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Le G7 confirme sa volonté de plafonner le prix du pétrole russe

Des dirigeants du G7,  assis à une table ronde, sourient pour les photographes.

Les dirigeants du G7, lors de leur dernière séance de travail, mardi, au château d'Elmau, en Allemagne. À l'avant-plan, le président américain Joe Biden (à gauche) et le chancelier allemand Olaf Scholz. À l'arrière-plan (de gauche à droite), les premiers ministres italien et canadien, Mario Draghi et Justin Trudeau, et le président français Emmanuel Macron.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Reuters

Les dirigeants du G7 ont convenu mardi d'étudier la possibilité d'interdire le transport du pétrole russe vendu au-delà d'un certain prix, dans le but de limiter la capacité de Moscou à financer la guerre en Ukraine.

L'invasion de l'Ukraine par la Russie et ses conséquences économiques – en particulier la flambée des prix de l'énergie et des produits alimentaires – ont été au cœur des discussions entre les chefs d'État et de gouvernement du groupe des sept grands pays industrialisés réunis depuis dimanche dans les Alpes bavaroises.

Un plafonnement des prix du pétrole (nouvelle fenêtre) ferait encore monter d'un cran les pressions exercées par les Occidentaux sur la Russie depuis le début de la guerre en Ukraine.

Le chancelier allemand Olaf Scholz a prévenu, lors de la conférence de presse de clôture du sommet, que les sanctions contre la Russie ne seraient levées que lorsque le président russe Vladimir Poutine admettrait que ses projets en Ukraine étaient voués à l'échec.

L'idée du mécanisme de plafonnement, avancé initialement par les États-Unis, serait de lier services financiers, assurances et transport de cargaisons de pétrole à un plafonnement du prix. Un transporteur ou un importateur souhaitant bénéficier de ces services devrait alors s'engager à ce que le pétrole russe soit vendu à un prix plafonné.

Le G7 a invité tous les pays partageant le même point de vue à rejoindre ce mécanisme.

Les Occidentaux envisagent ce plafonnement comme un moyen d'empêcher Moscou de profiter de l'envolée des prix de l'énergie provoquée par l'invasion de l'Ukraine, qui réduit en partie la portée des sanctions imposées à la Russie.

Les recettes des exportations pétrolières de la Russie en mai ont grimpé malgré une baisse des volumes, a relevé l'Agence internationale de l'énergie dans son rapport mensuel en juin.

La Russie « ne peut ni ne doit » gagner la guerre

La Russie ne peut ni ne doit gagner la guerre qu'elle a lancée il y a plus de quatre mois en Ukraine, a souligné le président français Emmanuel Macron à l'issue du G7, tout en pointant du doigt les profiteurs de guerre, certains producteurs et spéculateurs qui font des superprofits en pétrole et en gaz.

Les dirigeants ont en outre accepté d'œuvrer en faveur d'une interdiction des importations d'or russe (nouvelle fenêtre), a déclaré mardi un responsable européen.

Le G7 s'est engagé par ailleurs à consacrer 4,5 milliards de dollars (5,8 G$ CA) à la lutte contre la faim dans le monde face à l'insécurité alimentaire entretenue par la flambée du prix des produits agricoles, autre conséquence du conflit.

Plus de la moitié de la somme sera fournie par les États-Unis, a déclaré un haut responsable américain. Cet argent servira à lutter contre la faim dans 47 pays et à financer des organisations régionales, a-t-il précisé.

Certaines ONG ont jugé ce montant bien trop modeste. Le Programme alimentaire mondial des Nations unies dit avoir besoin de 22,2 milliards de dollars (28,6 G$ CA) cette année.

En ce qui concerne la Chine, le communiqué du G7 appelle le pays à renoncer à ses velléités d'expansion en mer de Chine méridionale et dit ses graves préoccupations sur les droits de la personne, notamment sur la question du travail forcé au Tibet et au Xinjiang.

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