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Journée mondiale des abeilles : des projets de sauvegarde qui essaiment

Aidan Jamieson en tenue d'apiculteur se penche sur une ruche.

Aidan Jamieson, étudiant en maîtrise de sciences, est apiculteur au centre Bee Ecology, Evolution and Conservation de l'Université York.

Photo : Université York

RCI

La Journée mondiale des abeilles est souvent l'occasion de célébrer le dur labeur de ces pollinisatrices qui préservent la santé des écosystèmes. Celle de 2022 constitue le moment propice pour alerter les gens sur les dangers auxquels les abeilles font face, soulignent des experts, surtout après plus de deux ans de pandémie.

Je ne sais pas vraiment comment la pandémie a aidé les abeilles sauvages, mais il est certain qu'elle n'a pas du tout aidé les abeilles domestiques, constate Amro Zayed, professeur de biologie et directeur du centre Bee Ecology, Evolution and Conservation de l'Université York, à Toronto.

Plus d'un tiers des aliments consommés dépendent de la pollinisation par les abeilles, directement ou indirectement, rappelle-t-il. Or, non seulement ces insectes sont-ils menacés à cause des pesticides, du changement climatique et des pertes d'habitat, mais ils ont aussi été menacés par la pandémie à plus d'un égard.

Les mesures de santé publique destinées à ralentir la propagation de la COVID-19 ont limité l'importation d'abeilles, observe le professeur.

Dans les champs, la plus faible embauche de travailleurs migrants a eu des répercussions sur les exploitations agricoles. En outre, l'augmentation des projets de construction pendant la pandémie a réduit l'habitat des abeilles.

Selon M. Zayed, entre 50 et 90 % des colonies d'abeilles ont été perdues cette année seulement en raison d'un hiver rigoureux. Il préfère néanmoins rester optimiste : la sensibilisation à la préservation des abeilles est plus répandue que jamais.

Je pense que la prochaine étape consiste en quelque sorte à galvaniser ce soutien et à créer réellement de meilleurs habitats en Ontario, mais aussi à soutenir une législation qui protège en quelque sorte les abeilles des pesticides et des autres facteurs de stress.
Une citation de Amro Zayed, professeur de biologie à l'Université York

Comment sauver les abeilles

Inauguré en 2020, le centre universitaire sur les abeilles a mené des recherches ainsi que des activités d'éducation, de sensibilisation du public et d'élaboration de réglementations.

Certains projets de recherche analysent la réaction des insectes à des problèmes tels que les virus et la mauvaise nutrition. D’autres étudient la façon d’élever les abeilles à risque pour maintenir les populations en vie.

Un programme appelé Bumble Bee Watch, conçu à partir d’une compilation et d'une analyse de photos de bourdons envoyées par le public, aide les chercheurs à suivre et à conserver les populations d'abeilles.

Pour aider à sauver les abeilles, M. Zayed conseille plusieurs gestes à la portée de tous, comme planter des végétaux et des fleurs endémiques en créant des jardins de pollinisateurs; participer à des programmes de sensibilisation aux abeilles; ou encore soutenir la législation qui favorise la biodiversité, la protection de l'environnement et une plus grande transparence sur les produits chimiques utilisés sur les terres publiques.

D'après les informations de Vanessa Balintec, de CBC

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