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Un partenariat entre un collège ontarien et une école tunisienne

Chamseddine Ouerdiane, PDG de l'École canadienne de Tunis, serre la main  de Brian Vaillancourt, vice-président – Développement des affaires du Collège Boréal.

L'entente a été signée la semaine dernière en présence de représentants des du Collège Boréal et de l'École canadienne de Tunis.

Photo : Avec la permission de l'École canadienne de Tunis

RCI

Le Collège Boréal, basé à Sudbury, et l’École Canadienne de Tunis (ÉCT) ont signé la semaine dernière une entente de délocalisation pour permettre à cette dernière d’offrir des programmes de formation en informatique à ses élèves à partir de septembre 2024.

Nous ne sommes pas en train de les aider à développer leurs programmes, mais plutôt ils vont utiliser nos plans de cours et notre contenu et ce sont eux qui vont livrer nos programmes, explique Lyne Michaud, vice-présidente à l’enseignement du Collège Boréal.

Chez nous, ça fait plus de 27 ans qu'on offre ces programmes en informatique, des programmes qui sont à jour, qui répondent au besoin du marché du travail.
Une citation de Lyne Michaud, vice-présidente à l’enseignement du Collège Boréal.

Le personnel de l’École Canadienne de Tunis qui donnera les cours sera formé par le Collège Boréal, pour s’assurer de respecter les normes des programmes, notamment en matière d'évaluation des compétences.

Une formation en pédagogie sera aussi offerte à ceux qui en auraient besoin.

Selon Lyne Michaud, la Tunisie a un grand besoin de main-d'œuvre qualifiée, notamment pour le domaine du soutien informatique.

C’est ce que confirme Besma Boussida, coordinatrice des programmes à l'École canadienne de Tunis. Il est à noter que le secteur du numérique est un marché qui évolue rapidement et que le besoin en compétences est similaire dans tous les pays.

Puisque l’École Canadienne de Tunis lance la formation technique dans les métiers du numérique, le choix a été fait sur le collège Boréal compte tenu de sa renommée en satisfaction client (aussi bien l’étudiant que l’employeur) et étant donné qu’il offre les programmes ciblés par nos équipes techniques suite à une étude des besoins du marché de l’emploi.
Une citation de Besma Boussida, coordinatrice des programmes à l'École Canadienne de Tunis

L’entente est l’aboutissement d’un an de travail, indique Mme Michaud.Vraiment, c’est une solidarité entre francophones.

Des représentants de l’École Canadienne de Tunis avaient visité l’an dernier les installations du Collège Boréal, raconte-t-elle.

Elle précise que même si le mot délocalisation est utilisé, cela ne signifie pas que le Collège Boréal cessera d’offrir les programmes sur ses différents campus à travers l’Ontario.

Pour l’École Canadienne de Tunis, qui a ouvert ses portes en 2014, il s’agit d’un premier partenariat avec un établissement d’enseignement ontarien.

Elle avait déjà une entente semblable avec le Collège Maisonneuve à Montréal, précise Mme Boussida.

La façade de l'École canadienne de Tunis.

L'École canadienne de Tunis accueille des élèves de la maternelle jusqu'au niveau préuniversitaire.

Photo : Avec la permission de l'École canadienne de Tunis

L’École Canadienne de Tunis offre une formation de niveau primaire et secondaire qui mène à l’obtention d’un baccalauréat international et d’un diplôme d’études collégiales reconnu au Québec.

La nouvelle entente avec le Collège Boréal permettra une certaine mobilité pour les élèves qui souhaitent étudier en Ontario, selon Lyne Michaud.

Elle explique que, par exemple, un élève pourrait terminer sa formation à Sudbury ou Toronto après avoir terminé la première ou la deuxième année d’un programme de trois ans.

Mme Michaud ajoute que des cours suivis au niveau secondaire à l’École Canadienne de Tunis pourraient être reconnus par le Collège Boréal.

Avec les informations d'Elsie Miclisse

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