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Le milieu d’affaires de Québec réclame plus de travailleurs étrangers

Un soudeur en plein travail dans son atelier.

Sans bras supplémentaires pour pourvoir les postes vacants à Québec, l'essor économique de la ville sera freiné, pensent certains. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Vincent Pichard, journaliste à Radio-Canada.
Vincent Pichard

L’immigration est un facteur clé pour le développement économique de la ville de Québec. Plusieurs hauts dirigeants dans la Capitale-Nationale l’affirment dans une lettre ouverte et demandent aux gouvernements d’agir.

Cette lettre a été signée par les responsables de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Québec, du port, de Destination Québec cité, de l’Aéroport international Jean-Lesage, de la Jeune Chambre de commerce de Québec et de Québec International.

Tous les six mettent en avant que la population de la Capitale-Nationale vieillit plus rapidement qu’ailleurs dans la province. Et ils prédisent que la tendance va s’accélérer.

Les 65 ans et plus représentaient 16 % de la population de la ville en 2011, cette part a augmenté à 22 % en 2021 et elle devrait atteindre 27 % en 2031, écrivent-ils.

27 650 postes à pourvoir

Pendant ce temps, la part des 15-64 ans, qui constituent la population active, passera de 70 % en 2011 à 60 % en 2031, selon leurs estimations.

Dans cette logique, avoir recours à de la main-d'œuvre étrangère apparaît incontournable pour résorber le manque de personnel qui s’observe partout et dans tous les milieux.

Gros plan sur une pile de dossiers posés sur un comptoir.

Les entreprises qui veulent embaucher des travailleurs étrangers se plaignent régulièrement de la lourdeur des démarches administratives. (Archives)

Photo : Radio-Canada

En mars, Statistique Canada indiquait que 27 650 postes étaient vacants dans la Région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec. En avril, cette même région affichait le plus faible taux de chômage enregistré dans le pays – il était de 2,5 %.

Un récent sondage de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec révèle que près de 9 employeurs sur 10 déclarent avoir eu du mal à recruter en 2021.

L’immigration internationale est assurément l’un des principaux leviers de croissance démographique pour Québec, clament les signataires.

Ils ajoutent que la ville possède tous les atouts nécessaires pour attirer et retenir les travailleurs étrangers. Pour ce faire, les processus d’immigration doivent être simplifiés et accélérés.

Le gouvernement réévalue ses cibles

À son arrivée au pouvoir, en 2018, François Legault avait abaissé la cible d’accueil d’immigrants au Québec à 40 000 par an. Désormais, il l’établit à 50 000.

Une affiche manuscrite sur laquelle il est écrit : «Nous embauchons».

Selon un récent sondage de la CCI, 9 employeurs sur 10 ont eu du mal à recruter du personnel en 2021. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Simon Rail-Laplante

Il a aussi choisi d’augmenter de façon marquée le nombre de travailleurs étrangers temporaires. Au rythme actuel, plus de 30 000 seront en poste cette année.

Année après année, de plus en plus d’immigrants s’installent dans la Capitale-Nationale. D’après les chiffres de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, ils étaient 2,9 % en 2001, contre 5,9 % en 2021.

Il s’agit d’un progrès significatif, mais qui laisse encore place à l’amélioration, commentent les auteurs de la lettre ouverte parue aujourd’hui.

Vincent Pichard, journaliste à Radio-Canada.
Vincent Pichard

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