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Service d’immigration en ligne : retards critiqués

Les bureaux d'Immigration Canada à Montréal

Reportage de Flavie Sauvageau sur les délais d'immigration depuis le début de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Louis-Philippe Arsenault

La numérisation des services d'immigration cause des retards importants pour plusieurs nouveaux arrivants. Deux ans après le début de la pandémie, le Centre multiethnique de Québec est encore régulièrement témoin des répercussions du nouveau système informatisé.

La pandémie a entraîné des retards pour toutes sortes de raisons, indique la directrice du Centre multiethnique de Québec, Natacha Battisti. La mise en place de nouveaux systèmes en ligne, on ne retourne pas tous les nouveaux formulaires en ligne non plus dans Service Canada et Services Québec.

La fermeture des frontières et l'imposition du télétravail au printemps 2020 ont aussi chamboulé les délais de traitement des dossiers.

Il s'écoule maintenant souvent trois semaines entre la demande et l'obtention d'un numéro d'assurance sociale ou d'une carte soleil de la Régie de l'assurance maladie du Québec, soutient Mme Battisti. Quand je n'ai pas le numéro d'assurance sociale avant vingt jours ou vingt-cinq jours, je ne peux pas aller faire de recherche de logement, je ne peux pas faire de demandes d'aide financière.

La difficulté d'obtenir des ressources au téléphone contribue à la problématique lorsqu'il y a de nouveaux arrivants qui vivent des situations plus complexes.

Un enseignant victime des retards

Joseph Brown, un enseignant du Cégep de Beauce-Appalaches d'origine britannique, a subi de plein fouet les conséquences des retards de traitement. J'ai fait ça deux mois d'avance, parce que je savais qu'il pouvait y avoir des délais.

Il a finalement reçu son renouvellement en septembre 2021, neuf mois après l'expiration de son ancien permis.

Incapable de parler à quelqu'un pour régler son statut, M. Brown a été obligé de cesser de travailler pendant plusieurs mois.

Cette période passée sans avoir travaillé menace maintenant l'obtention de sa résidence permanente. Le gouvernement exige au moins 24 mois de travail à temps plein dans le cadre du programme Québec expérience.

Louis-Philippe Arsenault

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