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L’ONU s’inspire de Montréal en économie sociale

Un cercle regroupant des blocs de différentes couleurs.

Le logo représentant les 17 objectifs de développement durable à l'entrée du siège de l'ONU, à New York

Photo : Gracieuseté : ONU

Une femme qui pense
Marie-Josée Paquette-Comeau

Montréal accueille cette semaine le quatrième symposium du Groupe de travail inter-agences des Nations unies sur l’économie sociale et solidaire. L’UNTFSSE devra concevoir un plan d’action basé sur l’expertise québécoise en matière d’économie sociale. « Une reconnaissance de la force du Québec », se réjouit la ville.

Il s'agit de la première réunion de l’UNTFSSE à la suite de la résolution Promouvoir l'économie sociale et solidaire pour un développement durable, qui a été adoptée à l’ONU le 18 avril 2023. La résolution vise à reconnaître l'économie sociale et solidaire comme contributeur essentiel à la réalisation des Objectifs de développement durable.

Un changement de paradigme important pour aider l’humanité à progresser vers un développement véritablement durable, écrit la Ville de Montréal dans un document.

Plus de 70 experts provenant de 16 agences de l'ONU, des ministres des pays signataires de la résolution et des acteurs de l'économie sociale seront réunis à ce quatrième symposium qui se déroulera à l’hôtel Omni Mont-Royal.

C’est vraiment une reconnaissance de la force de notre écosystème en économie sociale. À Montréal, on a des acteurs incroyables!
Une citation de Luc Rabouin, maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal

Qu’est-ce que l’économie sociale et solidaire?

Intervenant dans tous les secteurs économiques, les entités de l'économie sociale et solidaire peuvent être des coopératives, des associations ou des organismes à but non lucratif. Au Québec, on compte plus de 11 200 entreprises d’économie sociale. Selon les données les plus récentes de l'Institut de la statistique du Québec, ce secteur génère plus de 47,8 milliards de dollars en revenus et est lié à 220 000 emplois.

Le Chantier de l’économie sociale participe au symposium. Plusieurs interventions sont à l’horaire pour démontrer le savoir-faire québécois en la matière. On a un gouvernement qui parle beaucoup de miser sur des secteurs où le Québec a le droit de gagner et bien, l’économie sociale est une force incontestable, mentionne la directrice générale de l'organisation, Béatrice Alain, qui explique la distinction du Québec par cette tradition de co-construction de politique publique, de dialogue entre les organismes et l'État.

Le Québec fêtera d’ailleurs cette semaine le 10e anniversaire de sa Loi sur l’économie sociale adoptée en octobre 2013. L’Assemblée nationale a été l’une des pionnières en matière d'adoption d'une telle loi, après l’Espagne et le Mexique. La France n’a adopté la sienne que l’année suivante.

La présidente de l’UNTFSSE, Chantal Line Carpentier, affirme vouloir prendre les meilleures pratiques du Québec pour les appliquer aux pays membres de l’ONU. Peu de pays ont un écosystème aussi complet qui permet à l’économie sociale de se développer, ajoute-t-elle.

L’Onusienne originaire du Bas-Saint-Laurent souligne qu'il existe, dans le monde, beaucoup d’entrepreneurs sociaux qui, faute de financement ou de réglementation adéquate, sont forcés de se développer sur un modèle lucratif.

Les banques de développement, comme la banque mondiale, doivent créer des outils financiers pour supporter cette économie
Une citation de Chantal Line Carpentier, présidente du Groupe de travail inter-agences des Nations Unies sur l’économie sociale et solidaire

Historiquement, Desjardins a joué un rôle crucial dans le développement de cette économie au Québec. L'entreprise poursuit ses démarches avec la Caisse d’économie solidaire, notamment, mais d’autres entités financières se sont greffées au fil du temps.

Le coût du symposium est estimé à 100 000 $, un montant dont la Ville de Montréal paie le tiers.

Une femme qui pense
Marie-Josée Paquette-Comeau

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