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La santé publique dénombre 25 cas de variole simienne au Québec

Les docteurs Geneviève Bergeron, Luc Boileau et Caroline Quach assis à une table devant des micros, pour une conférence de presse.

Le directeur national de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau, était accompagné de la responsable du dossier de la variole simienne pour la santé publique de Montréal, la Dre Geneviève Bergeron, et de la Dre Caroline Quach, pédiatre et microbiologiste-infectiologue au CHU Sainte-Justine.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

RCI

Le directeur national par intérim de santé publique, le Dr Luc Boileau, confirme 25 cas de variole simienne au Québec, dont plusieurs ont été recensés « au cours des derniers jours ».

Une trentaine de cas de lésions ulcéreuses font également l'objet d'une enquête, a-t-il affirmé lors d'un point de presse, jeudi. La responsable du dossier à la Direction régionale de santé publique de Montréal, la Dre Geneviève Bergeron, confirme 14 infections sur l'île de Montréal.

Tous les autres cas sont dans la grande région métropolitaine.

Jusqu'ici, le Québec était la seule province du pays où des cas avaient été confirmés. Mais la santé publique de Toronto a confirmé son premier cas de variole simienne jeudi (nouvelle fenêtre), précisant que quatre autres personnes faisaient l'objet d'une enquête.

Selon le Dr Boileau, il s'agit d'une situation particulière, qui est certainement préoccupante, même s'il insiste pour dire qu'il ne s'agit pas d'une situation comme le coronavirus, où il y a une contamination très vive et importante qui va se passer très rapidement.

Un mineur parmi les cas recensés

La grande majorité des cas concerne des hommes adultes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes. Un des cas se rapporte toutefois à une personne de moins de 18 ans, qui auraient eu des contacts avec des collègues de classe.

L'enfant en question, dont l'établissement scolaire n'a pas été nommé par souci de confidentialité, est présentement en isolement. Une opération de traçage est en cours pour identifier des cas contacts potentiels.

La Dre Caroline Quach, pédiatre et microbiologiste-infectiologue, a toutefois tenu à tempérer les risques de transmission dans la communauté.

La transmission se fait vraiment par contact rapproché et plutôt prolongé. Ce n'est pas parce qu'il y a un cas dans une école que toute la classe est nécessairement impactée, a-t-elle expliqué. Elle a ajouté que la maladie ne se compare pas à la COVID-19 du point de vue de sa transmissibilité.

Lancement imminent de la vaccination

Luc Boileau a par ailleurs confirmé que le Québec avait reçu plusieurs centaines de doses du vaccin Imvamune du gouvernement fédéral, mardi. Une dose de ce vaccin sera mise à la disposition des personnes qui ont été en contact étroit avec des cas confirmés, idéalement dans un délai maximal de quatre jours après le contact.

La vaccination pourrait débuter dès vendredi.

Pour le moment, les vaccins n'ont pas été homologués pour utilisation sur les moins de 18 ans. Cela ne veut toutefois pas dire qu'ils ne pourront jamais être utilisés en milieu pédiatrique.

La Dre Caroline Quach, qui est membre du Comité sur l'immunisation du Québec, affirme que le vaccin pourrait être utilisé hors homologation, dans la mesure où une analyse des risques et bénéfices ne montrerait pas de contre-indication.

La Dre Caroline Quach en conférence de presse.

La Dre Caroline Quach affirme que l'admissibilité au vaccin pourrait être élargie au cours des prochaines semaines en fonction du contexte et des recommandations du Comité consultatif national de l'immunisation.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les symptômes de la variole simienne consistent principalement en lésions cutanées à la bouche ou aux organes génitaux, mais ces signes peuvent être accompagnés entre autres de fièvre, de maux de tête, de ganglions enflés et de douleurs articulaires.

Le directeur national de santé publique appelle les personnes suspectées d'avoir la maladie à s'isoler à la maison et à s'isoler des autres membres du domicile autant que faire se peut. De plus, elles doivent couvrir leurs lésions et porter un masque lorsqu'elles entrent en contact avec d'autres personnes. Les mesures d'hygiène de base, comme le lavage des mains, demeurent de mise.

Ces consignes doivent être maintenues jusqu'à la guérison des lésions cutanées.

La période d'incubation du virus est habituellement de cinq à sept jours, mais peut aller de deux à trois semaines. Le Dr Boileau rappelle que dans la très grande majorité des cas, la maladie se résout d'elle-même, à l'intérieur de deux à quatre semaines. Des complications graves peuvent survenir dans de très rares cas.

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