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À vue de nez, la tempête pourrait coûter 30 M$ à Hydro-Québec, selon sa présidente

Mme Brochu en point de presse.

La PDG d'Hydro-Québec, Sophie Brochu, s'est rendue sur le terrain, jeudi, à Lachute, dans les Laurentides.

Photo : Radio-Canada

RCI

Les travaux de raccordement rendus nécessaires par le passage au Québec samedi d'une puissante tempête de vent se poursuivent dans le but de réduire le nombre de foyers privés de courant à 30 000 d'ici vendredi matin.

Car des dizaines de milliers de ménages attendent toujours d'être rebranchés, cinq jours après la catastrophe. Plusieurs d'entre eux devront d'ailleurs prendre leur mal en patience, si on se fie au rythme actuel des équipes de travail.

En point de presse jeudi à Lachute, dans les Laurentides, la présidente d'Hydro-Québec, Sophie Brochu, et son chef de l'exploitation, Éric Fillion, se sont félicités d'avoir réduit le nombre de ménages québécois privés de courant, qui avoisinait les 49 000, mercredi (nouvelle fenêtre).

Ils ont aussi tenu à remercier les 1950 travailleurs mobilisés dans le cadre de la vaste opération de rétablissement lancée en fin de semaine, et qui s'affairent sur le terrain 16 heures par jour.

Certaines résidences plus isolées ou plus difficiles d'accès devront toutefois attendre encore un peu avant d'être rebranchées, ont reconnu Mme Brochu et M. Fillion, car Hydro-Québec est aux prises avec un très grand nombre de pannes pour le nombre de clients qu'il reste à raccorder. Là, on rentre dans le bois, a illustré Mme Brochu.

Une équipe d'Hydro-Québec en pleine action.

« Le rétablissement continue de progresser, assure Hydro-Québec sur son site web. Plus de 1950 travailleurs sont mobilisés. »

Photo : Radio-Canada / Cécile Archer

Selon la plus récente mise à jour du site web d'Hydro-Québec, environ 40 000 Québécois demeurent privés de courant, et quelque 1400 pannes sont toujours en cours.

Les Laurentides demeurent de loin la région la plus touchée, devant l'Outaouais et Lanaudière, alors que la situation semble revenue à la normale ou presque dans toutes les autres régions du Québec.

Les chiffres actuels d'Hydro-Québec incluent cependant la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, qui a dû composer à son tour avec des orages, jeudi (nouvelle fenêtre).

Au plus fort des événements, samedi dernier, 554 000 foyers étaient privés d'électricité. Plus de 90 % d'entre eux l'ont retrouvée depuis.

On fait tout ce qu’on peut pour rebrancher l’ensemble des foyers aussi vite que possible, a assuré sur Facebook le premier ministre François Legault, jeudi matin.

La tempête de samedi dernier a causé des dommages importants sur plusieurs structures et fils électriques d’Hydro-Québec, ce qui rend les travaux plus compliqués. Je tiens à vous remercier pour votre patience.
Une citation de François Legault, premier ministre du Québec

Sophie Brochu a affirmé mercredi que l'opération en cours était la plus difficile depuis la crise du verglas de 1998.

Mais la présidente d'Hydro-Québec a ajouté jeudi qu'elle pourrait aussi être particulièrement coûteuse. Personnellement, moi, je ne serais pas surprise qu'on soit dans les 30 millions [de dollars] ou quelque chose comme ça, a-t-elle admis, ajoutant qu'il était encore trop tôt pour connaître la facture finale de cette catastrophe.

En cause : un phénomène météo peu connu

La ligne d'orages violents a frappé l'Ontario et le Québec samedi (nouvelle fenêtre). Une bande de territoire de 300 kilomètres de long sur 100 kilomètres de large a été touchée. Onze personnes ont perdu la vie en raison des orages, dont dix en Ontario (nouvelle fenêtre).

Environnement Canada a confirmé mercredi que les orages avaient été provoqués par un derecho (nouvelle fenêtre), un phénomène météorologique peu connu, qui se manifeste par une tempête de vent de grande envergure et de longue durée.

Au Québec, plus de 500 poteaux et quelque 200 transformateurs auront été remplacés d'ici la fin des travaux de rétablissement, selon les estimations d'Éric Fillion.

Les opérations de restauration du réseau se poursuivent également de l'autre côté de la frontière, en Ontario (nouvelle fenêtre).

Avec les informations de La Presse canadienne.

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