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Le marché immobilier à « faible » risque au pays, selon RE/MAX

Pancarte de maison à vendre à Toronto.

La hausse des taux hypothécaires suscite des inquiétudes dans certaines régions au pays.

Photo : La Presse canadienne / Graeme Roy

RCI

Le Canada est « bien positionné pour faire face à la tempête », dit la firme d'agents immobiliers RE/MAX, qui cite la baisse, au cours de la dernière décennie, du pourcentage de la dette hypothécaire des propriétaires par rapport à la valeur de leur maison.

Pour évaluer le risque que des propriétaires soient incapables de rembourser leur hypothèque avec la remontée des taux d'intérêt et la baisse de la valeur des maisons, RE/MAX a examiné le rapport du prêt à la valeur totale des propriétés dans douze marchés.

Le constat : une baisse de ce rapport dans 8 des 12 marchés entre les troisièmes trimestres de 2012 et 2022. La moyenne nationale est passée de 63 % à 57 %.

Les diminutions les plus fortes ont été recensées à :

  • London et Moncton (-21 %)
  • Halifax (-15 %)
  • Hamilton (-14 %)
  • Toronto (-10 %)
  • Ottawa-Gatineau (-9%)

Il y a des défis avec les taux d'intérêt élevés actuels, admet Christopher Alexander, président de RE/MAX Canada, qui voit toutefois de la « résilience » dans le rapport du prêt à la valeur totale des propriétés.

Le niveau de risque pour l'ensemble du marché immobilier est grandement réduit, lorsque les propriétaires possèdent une plus grande partie de leur maison.
Une citation de Christopher Alexander, président de RE/MAX Canada

L'Alberta et la Saskatchewan plus à risque?

Les plus faibles rapports du prêt à la valeur ont été observés dans les marchés les plus coûteux, soit Vancouver (50 %), Toronto (53 %) et Hamilton (54 %), selon RE/MAX.

La firme de courtage ajoute que Regina et Edmonton affichent les rapports les plus élevés, soit 88 % et 83 % respectivement.

Le rapport du prêt à la valeur des propriétés a d'ailleurs augmenté au cours de la dernière décennie en Alberta et en Saskatchewan, contrairement à la tendance nationale. RE/MAX croit toutefois que la situation va se corriger dans les deux provinces au cours des « prochaines années » avec le regain économique.

Le rapport de RE/MAX ne mesure pas le niveau d'endettement des Canadiens dans d'autres domaines qui pourrait se combiner à leur hypothèque, que ce soit un prêt pour l'achat d'un véhicule ou les sommes à rembourser sur des cartes de crédit.

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