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Visite papale : Marc Miller « très inquiet » du déplacement des survivants des pensionnats

Marc Miller.

Marc Miller, le ministre des Relations Couronne-Autochtones.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Portrait de Chloé Dioré de Périgny.
Chloé Dioré de Périgny

Alors que la visite du pape en sol canadien approche à grands pas, le ministre des Relations Couronne-Autochtones, Marc Miller, affirme être soucieux pour le déplacement et l'accompagnement des aînés autochtones venant voir le Saint-Père des quatre coins du pays.

J’ai des inquiétudes, très franchement. On parle de personnes qui sont dans un âge assez avancé. Ces déplacements en plein été, surtout avec ce qu’on voit dans les aéroports, ça m'inquiète immensément, a-t-il dit mardi.

Le gouvernement du Canada a promis de financer le voyage des survivants (nouvelle fenêtre) des pensionnats pour Autochtones qui désirent assister à la visite du pape François. Le souverain pontife se rendra à Edmonton, à Iqaluit et à Québec (nouvelle fenêtre) du 24 au 29 juillet.

Notre rôle est d’accompagner ces gens-là, apporter du soutien financier aux communautés qui désirent envoyer les leurs. [...] Je m’attends à ce que cette organisation soit impeccable, mais tant que je n’ai pas ce confort-là, je serai toujours inquiet, indique Marc Miller.

Le 1er avril dernier, lors d’une visite d’une délégation de Premières Nations, de Métis et d’Inuit au Vatican, le Saint-Père a présenté ses excuses (nouvelle fenêtre) aux Autochtones pour les mauvais traitements qu'ils ont subis aux mains de membres de l'Église catholique. La délégation a demandé au pape François d’en faire de même en sol canadien, auprès des survivants des pensionnats pour Autochtones.

Il est nécessaire que les aînés disposent de soutien et d’appuis pour pouvoir entendre les excuses du pape, mais surtout, pour qu'ils restent en bonne santé physique et mentale lors de ce voyage, d’après le ministre des Relations Couronne-Autochtones.

Ça prend un effort de tous les organisateurs, que ce soit les instances religieuses qui s'en occupent, pour que ça soit à l'arrière-plan, le gouvernement fédéral ou les communautés elles-mêmes, qui savent très bien comment protéger leurs aînés, soutient Marc Miller.

Simplement, entendre les mots, je m'excuse, doit avoir un effet très important auprès de quelqu'un qui s'attend à ça depuis des décennies, ajoute-t-il.

Ce n'est pas la réponse à tout. Il y a certainement des gens qui ne veulent rien savoir, mais il y a beaucoup de personnes pour lesquelles c’est un moment très significatif dans l'histoire du Canada et dans la route vers la guérison elle-même.

Cette visite du pape François marquera le quatrième voyage (nouvelle fenêtre) d’un souverain pontife au Canada.

Avec les informations de l'émission Phare ouest

Portrait de Chloé Dioré de Périgny.
Chloé Dioré de Périgny

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