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Des sœurs emprisonnées se revoient en personne après 18 ans

Nerissa Quewezance et Odelia Quewezance devant le tribunal.

Les deux sœurs se sont revues devant le tribunal où elles ont connu leurs peines.

Photo : CBC/Dayne Patterson

RCI

Nerissa Quewezance et Odelia Quewezance, deux sœurs condamnées pour meurtre au second degré en 1994, se sont vues pour la première fois après 18 ans de séparation, jeudi, devant la Cour du Banc du Roi de Yorkton, en Saskatchewan.

Les deux femmes, originaires de la Première Nation de Keeseekoose, étaient accusées d’avoir tué un fermier, Anthony Dolff. Elles se sont vues pour la dernière fois aux funérailles de leur père.

Nerissa Quewezance et Odelia Quewezance affirment qu’elles ont été injustement emprisonnées.

Les deux sœurs ont pu s'embrasser et ont eu la permission de déjeuner ensemble, en compagnie de leur famille.

Les soeurs Quewezance qui s'enlacent.

Les sœurs Nerissa Quewezance et Odelia Quewezance n'ont pas pu retenir leur émotion en se revoyant.

Photo : CBC/Richard Agecoutay

Odelia Quewezance, qui a maintenant 51 ans, est triste que cela ait pris aussi longtemps pour qu’elle puisse voir sa sœur. Elle n’a d’ailleurs pas pu retenir ses larmes durant ces retrouvailles.

Je ne l’ai pas vue pendant 18 ans. Comment ont-ils pu nous faire ça? On n’est pas des personnes violentes. On a un grand cœur.
Une citation de Odelia Quewezance, membre de la Première Nation Quewezance

Les deux sœurs se sont revues devant le tribunal où elles ont entendu le prononcé de leurs peines, jadis.

Elles demandent une remise de liberté conditionnelle pendant qu’elles attendent une réponse du fédéral, qui va déterminer s’il y a eu une erreur judiciaire dans leurs cas. (nouvelle fenêtre)

Plusieurs membres de la famille de Nerissa Quewezance et d'Odelia Quewezance sont venus manifester leur soutien à la cour.

Le chef de la Première Nation Keeseekoose, Lee Ketchemonia, était aussi dans les rangs pour demander que ces les deux soeurs soient relâchées.

Lors de la session judiciaire à Yorkton, la procureure de la Couronne, Kelly Kaip, a demandé qu’une ordonnance de non-publication soit imposée à l’audience sur leur libération sous caution pour assurer un procès équitable à l'avenir.

L’avocat des deux sœurs, James Lockyer, s’est opposé à cet argument.

Le juge responsable de cette affaire, Donald Layh, rendra sa décision au sujet de l’ordonnance de non-publication la semaine prochaine.

Avec les informations de Dayne Patterson

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