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La cheffe Karen Bird contestera la décision du conseil des aînés

La cheffe contestée de la Première Nation crie Peter Ballantyne, en Saskatchewan, debout sur un quai, devant un lac et des montagnes enneigées.

Karen Bird n’a pas répondu aux demandes d’entrevue de Radio-Canada au sujet des allégations de violence latérale.

Photo : Facebook / Karen Bird

RCI

La première cheffe élue de la Première Nation crie Peter Ballantyne, Karen Bird, compte contester en cour la décision du conseil des aînés de lui retirer son poste à partir du 10 mai, un an après son entrée en fonction.

Le conseil, composé d’aînés de communautés diverses allant de Prince Albert jusque dans le nord-est de la Saskatchewan, affirme agir dans ses droits, en fonction des codes électoraux de la Première Nation.

En 2016, une décision de la Cour fédérale a stipulé que le rôle du conseil était de servir de conseiller aux chefs. Le conseil doit également s’assurer que les dirigeants obéissent au code de conduite de la communauté.

Lors d’une rencontre organisée le 10 mai, le conseil des aînés a affirmé que Mme Bird agissait avec déshonneur et malhonnêteté.

Dans une lettre signée par la majorité de ses membres, il accuse Karen Bird de violence latérale dans le cadre d’une rencontre effectuée à Edmonton l’année dernière.

La Fondation canadienne des relations raciales définit la violence latérale comme violence déplacée dirigée contre ses pairs plutôt que sur ses adversaires.

Il s’agirait d’un cycle de violences qui trouve ses racines dans des facteurs tels que la colonisation, l’oppression, les traumatismes intergénérationnels et les situations actuelles de racisme et de discrimination, poursuit l'organisme.

Le conseil des aînés ne fournit pas de détails quant à la nature de la violence dénoncée, affirmant avoir discuté de ces problèmes avec la cheffe à deux reprises, soit le 8 février et le 14 avril, après avoir mené une enquête à ce sujet.

La lettre indique que Karen Bird n’a pas répondu par écrit aux recommandations transmises par le conseil des aînés le 1er avril 2022, qu’elle sera donc démise de son rôle en tant que cheffe. Une élection partielle est prévue, selon le document, qui ajoute : La décision est finale et irrévocable.

Karen Bird n’a pas répondu aux demandes d’entrevue de Radio-Canada au sujet des allégations de violence latérale.

Je suis encore la cheffe élue de la Première Nation crie Peter Ballantyne, dit cette dernière sur son compte Facebook, ajoutant que le conseil des aînés ne possède pas de pouvoir décisionnel et ne représente pas l’électorat.

Je compte poursuivre le conseil des aînés, étant convaincue que celui-ci a agi sans autorité, affirme Karen Bird dans sa publication. Elle précise qu’une pétition est requise pour que le conseil des aînés puisse prendre une telle décision, mais qu'on ne lui en a pas remis.

Je vais donc poursuivre le mandat qui m’a été confié par la population, écrit-elle.

Selon le code électoral de la Première Nation, les membres du conseil des aînés sont nommés pour représenter leur communauté. Ils sont ensuite élus, ou élus par acclamations si aucun autre candidat ne se présente, à un poste au sein du conseil des aînés. Les mandats durent généralement trois ans.

Avec les informations de Bryan Eneas

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