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Elisapie à l’OM : une aventure dans le Grand Nord

Elisapie et Yannick Nézet-Séguin en concert.

L'artiste Elisapie et le chef de l'Orchestre métropolitain, Yannick Nézet-Séguin, le 25 septembre 2022.

Photo : Orchestre métropolitain / Sylvain Légaré

Gabrielle Paul

L’autrice-compositrice-interprète inuk Elisapie lançait la nouvelle saison de l’Orchestre métropolitain  (nouvelle fenêtre)(OM) dimanche. Acclamée d’une longue ovation, l’artiste proposait une performance de près de vingt minutes dans laquelle elle a su transporter le public chez elle, au Nunavik.

Au-delà de mes chansons, j’avais envie de proposer un univers, explique Elisapie en entrevue téléphonique avant le concert. Je voulais proposer un voyage dans le Grand Nord, chez les Inuit […] et faire découvrir les rythmes de chez nous.

En compagnie de Sylvia Cloutier, Elisapie a su intégrer les sons du Nord, comme les chants de gorge, le vent et le qilaut (tambour traditionnel inuit), aux sonorités de l’orchestre.

Un concert à la Maison symphonique de Montréal.

Sylvia Cloutier (à droite) accompagnait Elisapie pour ce concert.

Photo : Orchestre métropolitain / Sylvain Légaré

Je voulais amener aussi la folie que le Nord peut apporter avec l’immensité du territoire, l’aventure, la température, souligne-t-elle. C’est une ambiance de mystère.

En effet, le concert intitulé Nunami nipiit (Échos de la terre), était construit d’une manière qui rappelle de grandes épopées.

Je veux que les gens soient happés et qu’ils se disent "wow, on part en voyage avec Elisapie comme guide!".
Une citation de Elisapie

Sur scène, au centre de l’orchestre, Elisapie avait une forte présence avec sa longue robe scintillante du designer Denis Gagnon et ses énormes boucles d’oreille rouges qui encadraient son visage.

Au terme de la prestation, les membres du public se sont rapidement levés et ont applaudi pendant de longues minutes.

Carte blanche

Le chef d’orchestre Yannick Nézet-Séguin avait laissé carte blanche à Elisapie pour cette collaboration.

C’est un méga-privilège que j’ai et je suis extrêmement honorée, affirme Elisapie.

Il était temps que nous [les Autochtones] occupions ces espaces-là, soutient-elle. Il n’est jamais trop tard pour venir à notre rencontre et qu’on propose nos sons.

On a souvent l’impression que les Autochtones, on n’appartient pas à ces lieux-là, mais rien n’est plus faux.
Une citation de Elisapie

Ce genre d’expérience était d’ailleurs une première pour elle.

J’adore le côté théâtral qui vient avec l’orchestre, j’adore la force et la puissance qu’on peut sentir, dit-elle.

Il sera possible de revoir Nunami nipiit (Échos de la terre) dans une webdiffusion qui sera disponible entre le 21 et le 30 octobre. (nouvelle fenêtre)

Gabrielle Paul

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