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Les candidats à la direction du PCU plaident pour plus d’indépendance d’Ottawa

Le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney, et le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, le jeudi 2 mai 2019.

Certains candidats à la tête du PCU reprochent à Jason Kenney de ne pas avoir obtenu beaucoup de résultats lors de son affrontement avec Ottawa.

Photo : The Canadian Press / Sean Kilpatrick

Tiphanie Roquette
Tiphanie Roquette

Lors d’une discussion diffusée jeudi soir, sept candidats au remplacement de Jason Kenney à la tête du Parti conservateur uni (PCU) se sont opposés sur les politiques et sur la stratégie à adopter pour obtenir une meilleure reconnaissance de l’Alberta à l'échelon fédéral.

Jeudi soir, ils ont participé à une discussion organisée par Free Alberta, un regroupement issu du groupe de réflexion libertarien Alberta Institute.

De tous les candidats déclarés jusqu’à maintenant dans cette course au leadership, seul le maire d’Amisk, Bill Rock, n’était pas présent pour répondre aux questions centrées sur les relations entre Edmonton et Ottawa.

Le Québec, un modèle à suivre

L’ancienne cheffe du parti Wildrose, Danielle Smith (nouvelle fenêtre), s’est démarquée avec sa volonté affichée d’adopter une loi sur la souveraineté de l’Alberta qui donnerait le pouvoir à l’Assemblée législative de refuser d’appliquer toute loi ou décision judiciaire contraire à l’intérêt des Albertains.

Le Québec a établi qu’il peut prendre des décisions de manière indépendante et nous devrions faire de même, a-t-elle indiqué.

Tous les autres candidats ont qualifié cette position d’ inconstitutionnelle et d’ irresponsable. C’est une pente dangereuse. Nous ne pouvons pas refuser de respecter les lois que nous n’aimons pas, a fait valoir l’ex-ministre des Services à l’enfance, Rebecca Schulz. (nouvelle fenêtre)

Au-delà de cette opposition, le Québec a été cité plusieurs fois comme un modèle à suivre pour que l’Alberta obtienne plus de pouvoirs sur la scène fédérale.

L’ancien ministre des Finances Travis Toews (nouvelle fenêtre) s’est ainsi déclaré en faveur de l’établissement d’une agence provinciale pour percevoir les impôts provinciaux et fédéraux sur le revenu.

Le député indépendant Todd Loewen (nouvelle fenêtre) a plaidé pour la mise en œuvre d’un régime albertain de retraite.

Les candidats se sont également opposés sur la création d’une police provinciale.

Beaucoup de vent et peu d’action pour certains

Si les anciens ministres du gouvernement Kenney ont offert un bilan en demi-teintes des actions du premier ministre albertain, d’autres ont dénoncé le manque de résultats concrets de ses politiques.

Nous parlons beaucoup, mais nous agissons peu, a déclaré le député conservateur uni de Fort McMurray-Lac La Biche, Brian Jean (nouvelle fenêtre).

Plusieurs fois, il a plaidé en faveur de nouvelles négociations constitutionnelles pour changer la formule de péréquation. Lors d’un référendum tenu en octobre dernier, les Albertains avaient voté en majorité (nouvelle fenêtre) pour le retrait de la péréquation de la Constitution.

Le premier ministre Jason Kenney avait alors qualifié ce vote de levier pour obtenir des concessions d’Ottawa.

Un levier ne sert à rien si on n’a aucune intention d’agir, a répété plusieurs fois le candidat Todd Loewen.

La députée conservatrice unie de Chestermere-Strathmore, Leela Aheer (nouvelle fenêtre), a plutôt incité à adopter une approche plus collaborative avec Ottawa et avec les autres provinces.

La date limite pour le dépôt des candidatures est le mercredi 20 juillet.

Tiphanie Roquette
Tiphanie Roquette

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