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Doug Ford et Justin Trudeau critiqués pour leur gestion de la crise des soins de santé

Justin Trudeau au podium en point de presse. Doug Ford est derrière lui.

Justin Trudeau et Doug Ford (à l'arrière-plan) lors d'une annonce sur le lancement de la production de camions électriques à Ingersoll, en Ontario.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

RCI

Alors que l’achalandage dans les hôpitaux de la région ne dérougit pas, le Nouveau Parti démocratique (NPD) du Canada demande au gouvernement libéral d'intervenir. Justin Trudeau et Doug Ford font l'objet d'âpres critiques de la part de leurs oppositions respectives.

Le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO), à Ottawa, a récemment demandé des renforts à la Croix-Rouge (nouvelle fenêtre) et plusieurs hôpitaux au pays ont même dû fermer temporairement leurs urgences ou leurs unités de néonatologie pour pallier le manque de main-d'œuvre.

Le chef du Nouveau Parti démocratique Jagmeet Singh, a dénoncé cette situation dans un communiqué de presse émis lundi. Il déplore que des patients se retrouvent ainsi dans des situations désespérées et mortelles.

Que doivent faire les parents lorsque leur enfant a de la fièvre ou quand le travail [d'une femme enceinte] commence? Les gens se précipitent dans les hôpitaux et trouvent les portes verrouillées, ce qui est terrifiant, s’indigne M. Singh dans sa déclaration.

Le président-directeur général du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario, Alex Munter, a d’ailleurs appuyé les propos du NPD dans une lettre ouverte parue dans le Ottawa Citizen.

Près de trois ans après le début de la pandémie et compte tenu des pressions et des volumes sans précédent qui augmentent chaque jour, il est temps de faire face à une dure réalité, a-t-il écrit. Ce que nous avons fait en matière de santé pour les enfants, ici, partout en Ontario et partout au Canada n'est tout simplement pas durable ni suffisant.

Justin Trudeau appelle à la vaccination, Doug Ford défend son bilan

Le premier ministre Justin Trudeau a rencontré le premier ministre progressiste-conservateur de l'Ontario, Doug Ford, à l'occasion d’une annonce lundi midi.

La première chose que nous pouvons tous faire pour préserver notre santé et celle de nos êtres chers est de mettre à jour notre couverture vaccinale et, tant qu'à y être, de demander notre vaccin contre la grippe, a déclaré M. Trudeau en marge de l'annonce.

Le chef du Nouveau Parti démocratique implore le gouvernement Trudeau d'entamer un dialogue avec les provinces pour s’attaquer à la crise urgente dans le secteur des soins de santé et pour négocier un financement à long terme de la santé lié à la reconstruction et à l'amélioration du système de soins de santé public et universel.

Lors de la période de questions de lundi, le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, s'est fait questionner par le porte-parole du NPD en matière de santé, Alexandre Boulerice, à propos des mesures envisagées par le gouvernement pour faire face à la crise. M. Duclos a d'abord fait écho aux propos de Justin Trudeau sur la vaccination tout en répondant que le gouvernement fédéral doit continuer à appuyer les provinces et les territoires à faire le travail difficile afin d'appuyer les travailleurs et les hôpitaux.

Pour sa part, le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a défendu son bilan en matière de santé.

Nous construisons de nouvelles écoles de médecine à Brampton et à Scarborough. Nous investissons près de 5,6 milliards de dollars de plus dans le système de santé chaque année. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour le système de santé, a-t-il plaidé.

Dans un communiqué obtenu par Radio-Canada lundi en fin de journée, le Parti vert de l'Ontario a pour sa part attaqué la stratégie du gouvernement Ford pour faire face à la crise.

Les Ontariens sont de plus en plus alarmés par la capacité du gouvernement Ford à s'attaquer réellement à la crise, s'est indigné le chef de cette formation politique, Mike Schreiner. [C'est] une crise qu'ils refusent d'admettre.

Avec les informations de Rémi Authier, de Rosalie Sinclair et d'Alexandra Angers

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