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La pourvoirie Club Odanak héberge des Autochtones sans logis

Un immeuble avec plusieurs pièces.

Des Autochtones sans logis séjournent temporairement au club Odanak.

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

RCI

Ils sont une douzaine, incluant des familles avec de jeunes enfants. Évincés récemment de leur logement à La Tuque, ils se réfugient temporairement au Club Odanak, une pourvoirie située à près de 15 km de La Tuque.

Ils y sont temporairement, le temps de trouver un logis.

La gérante du Club Odanak dit vouloir s’assurer que ces gens soient logés et nourris convenablement. On s’organise pour qu'ils soient confortables. C’est notre mission, affirme Katy Tremblay.

L’un de ceux qui séjournent à la pourvoirie attribue sa situation à une grosse épreuve, estimant s’en être rendu compte une fois arrivé sur place.

Le Centre d'amitié autochtone de La Tuque qui vient en aide à ces familles estime difficile de se loger à La Tuque. Des intervenantes du Centre se déplacent jusqu'à la pourvoirie pour accompagner ces personnes dans leurs démarches de recherche de logement.

La directrice générale fait état de discrimination qui exacerbe le problème de logement, notamment chez les autochtones.

Juste trouver un logement, c’est compliqué. Être Autochtone et trouver un logement, c’est encore plus compliqué. Être Autochtone et avoir des enfants, c’est mission impossible.
Une citation de Laurianne Petiquay directrice générale du Centre d'amitié autochtone de La Tuque
Une femme sourit à la caméra.

La directrice générale du Centre d'amitié autochtone de La Tuque, Laurianne Petiquay, estime qu'il est plus difficile pour un Autochtone de trouver un logement, d'autant plus quand la famille compte de jeunes enfants.

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

Le Centre d’amitié autochtone lance un appel à l'aide aux propriétaires qui voudraient aider ces familles. L’actuel propriétaire de l’immeuble où les familles avaient été évincés dit être ouvert à les accueillir.

Rappelons qu'au mois de juin dernier, le propriétaire de l’immeuble Germain Vachon, avait décidé d’évincer plusieurs locataires autochtones pour cause de non-paiement (nouvelle fenêtre). À la suite de procédures interminables, il avait obtenu des avis d’éviction pour huit locataires, acceptant de leur donner un sursis n'excédant pas la fin de l’année scolaire.

Le Centre d’amitié autochtone, la Ville de La Tuque, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) ainsi que le Conseil de la Nation Atikamekw (CNA) avaient alors mis sur pied une cellule de crise conjointe, afin de trouver des solutions temporaires au problème de logement de ces familles.

Avec les informations de Coralie Laplante

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