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Près de 49 000 abonnés encore privés de courant au Québec

Un poteau électrique et des arbres cassés près d'une maison en été

Les abonnés toujours privés de courant pourraient devoir attendre jusqu'à vendredi, peut-être plus tard, pour voir la situation se rétablir, prévient Hydro-Québec.

Photo : Radio-Canada / Valérie-Micaela Bain

Anne Marie Lecomte

« On ne partira pas tant que tout le monde ne sera pas raccordé », a assuré Sophie Brochu, présidente-directrice générale d'Hydro-Québec qui a fait le point sur la situation, mercredi, des 49 000 clients toujours privés d'électricité.

Hydro-Québec disait espérer rebrancher 50 000 clients dès mercredi. Mais certains abonnés pourraient ne pas être rebranchés avant vendredi, peut-être même au-delà, ont affirmé Mme Brochu et Régis Tellier, vice-président aux opérations d'Hydro-Québec.

Depuis le verglas, c'est pas mal ce qui nous est arrivé de plus important et de plus costaud.
Une citation de Sophie Brochu, présidente-directrice générale d'Hydro-Québec

Plus le temps avance, plus c'est compliqué et plus c'est long, a décrit la PDG d'Hydro-Québec.

La présidente d'Hydro-Québec, Sophie Brochu, s'est déplacée dans la région la plus touchée, les Laurentides, pour faire le point sur l'état des travaux de rebranchement. Voici le compte rendu de Marie-Michelle Lauzon.

La région la plus touchée demeure les Laurentides, où environ 30 000 abonnés sont toujours sans électricité. Dans Lanaudière, près de 9000 abonnés sont sans courant, tandis qu'en Outaouais, c'est le cas pour environ 10 000 clients.

Plus de 700 équipes d'Hydro-Québec sont à l'œuvre sur plus de 1500 sites. Elles sont épaulées par les réseaux municipaux, par des entrepreneurs privés et par de l'aide venue du Nouveau-Brunswick.

Dix personnes ont perdu la vie en raison des orages de samedi, soit neuf en Ontario et une au Québec.

Au pire de la tempête, plus de 554 000 clients d'Hydro-Québec étaient privés de courant en raison des orages, et des vents violents, qui ont secoué le Québec et l'Ontario samedi en fin de journée.

En trois heures, quatre heures on a perdu un demi-million de clients; une affaire de fous.
Une citation de Sophie Brochu, présidente-directrice générale d'Hydro-Québec

Pourquoi est-ce si long?

Le fait que la zone de frappe soit très grande complique la donne, comme l'a rappelé Sophie Brochu. Samedi en fin de journée, une ligne d'orages violents a ciblé une bande de territoire de 300 kilomètres de long par 100 kilomètres de large.

Dans un premier temps, les équipes évaluent la situation et transmettent les informations au centre de contrôle d'Hydro-Québec à Saint-Jérôme. Le centre de contrôle autorise ensuite les interventions sur le terrain, une étape essentielle pour que les équipes travaillent de manière sécuritaire et cohérente.

D'une rare intensité, les orages ont eu raison d'arbres parfois gigantesques, qui se sont abattus sur les fils électriques. Par conséquent, de nombreux poteaux doivent être remplacés à raison d'une centaine par jour.

Du contrôle de la végétation, il y en a beaucoup à faire, a dit Sophie Brochu. En fait, 90 % de nos pannes ce sont des cas de végétation, a renchéri Régis Tellier.

Par exemple, dans la seule municipalité de Val-David, une cinquantaine de gros arbres sont tombés sur un bout de rue, comme l'a relaté la mairesse Dominique Forget sur ICI RDI, mardi. C'est du jamais-vu! s'ébahit-elle.

Lors de leurs premières interventions, après la tempête, les équipes d'Hydro-Québec étaient en mesure de rebrancher jusqu'à 4000 clients d'un coup. Mais, plus on avance, plus les opérations nécessitent du temps, d'expliquer Sophie Brochu, et on raccorde deux, trois, quatre clients à la fois.

Mises en garde

Par communiqué, mercredi, Hydro-Québec a transmis ces conseils de sécurité à l'intention de la population :

  • ne pas s'approcher des fils électriques tombés au sol : appeler plutôt le 911 pour faire sécuriser les lieux;
  • faire preuve de la plus grande prudence sur la route, aux abords des zones de travaux des équipes;
  • à l'intérieur des résidences, ne pas utiliser d'appareils d'éclairage ou de chauffage d'appoint à combustible, des génératrices ou des poêles portatifs conçus pour l'extérieur (barbecue), en raison des risques importants d'asphyxie et d'intoxication;
  • faire attention aux intoxications alimentaires. La plupart des contrats d'assurance habitation prévoient une couverture spéciale en cas de perte d’aliments gardés au congélateur.
Avec les informations de La Presse canadienne.
Anne Marie Lecomte

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