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Des familles ukrainiennes réfugiées à Sherbrooke espèrent un retour à la normale

Un coussin aux couleurs du drapeau ukrainien est à l'avant-plan, on distingue aussi autour de collations un drapeau du québec et du canada. Trois personnes sont en arrière plan.

Plusieurs familles réfugiées d'Ukraine habitent à Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer

RCI

À l’aube de la rentrée scolaire, des familles ukrainiennes, réfugiées à Sherbrooke à cause de la guerre qui sévit dans leur pays, espèrent pouvoir retrouver un semblant de vie normale.

C’est le cas de Tetiana Ivanets, qui est hébergée à Sherbrooke avec ses enfants. Nous avons été accueillis comme si nous étions leur famille, ce sont les mots traduits de Tetiana Ivanets, témoignant de la gratitude envers les Sherbrookois qui hébergent sa famille.

Le plus important pour moi, c'est que mes enfants soient confortables, qu'ils soient en sécurité, mentionne Tetiana Ivanets. Malheureusement, quand on était en Ukraine, ils étaient obligés d'apprendre à se cacher des avions, [de s'habituer à] avoir peur.

Tetiana Ivanets et sa famille ne sont pas les seules personnes dans cette situation. Larysa Chornolov et ses deux enfants sont aussi hébergés par des Sherbrookois.

Larysa croit que la guerre pourrait durer encore longtemps, mais elle ne perd pas espoir.

On essaie de garder espoir pour l'Ukraine. C'est très important pour nous de croire que finalement l'Ukraine va sortir vainqueur de ce conflit, qu'on va revenir à notre vie normale, soutient Larysa Chornolov.

Larysa commence bientôt des cours de francisation et est à la recherche d’un emploi. Elle espère trouver une garderie pour son jeune fils afin de pouvoir travailler. La mère de famille assure ne pas vouloir se tourner les pouces. On n'est pas bien de rester immobiles. Les Ukrainiens, normalement, ils sont très actifs.

Larysa pense rester au Québec pour le moment. J'aime beaucoup la province de Québec et surtout la ville de Sherbrooke, assure-t-elle.

Pour Tetiana Ivanets, les épreuves vécues dans les derniers mois lui permettent de profiter davantage des petits bonheurs du quotidien.

Ici, nous sommes capables de nous réveiller en tranquillité, d'aimer la vie, de sortir dehors, d'entendre les oiseaux, de voir les ruisseaux... Juste de voir la paix, explique-t-elle.

Cette paix permettra à leurs enfants de retourner sur les bancs d’école, en espérant retrouver une vie normale.

D’après le reportage de Thomas Fortier.

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