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Amnistie internationale se rendra à Manawan pour rencontrer les Atikamekw

Un paysage forestier.

Image du Nitaskinan, territoire ancestral atikamekw

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

Jérôme Gill-Couture

La secrétaire générale d'Amnistie internationale, Agnès Callamard, sera en visite à Manawan le 5 décembre pour discuter avec les chefs Atikamekw des problématiques climatiques et de racisme systémique auxquels font face leurs communautés.

Les Atikamekw et Amnistie internationale préparent depuis quelque temps cette rencontre, durant laquelle seront également abordés les sujets de la stérilisation forcée et de la violence obstétricale chez les femmes autochtones (nouvelle fenêtre).

Depuis deux ans, Amnistie internationale a mis sur pied une campagne sur le racisme systémique au Canada, qui a pris tout son sens lors du décès de Joyce Echaquan, en septembre 2020, à l'hôpital de Joliette.

Le rapport publié à la suite de l'enquête de la coroner Géhane Kamel sur l'événement a d'ailleurs été catégorique : bien que le décès était accidentel, le racisme et les préjugés auxquels Mme Echaquan a fait face ont été contributifs.

Il ajoutait également que Québec se devait de reconnaître l'existence du racisme systémique, ce qui n'a toujours pas été fait. (nouvelle fenêtre)

Manawan est la communauté d'où Joyce Echaquan est originaire, la rendant tout indiquée pour qu'Amnistie internationale y parle de racisme systémique.

La secrétaire générale d'Amnistie internationale, Agnès Callamard, est assise et discute.

La secrétaire générale d'Amnistie internationale, Agnès Callamard

Photo : afp via getty images / RONALDO SCHEMIDT

Agnès Callamard voudra, entre autres, discuter du Principe de Joyce (nouvelle fenêtre), qui est un appel à l’action et à l’engagement lancé auprès des gouvernements afin que cesse une situation intolérable et inacceptable rédigé par les Atikamekw.

Énoncé du Principe de Joyce :

  • Il vise à garantir à tous les Autochtones un droit d’accès équitable, sans aucune discrimination, à tous les services sociaux et de santé, ainsi que le droit de jouir du meilleur état possible de santé physique, mentale, émotionnelle et spirituelle.
  • Il requiert obligatoirement la reconnaissance et le respect des savoirs et connaissances traditionnelles et vivantes des Autochtones en matière de santé.

Par rapport aux enjeux climatiques, Amnistie internationale vient de publier, au début du mois de novembre, un rapport constatant les impacts négatifs des changements climatiques et des grands projets énergétiques sur le territoire ancestral de la communauté innue de Pessamit (Nitassinan). (nouvelle fenêtre)

Celui-ci a été publié dans le cadre de la COP27 en Égypte, (nouvelle fenêtre) où Agnès Callamard était présente. Il propose également six recommandations pour Québec et Ottawa visant, entre autres, à ce que les deux ordres de gouvernement respectent les droits définis dans la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

Ces problématiques touchent toutes les nations autochtones du Québec, et Amnistie internationale exprime le désir d'effectuer une tournée dans plusieurs communautés autochtones du Québec au cours les prochaines années.

Amnistie internationale :

  • Fondée en 1961
  • Vise à défendre, à sensibiliser et à éduquer sur les droits de la personne
  • Rassemble plus de 10 millions de personnes dans le monde
  • Présente dans plus de 150 pays
  • Mène actuellement une campagne sur le racisme systémique et sur l'impact humain des changements climatiques au Canada
Jérôme Gill-Couture

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