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Français langue seconde : le Nouveau-Brunswick cherche des idées

L'affiche est sur le pas de la porte.

Le public au Nouveau-Brunswick peut maintenant soumettre ses idées pour améliorer l’enseignement du français dans les écoles anglophones. Ci-dessus : une affiche sur le plancher à l’entrée d'une salle de classe de l'école secondaire J. M. A. Armstrong à Salisbury indique aux élèves qu’il est temps de passer à la langue française (archives).

Photo : CBC/Alexandre Silberman

RCI

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick invite le public à soumettre ses idées pour améliorer l’enseignement du français dans les écoles anglophones.

L’exercice de consultation est lancé à la suite d’un rapport qui recommande de remplacer l’immersion française par un programme accessible à tous les élèves.

Le ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, explique que le but du changement est d’améliorer la moyenne parce qu’un grand nombre d’élèves anglophones n’ont pas accès à l’immersion française.

Le ministère invite le public à lui soumettre des idées par écrit jusqu’au 30 novembre à l'adresse consultation.EECD-EDPE@gnb.ca. Il compte aussi organiser à l’automne une série de consultations publiques, de groupes de discussion et d’autres activités du genre.

Un système à deux niveaux

Les commissaires Yvette Finn et John McLaughlin ont produit un rapport sur l’enseignement du français langue seconde dans le cadre de la révision de la loi provinciale sur les langues officielles. Selon eux, l’immersion française actuelle est non constructive et crée deux niveaux dans le système scolaire anglophone.

Selon Dominic Cardy, il s’agit d’un déséquilibre qui entraîne des conséquences négatives sur la composition des classes et sur la confiance des élèves. Il dit notamment que de nombreux élèves du secondaire qui comptent poursuivre leurs études postsecondaires en anglais voient l’immersion française comme un obstacle à l'obtention de notes suffisamment élevées pour avoir accès à des bourses d’études.

L’immersion française à l’heure actuelle n’est pas offerte dans 66 écoles anglophones. Seulement environ 40 % des élèves anglophones sont inscrits au programme.

Dominic Cardy.

Le ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick, Dominic Cardy.

Photo : Radio-Canada

Dominic Cardy estime que l’enseignement du français langue seconde est plutôt minimal par endroits et que c’est inéquitable dans une province officiellement bilingue.

D’après une moyenne sur trois ans, seulement 29,8 % des élèves en 10e année ont atteint un niveau conversationnel en français, selon le ministère qui veut améliorer ces résultats.

Un nouveau cadre en 2024

Le ministère a adopté en mars 18 des 24 recommandations sur l’amélioration de l’enseignement du français langue seconde. En vertu de quoi, le nouvel objectif minimal pour les diplômés du secondaire est basé sur le Cadre commun de référence pour les langues, du Conseil de l’Europe. Le but est d’atteindre un niveau conversationnel intermédiaire sur cette échelle.

L’immersion française se poursuivra en 2022-2023 sans changement annoncé jusqu'à présent. Le ministère compte commencer à formuler le nouveau cadre en avril 2023 et à le mettre en application de janvier à août 2024.

Avec les renseignements d'Alexandre Silberman, de CBC

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