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La vice-cheffe de la FSIN, Aly Bear, ne soutient plus Mary Ellen Turpel-Lafond

La candidate du FSIN pose debout pour la caméra.

Aly Bear veut aider à mettre un terme aux fausses revendications liées aux origines autochtones.

Photo : fournie par Aly Bear

RCI

La vice-cheffe de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN), Aly Bear,  a présenté des excuses jeudi pour avoir apporté son soutien à Mary Ellen Turpel-Lafond et a affirmé que cette dernière n’est pas d’origine autochtone.

Par le biais d’un communiqué, Aly Bear a aussi admis avoir agi trop vite, apportant son soutien à Mary Ellen Turpel-Lafond.

De nouvelles informations ont été portées à mon attention et je souhaite revenir sur ma précédente déclaration, a-t-elle écrit jeudi. Je m'excuse pour ma déclaration.

Aly Bear avait défendu l’avocate renommée dans un premier temps, après qu’une enquête de CBC/Radio-Canada publiée le 12 octobre dernier, avait remis en cause les origines autochtones de Mme Turpel-Lafond. (nouvelle fenêtre)

Mary Ellen Turpel-Lafond a souvent affirmé qu'elle avait des origines autochtones car son père, William Turpel, était un enfant cri adopté par des parents d'origine anglaise.

La récente obtention du certificat de naissance de William Turpel démontre qu’il est l’enfant biologique de William Nicholson Turpel et Eleanor Rhoda Turpel. (nouvelle fenêtre)

Aly Bear affirme qu’elle regrette maintenant lui avoir apporté son soutien. Elle ajoute que c’est très offensant que Mary Ellen Turpel-Lafond ait eu une illustre carrière tout en revendiquant une ascendance autochtone.

Ces actions contribuent aux barrières auxquelles les personnes autochtones font face à cause du colonialisme, du traumatisme intergénérationnel et du racisme.
Une citation de Aly Bear, vice-cheffe de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan

Elle estime que les Premières Nations ont le droit de prendre des décisions sur la composition de leurs membres.

CBC/Radio-Canada a aussi tenté de contacter l’Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique (UBCIC) qui avait aussi manifesté son soutien à Mary Ellen Turpel-Lafond en octobre dernier.

Le grand chef d’Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique, Stewart Phillip, a refusé de faire tout commentaire sur les nouvelles découvertes autour du certificat de naissance de William Turpel.

Avec les informations de Geoff Leo

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