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La demande au rendez-vous pour le premier refuge pour adultes LGBTQ+ à Toronto

L'édifice de l'organisme 519 à Toronto.

L'organisme communautaire 519 oeuvre auprès de la communauté LGBTQ+ et offre des services aux gens qui sont dans le nouveau refuge.

Photo : Radio-Canada

Anne-Marie Trickey
Anne-Marie Trickey

La demande ne manque pas pour habiter au nouveau refuge pour les adultes de la communauté LGBTQ+ à Toronto. Une semaine après son ouverture, les responsables du refuge s’attendent à ce qu’il soit au maximum de sa capacité d’ici une semaine.

Depuis son ouverture le 30 novembre, Rebecca Hooton de l’organisme communautaire 519 traite des demandes pour des personnes qui veulent une place dans le nouveau refuge.

Rebecca Hooton qui sourit.

Rebecca Hooton est responsable des employés du secteur de l'hébergement à l'organisme 519.

Photo : Radio-Canada

En ce moment on discute pour décider qui va avoir une place au refuge. J’imagine qu’on va au maximum de votre capacité bientôt, mais on essaye vraiment de garder des lits en cas d’urgence, explique la responsable des employés en hébergement de l’organisme.

On a plusieurs lits qui sont ouverts à des gens qui sont des réfugiés et des nouveaux arrivants qui sont aussi des personnes trans.
Une citation de Rebecca Hooton, responsable des employés en hébergement chez l’organisme 519

Ce nouveau refuge veut privilégier les réfugiés et les demandeurs d’asile de la communauté LGBTQ+, avec un accent particulier sur les personnes trans.

Pour le moment, 12 places sur 20 sont actuellement comblées dans ce nouveau refuge, qui ne peut pas être identifié pour assurer la sécurité des résidents.

Et selon le directeur du site de l’organisme Homes First, Elton McDuffus, le refuge devrait être au maximum de sa capacité d’ici une semaine.

Elton McDuffus qui sourit.

Elton McDuffus est le directeur du nouveau refuge pour les adultes de la communauté LGBTQ+.

Photo : Radio-Canada

Les gens qui sont arrivés au refuge sont en train de s’installer et de s’adapter à leur nouvelle résidence. Ça va très bien à date, dit-il.

Le refuge ne compte que 20 places en raison des capacités de l’édifice en question, mais M. McDuffus ajoute que la proximité des résidents facilite un sentiment d’appartenance.

Notre modèle de petit refuge est unique parce que ça permet de mieux bâtir une communauté et la confiance des résidents.
Une citation de Elton McDuffus, directeur du refuge, Homes First

Mais la priorité demeure de trouver des logements permanents pour les résidents du refuge.

Notre but est de trouver des logements pour nos résidents, mais c’est difficile en raison de la crise du logement actuel. Nos résidents peuvent donc rester au refuge pour une durée illimitée en attendant un logement, explique le directeur.

Un endroit important pour les nouveaux arrivants

De son côté, Georgelie Berry de l’organisme Franco-Queer souligne que ce nouveau refuge est une ressource importante pour les nouveaux arrivants de la communauté LGBTQ+.

Georgelie Berry qui sourit.

Georgelie Berry travaille avec les nouveaux arrivants comme travailleuse en établissement chez Franco-Queer.

Photo : Radio-Canada

Ce serait un plus pour les personnes nouvellement arrivées quand on sait que c’est difficile pour eux de savoir ou se loger. Ce refuge est un endroit idéal avec moins de défis d’intégration et ce sera un lieu où ils seront compris, dit-elle.

Même son de cloche du côté d'Andrew Winchur, qui travaille sur place pour l’organisme Homes First.

La communauté LGBTQ+ et les directeurs de refuges nous disent qu’il y a un réel besoin pour ce type de refuge. J’espère que ce programme va pouvoir montrer ce qui est possible.
Une citation de Andrew Winchur, superviseur du développement communautaire et de la programmation client chez l'organisme Homes First
Andrew Winchur qui sourit.

Andrew Winchur est le superviseur du développement communautaire et de la programmation client chez l'organisme Homes First.

Photo : Radio-Canada

Plusieurs réfugiés ou demandeurs d’asile de la communauté LGBTQ+ qui viennent au Canada ont tout laissé dans leur pays d’origine et ont vraiment besoin d’un endroit où ils se sentent en sécurité, lance-t-il.

M. Winchur croit que ce refuge doit s'imposer comme un modèle pour une longue liste de lieux semblables à Toronto.

C’est aussi ce qu’espère Rebecca Hooton de l’organisme 519.

J’ai pu parler à deux personnes qui se sont rencontrées au refuge la semaine dernière, et elles me disaient qu’elles avaient trouvé un ami, même un frère, dit-elle. D’avoir ça en une semaine, c’est quelque chose de très spécial.

Plus que tout, elle veut s’assurer que le refuge et les programmes associés sont bien faits, pour que cet endroit puisse être un exemple de ce qui devrait être fait dans le futur.

Anne-Marie Trickey
Anne-Marie Trickey

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