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L’homme abattu par la police à Toronto avait un fusil à air comprimé

Des policiers bloquent une rue. Une ambulance est arrêtée entre des banderoles jaunes de police.

L'Unité provinciale des enquêtes spéciales a ouvert une investigation.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

RCI

L'Unité provinciale des enquêtes spéciales (UES), qui se penche sur la mort d'un homme abattu par la police près d'écoles jeudi à Toronto, confirme que le suspect était armé.

Il était en possession d'une carabine à air comprimé à plomb, indique la porte-parole de l'Unité des enquêtes spéciales Kristy Denette. Plus tôt vendredi matin, elle avait affirmé qu'il s'agissait d'un fusil à balles BB.

Mme Denette n'a pas précisé si le suspect de 27 ans avait brandi l'arme ou ouvert le feu en direction des policiers avant d'être abattu. Le fusil a été saisi sur place par la police.

L'enquête se poursuit pour déterminer les circonstances ayant mené les deux agents à abattre l'homme, dit Mme Denette.

L'Unité des enquêtes spéciales a pour mandat d'enquêter dans les cas de blessures graves ou de mort survenues lors d'une intervention policière.

« Interaction » avec la police

La fusillade est survenue en début d'après-midi, jeudi (nouvelle fenêtre), à Scarborough, dans l'est de Toronto. La police a reçu de multiples appels peu avant 13 h concernant un homme marchant avec une arme à feu dans le secteur de l’avenue East et du croissant Maberley, raconte l'Unité des enquêtes spéciales.

Plusieurs écoles du quartier ont été confinées par précaution.

Des policiers ont trouvé l'individu vers 13 h 20, précise l'Unité des enquêtes spéciales. Il y a eu une interaction entre les agents et l’homme, et deux agents ont tiré sur ce dernier. La mort de l’homme a été constatée sur les lieux [vers 13 h 40], ajoute la police des polices.

Une autopsie doit être pratiquée samedi.

Quatre enquêteurs de l'Unité des enquêtes spéciales et trois spécialistes des sciences judiciaires ont été affectés au dossier.

Le service policier de Toronto n'a pas voulu commenter les circonstances entourant la fusillade, citant l'enquête externe en cours.

Deux élèves se serrent dans les bras.

Plusieurs écoles du secteur étaient en confinement préventif, en raison de l'intervention policière.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

Émoi dans le quartier

Le résident du quartier Roderick Brereton dit qu'il a tout de suite pensé à la tuerie survenue mardi dans une école primaire au Texas (nouvelle fenêtre), lorsqu'il a vu passer des véhicules de police à vive allure jeudi.

J'étais très tendue, raconte Inaaya Zaman, une élève de 5e année à l'école William G. Davis, qui a été bouclée jeudi après-midi par mesure préventive.

Elle ne pouvait cesser de penser au drame texan. De savoir qu'il y avait une personne armée aux alentours. J'avais peur qu'il ouvre le feu dans l'école, dit-elle.

Cinq écoles confinées à divers degrés

Cinq écoles voisines ou dans les environs du lieu de l'incident ont reçu la consigne d'activer des procédures de protection jeudi. Trois d'entre elles, William G. Davis, Joseph Howe et Sir Oliver Mowat, sont entrées en confinement barricadé et les deux autres, Charlottetown et Centennial, en confinement pour sécurité.

Les écoliers et le personnel sont entraînés au moins deux fois par an à ces mesures, selon le porte-parole du conseil scolaire public anglais de Toronto (TDSB), Ryan Bird.

Jeudi, la plupart ou toutes ces écoles ont été directement contactées par la police de Toronto à propos de la menace et ont activé ces protocoles.

Des parents embrassent leurs enfants à l'extérieur de l'école.

Des enfants retrouvent leurs parents à l'école publique William G. Davis après le confinement jeudi.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Un confinement barricadé implique une fermeture des accès aux bâtiments, pendant que les élèves et le personnel demeurent dans les salles de classe, éteignent les lumières, s'éloignent des fenêtres, se placent dans certains cas sous les bureaux et s'assurent de rester silencieux, explique M. Bird à Radio-Canada.

C'est spécialement fait pour des situations comme hier [jeudi]. Ça ne veut pas dire que ce n'est pas effrayant pour ceux qui le font, mais ils l'ont déjà fait et savent quoi faire.
Une citation de Ryan Bird, porte-parole du TDSB

Le confinement pour sécurité est moins anxiogène puisque, bien que les portes soient fermées, les activités scolaires continuent normalement à l'intérieur des bâtiments.

Ces mesures ont été levées vers 14 h 45 jeudi, continue Ryan Bird, à l'exception de l'école William G. Davis, qui a basculé en confinement allégé jusqu'à la fin de la journée pour permettre une sortie des classes ordonnée.

Selon le porte-parole, il n'est pas rare que ces procédures soient mises en place dans les 583 écoles du conseil scolaire.

Dans une ville de notre taille, il y a des incidents qui se produisent, que ce soit un vol à main armée, un incendie à proximité ou quoi que ce soit d'autre dans le quartier, dit-il. Hier, c'était quelque chose d'un peu plus unique, ça n'arrive pas souvent.

Avec les informations de CBC.

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