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La fin d’ArriveCan facilite le parcours des réfugiés ukrainiens au Manitoba

Une personne ouvre l'application ArriveCAN sur son cellulaire.

Depuis samedi matin, les consignes sanitaires applicables aux voyageurs pour endiguer la COVID-19 ne sont plus en vigueur au Canada. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Giordano Ciampini

RCI

L’arrivée des réfugiés ukrainiens au Manitoba est facilitée par la fin de certaines mesures sanitaires (nouvelle fenêtre), notamment la suspension de l’application ArriveCan, selon le bénévole manitobain du Congrès des Ukrainiens canadiens, Nick Krawetz.

Quand ils étaient contraints de fournir les informations sur ArriveCan, ça leur générait une source additionnelle de stress, explique M. Krawetz. Ils étaient nombreux à ne pas pouvoir parler anglais, et ils avaient peur de donner une mauvaise réponse par erreur.

Nick Krawetz ajoute que les bénévoles du Congrès, représentant les premières ressources sur le terrain pour bon nombre de ces réfugiés, devaient opérer avec le stress additionnel que ça pouvait générer.

Sous les mesures de l’Autorisation de voyage d’urgence Canada-Ukraine (nouvelle fenêtre), les réfugiés étaient exemptés de mandats de vaccination, mais certains d’entre eux pouvaient être sujets à des tests de dépistage ou des quarantaines aléatoires.

Selon le bénévole, près de 6000 Ukrainiens ont trouvé refuge au Manitoba, avec un rythme quotidien d’arrivée de 80 réfugiés par jour à l’aéroport de Winnipeg dans les dernières semaines.

Le processus d’intégration, qui comprend une certaine quantité de documentation nécessaire, peut prendre en moyenne jusqu’à trois mois et plus, selon M. Krawetz.

Plus que les mesures sanitaires, ce sont surtout les coûts liés aux voyages qui pouvaient ralentir les ardeurs canadiennes des réfugiés.

Je n’ai pas entendu quiconque me dire qu’ils ne voulaient pas venir au Canada à cause des mesures sanitaires, précise Nick Krawetz, ajoutant que les billets d’avion pouvaient parfois coûter jusqu’à 2500 $ pour un aller simple à Winnipeg.

Nous voyons un afflux supérieur cet automne, explique Nick Krawetz, parce que les tarifs aériens sont quelque peu réduits.

Ils sont nombreux à avoir fui des territoires occupés, donc ils n’ont plus de maison vers laquelle retourner, parfois il n’y a plus de ville.
Une citation de Nick Krawetz, bénévole manitobain du Congrès des Ukrainiens canadiens

Le Congrès des Ukrainiens canadiens demande donc au gouvernement fédéral et aux autres instances de continuer à soutenir les réfugiés avec des programmes de garderie et d’intégration professionnelle, alors même que la guerre en Ukraine entame une nouvelle phase depuis la reconquête ukrainienne de certaines régions envahies par les forces russes.

Nous ressentons un optimisme prudent face aux progrès sur les champs de bataille en Ukraine, partage Nick Krawetz. Et rien ne change avec la tenue de ces référendums fallacieux (nouvelle fenêtre), d’un point de vue pratique. Ce sont des territoires ukrainiens, qui appartiennent à des Ukrainiens. Nous vaincrons.

Avec les informations de Mohamed-Amin Kehel

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