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Après des fluctuations, le prix du bois se stabilise, mais reste élevé

Un chariot transporte du bois.

Le prix du bois se stabilise après une flambée pandémique.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

RCI

Selon un expert, le prix élevé du bois va se maintenir encore pour un an, sinon plus longtemps.

Michel Soucy est professeur en économie forestière à l'Université de Moncton à Edmundston. Selon lui, la boule de cristal de l’industrie est assez claire : les prix élevés du bois sont là pour de bon.

Pour la prochaine année, et même pour les quelques années à venir, malheureusement pour les consommateurs, les prix vont être encore très élevés, affirme-t-il.

Si le prix d’un deux par quatre était aux environs de 3,50 $ à 4 $ avant la pandémie, il se situe aujourd’hui plutôt aux alentours de 8 $, observe M. Soucy.

Selon lui, sans diminuer, les prix ne devraient pas connaître d’autres hausses importantes, mais l’économie est instable et il est difficile d’en avoir la certitude.

Michel Soucy en entrevue dans son bureau.

Michel Soucy, professeur en économie forestière à l'Université de Moncton, à Edmundston croit que les prix d'il y a 10 ans ne reviendront jamais (archives).

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

On s’attend à ce que ça va rester là. En plus de connaître des prix élevés ont va connaître de la volatilité, croit le professeur.

La pénurie de logements met de la pression sur les prix

La crise du logement qui sévit partout au pays a un impact important sur le prix des matériaux, en particulier celui du bois.

On a une pénurie de logements, on a des maisons vieillissantes qui ont besoin d’être rénovées, donc il y a une forte demande.
Une citation de Michel Soucy, professeur en économie forestière à l'Université de Moncton à Edmundston

De plus, les quincailleries gardent un stock limité en raison des prix élevés et de la fluctuation de la demande.

Une maison en construction dans une banlieue d'Halifax.

Une maison en construction dans une banlieue d'Halifax

Photo : Radio-Canada

Michel Soucy explique que beaucoup de rattrapage est nécessaire puisque la construction a été assez limitée au début des années 2010. Une récession éventuelle risque donc peu de toucher ce secteur de l’économie.

La quantité de maisons qu’on a besoin pour loger les gens, ça fait plus d’une dizaine d’années qu’il n’y avait pas assez de logements construits ou rénovés. Alors la demande devrait rester forte, peu importe ce qui se passe avec le reste de l’économie, dit-il.

Une bonne situation pour les entreprises

Michel Soucy pense quand même que la stabilité de l’approvisionnement des entreprises forestières pourrait limiter une éventuelle hausse et prévenir l’atteinte de nouveaux sommets.

Du bois-d'oeuvre prêt à être exporté à la scierie de J.D. Irving à Saint-Léonard (N.-B.).

Du bois-d'oeuvre prêt à être exporté à la scierie de J.D. Irving à Saint-Léonard (N.-B.).

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Ce qui est très stable, c’est la production de nos usines. Elles n’ont pas vraiment cessé. La pandémie, on voit que ça s’est calmé. La question de la main-d’oeuvre est relativement stable. On ne coupe pas plus de forêt, parce qu’on n’est pas capables et parce que la société ne souhaite pas qu’on en coupe plus. Donc la quantité de bois qui vient sur les marchés est stable, dit-il.

Pour ce qui est du transport et de la logistique, même si des problèmes persistent, ils ne devraient pas s’aggraver, estime Michel Soucy.

Avec des informations de l'émission La matinale, d'ICI Acadie

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