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Des sympathisants se rassemblent pour accueillir les convois de camionneurs

Des milliers de manifestants contre la vaccination des camionneurs sont déjà sur place.

Des premiers manifestants se sont déjà fait entendre à Ottawa, vendredi, en vue de l'arrivée de plusieurs convois de camionneurs dans la capitale fédérale.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

RCI

Des groupes de sympathisants aux convois de camionneurs qui se dirigent vers Ottawa étaient déjà réunis, vendredi, dans les rues de la capitale fédérale, affiches et banderoles en main.

L’arrivée des différents convois est prévue pour samedi matin, mais plusieurs n’ont pas attendu pour exprimer leur soutien aux nombreux routiers qui faisaient la route depuis Kingston, notamment.

En bordure de la rue Wellington, à Ottawa, plusieurs véhicules de toutes sortes étaient stationnés. Parmi les manifestants se trouvaient plusieurs Québécois venus se faire entendre.

Avec le monde qu’il va y avoir demain, d’après moi, ça va faire une grosse différence, croit Dany Beauregard, venu camper sur la rue Wellington avec sa conjointe et ses enfants. On n’est pas ici pour faire de la violence, a-t-il insisté.

Si ça prend des semaines, on va être ici des semaines, a-t-il ajouté.

D’autres sympathisants venus en camion se sont également dits prêts à rester de nombreux jours.

On vient de la Rive-Nord de Montréal, a indiqué Mathieu Hamel, qui a affirmé être doublement vacciné. Il a expliqué qu’il manifeste pour que la vaccination reste un choix.

  • 1 de 8 : Les camionneurs sont arrivés pour manifester à Ottawa., Photo : Radio-Canada / Francis Ferland
  • 2 de 8 : Des camionneurs sont déjà arrivés pour manifester à Ottawa, vendredi., Photo : Radio-Canada / Felix Desroches
  • 3 de 8 : Les camionneurs sont arrivés pour manifester à Ottawa., Photo : Radio-Canada / Felix Desroches
  • 4 de 8 : Une camionnette arborant un juron contre le premier ministre Trudeau sur la rue Wellington devant le parlement à Ottawa, Photo : Radio-Canada / Felix Desroches
  • 5 de 8 : Des personnes sont venues appuyer le convoi de camionneurs de passage à Kingston sur l'autoroute 416., Photo : Radio-Canada / Jean Delisle
  • 6 de 8 : Des personnes sont venues appuyer le convoi de camionneurs de passage à Kingston sur l'autoroute 416., Photo : Radio-Canada / Jean Delisle
  • 7 de 8 : Le convoi de camionneurs passe par Kingston, en Ontario, Photo : Radio-Canada / Francis Ferland
  • 8 de 8 : Des dizaines de manifestants se sont donné rendez-vous sur un viaduc de la région de Montréal pour saluer le passage des convois de camionneurs en direction d'Ottawa., Photo : Radio-Canada / Daniel Thomas

La vague de protestation est née, initialement, en opposition à l’obligation vaccinale imposée par le gouvernement fédéral aux camionneurs transfrontaliers. Au fil du temps, les motifs d'autres personnes qui se sont jointes au mouvement sont devenus beaucoup plus vastes (nouvelle fenêtre), touchant notamment plusieurs règles sanitaires.

Sur un viaduc passant au-dessus de l’autoroute 416, des dizaines de personnes sont venues appuyer les camionneurs et les autres partisans du mouvement de protestation.

Elles se sont rassemblées sur le trottoir du viaduc de la rue Bruin, à moins d’un kilomètre de l’Hôpital Queensway Carleton, près de Bells Corner.

Des camions stationnés.

Bon nombre de convois convergent vers Ottawa, dont celui de camionneurs qui étaient de passage à Vankleek Hill, dans l'est ontarien, vendredi.

Photo : Radio-Canada / Frederic Pepin

Sur les nombreuses affiches brandies à Ottawa et dans les localités avoisinantes, vendredi, on pouvait lire des messages de remerciement à l’adresse du convoi de la liberté.

Devant cette démonstration d’appuis, des camionneurs ont envoyé la main au groupe de sympathisants qui attendaient leur passage.

Le Canada en 1970, 29 décembre 1970

La police sur le qui-vive

Pendant ce temps, les forces policières poursuivaient leurs activités de préparation, vendredi.

Au total, huit convois sont attendus au cours de la journée de samedi. Pour le moment, un seul d’entre eux a atteint le centre-ville, a expliqué Trish Ferguson, chef par intérim adjointe du Service de police d'Ottawa.

On sait qu’on attend près de 2000 véhicules dans la ville et près de 5000 manifestants.
Une citation de Trish Ferguson, chef par intérim adjointe du Service de police d'Ottawa

Aucun débordement n'a été signalé pour le moment, selon Mme Ferguson.

Lors d'une mise à jour, le Service de police d'Ottawa (SPO) a réitéré son message aux résidents d'Ottawa : ceux et celles qui le peuvent doivent rester chez eux. Toutefois, pour le chef du SPO, Peter Sloly, pas question d'imposer quoi que ce soit aux commerçants.

Ce sont eux qui décideront de fermer [leurs commerces] ou non. Ce que nous faisons, c'est que nous leur donnons la meilleure information possible pour qu'ils puissent prendre une décision éclairée, a-t-il déclaré, disant espérer que les plus gros inconvénients ne concerneront que la circulation.

Peter Sloly pose devant le logo du Service de police d'Ottawa.

Le chef du Service de police d'Ottawa, Peter Sloly (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Au moment du point de presse, aucun permis de manifester n’avait été délivré, a précisé le chef Sloly. Les organisateurs avec lesquels la police est en contact ont assuré que la manifestation sera pacifique, toujours selon le Service de police d'Ottawa.

Le chef Sloly a toutefois ajouté qu'il reconnaît que les forces de l’ordre ont eu connaissance de plusieurs menaces formulées sur les réseaux sociaux, notamment. Des groupes et des individus radicaux pourraient aussi se joindre à la manifestation, a-t-il fait savoir.

Ex-sous-commissaire adjoint à la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Pierre-Yves Bourduas a souligné, en entrevue à l’émission Les matins d'ici (nouvelle fenêtre), que les forces de l'ordre essaient normalement de faire de la coordination avec les organisateurs. Cependant, pareille communication est complexe dans ce cas-ci, puisque de nombreuses personnes revendiquent le rôle de coordonnateur de la mobilisation.

Pierre-Yves Bourduas.

Pierre-Yves Bourduas est un ancien sous-commissaire de la GRC à la retraite.

Photo : Radio-Canada

Pierre-Yves Bourduas estime que les forces policières se préparent au pire pour avoir le meilleur. Ce qu’on veut, c’est éviter une répétition de ce qui s’est passé le 6 janvier, l’année dernière, au Capitole, a-t-il résumé.

La Police provinciale de l'Ontario (PPO) a pour sa part préparé la population au fait que la circulation routière risque d’être perturbée, samedi. Ils vont arriver de partout. Les autoroutes 401, 416 et 417, ne soyez pas surpris que ça ait l'air bloqué, parce qu’il va y avoir beaucoup de camions et de véhicules, a dit la sergente Cynthia Savard.

La policière a fortement recommandé d’éviter de se rendre à Ottawa si ce n’est pas nécessaire. Ceux qui prendront tout de même la route devront s'armer de patience, a-t-elle prévenu. Ils risquent d'être coincés [dans un bouchon] pendant des heures.

Avec des informations de Louis Blouin, d’Emmanuelle Poisson et de Benjamin Vachet

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