cinq millions de dollars pour nous associer à la Ville de Toronto afin d'ouvrir le Better Living Centre au Parc des expositions afin de créer des endroits plus sûrs pour protéger les gens du froid. Cette offre est toujours sur la table, indique le message du ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté (IRCC).

Dans un courriel, la conseillère en communications du ministère, Julie Lafortune, a précisé : Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada travaille en collaboration avec les provinces et les municipalités touchées pour transférer les demandeurs d'asile qui ont besoin d'un hébergement temporaire vers des hôtels financés par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada et disposant d'espace disponible. Au 20 novembre 2023, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada disposait de plus de 3700 chambres d'hôtel dans six provinces pour offrir un hébergement temporaire aux demandeurs d'asile.

L'offre d'Ottawa fait suite à une lettre de la mairesse de Toronto, Olivia Chow, qui demandait au gouvernement fédéral d'ouvrir ses manèges militaires de Toronto comme refuges d'urgence pour les demandeurs d'asile à l'approche de l'hiver.

Offre insuffisante, selon Toronto

Dans un courriel envoyé mercredi soir, le bureau de la mairesse affirme que l'offre de M. Miller est insuffisante.

La Ville de Toronto explique qu'elle travaille à l'ouverture du Better Living Centre, mais dans le cadre de son plan de services hivernaux pour les personnes en situation d'itinérance (nouvelle fenêtre).

Nous avons besoin d'espace supplémentaire pour résoudre cette crise, affirme la porte-parole de Mme Chow, Arianne Robinson, par courriel. Selon le bureau de la mairesse, la Ville a besoin de 200 millions de dollars pour 2023 afin de couvrir le coût de l'hébergement d'environ 4000 réfugiés actuellement dans le réseau de refuges et de 240 millions de dollars pour 2024.

Dans une lettre publiée sur X mercredi, Mme Chow précise que les réfugiés occupaient 3900 places dans le réseau de refuges de la ville en date du 13 novembre. 1212 réfugiés supplémentaires ont été pris en charge en dehors du système de refuges, y ajoute-t-elle. Ce chiffre a augmenté de 50 % en six mois.

Olivia Chow devant un lutrin, vue de côté, avec des demandeurs d'asile à l'arrière.

La mairesse de Toronto, Olivia Chow, demande plus de soutien de la part d'Ottawa pour s'assurer que toutes les personnes dans le besoin, y compris les demandeurs d'asile, puissent avoir un lit.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

Mme Chow a réagi de nouveau lors d'une conférence de presse jeudi. Bien sûr, la Ville de Toronto apprécie vraiment que le ministre de l'Immigration qui s'inquiète du fait que les réfugiés (SIC) aient un abri au-dessus de leur tête. Tout type de financement est apprécié [...] mais 5 millions de dollars, c'est une goutte d'eau dans l'océan, a-t-elle déclaré. Ce que j'aurais aimé voir sur la table, c'était le financement que nous demandions depuis quelques mois maintenant, a déclaré Mme Chow. Nous avons besoin de plus de 100 millions de dollars supplémentaires.

Les manèges militaires ne sont pas idéaux, selon le ministre

Les manèges militaires ne sont pas des endroits idéaux pour héberger les demandeurs d'asile qui ont besoin d'un abri lorsqu'ils arrivent à Toronto, croit M. Miller.

Et avant que le gouvernement fédéral envisage d'ouvrir les manèges militaires, le ministre a déclaré mercredi qu'il lui faudrait obtenir une demande d'aide officielle du gouvernement de l'Ontario et que le gouvernement fédéral n'a pas encore reçu une telle demande.

Des migrants devant un refuge de Toronto.

Ces derniers mois, de nombreux migrants sont arrivés de pays comme le Nigeria, le Burundi, l'Ouganda et le Rwanda, notamment.

Photo : Radio-Canada / Alex Lupul/CBC

Devant des journalistes mercredi, le ministre Miller a confirmé que le gouvernement étudiait un certain nombre d'options dans la région du Grand Toronto pour alléger la pression des demandeurs d'asile sur le réseau de refuges de Toronto.

Selon lui, les autres options, y compris celle du Parc des expositions, seraient plus appropriées pour accueillir les réfugiés.

Dans un courriel envoyé à CBC le 10 novembre, le ministère de la Défense nationale affirme que le manège militaire de Moss Park a été endommagé en 2018 lorsqu'il était utilisé comme refuge improvisé pour les sans-abri.

Une centaine de lits ont été fournis au manège militaire de Moss Park en janvier 2018 pendant trois semaines et, oui, les installations ont été endommagées, indique l'attachée de presse du ministère de la Défense nationale, Andrée-Anne Poulin.

Elle ajoute dans ce courriel que les infrastructures sont encore en réparation, donc les coûts finaux ne sont pas disponibles.

La Ville de Toronto avait payé 30 000 $ pour couvrir des dépenses comme le nettoyage et le service de sécurité.

Mme Poulin précise que les trois manèges militaires de Toronto, Fort York, Moss Park et Denison accueillent dix unités de réserve de l'armée et servent de quartier général pour la formation des soldats de l'Armée canadienne en vue des opérations nationales et internationales.

Ils servent également à soutenir le programme des cadets des Forces armées canadiennes destiné aux jeunes âgés de 12 à 18 ans.

Avec les informations de CBC

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