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Les instruments d’observation du télescope James Webb mis en service

Représentation artistique du télescope James Webb.

Le télescope spatial a atteint sa destination finale le 24 janvier dernier.

Photo : NASA

RCI

Les quatre instruments scientifiques du télescope James Webb (TJW), dont son imageur et spectrographe ainsi que son détecteur de guidage de précision de conception canadienne, ont été mis en service vendredi.

Le télescope spatial a atteint le point de Lagrange 2 (nouvelle fenêtre), à 1,5 million de kilomètres de la Terre, le 24 janvier dernier, presque un mois après son lancement le jour de Noël (nouvelle fenêtre).

C’est à partir de cet endroit que les instruments du télescope spatial le plus complexe jamais créé observeront l’Univers. Le fonctionnement de chacun d'eux sera vérifié au cours des prochains jours, alors que le télescope se trouve quatre fois plus loin de la Terre que la Lune.

James Webb promet de révolutionner notre compréhension de l'Univers. Né d’une collaboration entre les États-Unis, l’Europe et le Canada, le télescope James Webb a été conçu pour observer les confins du cosmos encore plus loin que jamais auparavant.

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Un de ses objectifs principaux consistera à détecter la lumière des toutes premières étoiles et galaxies, apparues il y a plus de 13,5 milliards d’années, soit environ 100 millions d'années après le big bang.

Il permettra aussi de récolter des données sur certaines exoplanètes, et peut-être de détecter leur atmosphère, de définir leurs propriétés et d’y trouver des biosignatures. Le télescope étudiera aussi, dans un détail inégalé, les galaxies lointaines, mais aussi notre voisinage galactique, les planètes du système solaire et ses ceintures d’astéroïdes.

Les instruments scientifiques du télescope sont regroupés dans un châssis de métal de la taille d’un lave-vaisselle.

Un châssis de métal.

Les quatre instruments scientifiques du télescope Webb sont regroupés dans un châssis de métal, derrière le miroir.

Photo : NASA

Expertise canadienne

Dans les prochaines semaines, au moment d'effectuer le réglage ultraprécis de l'élément optique du télescope, le détecteur de guidage de précision canadien jouera un rôle essentiel pour aligner les 18 miroirs hexagonaux dorés du télescope Webb. Il servira aussi de navigateur cosmique; il pointera sur des étoiles brillantes pour maintenir l'alignement du télescope.

Vers le sixième mois après son lancement, à la fin de la période de rodage, le télescope sera stable et prêt pour sa mission qui devrait durer entre 5 et 10 ans, mais pourrait aussi s’allonger un peu.

L’autre contribution canadienne est l’instrument NIRISS (pour imageur et spectrographe sans fente dans le proche infrarouge). Il permettra d’étudier les objets célestes les plus lointains de notre Univers, mais sa sensibilité spectroscopique dans l’infrarouge va aussi lui permettre d’étudier les exoplanètes aussi petites que la Terre et leurs fines atmosphères. Il servira également à observer divers objets astronomiques, comme des planètes vagabondes et des naines brunes.

Les deux éléments canadiens ont été conçus pour l’Agence spatiale canadienne par la compagnie Honeywell. Des experts de l’instrumentation pour le domaine de l'infrarouge de l’UdeM et du Conseil national de recherches du Canada ont participé à la confection des instruments.

La NASA fournit le NIRCam, le dispositif infrarouge proche qui agit en quelque sorte comme le système d’imagerie principal du télescope. La vaste majorité des images obtenues avec Webb seront prises par cette caméra.

La NASA et l’Agence spatiale européenne (ESA) fournissent le MIRI. Il s’agit du seul instrument qui travaille dans l’infrarouge moyen. Qualifié de très polyvalent, il va permettre l’observation de systèmes solaires, dont le nôtre, mais aussi de l’Univers primordial.

Le télescope capte la lumière dans l’infrarouge proche et moyen, qui n’est pas visible à l'œil humain. Ses quatre instruments scientifiques ont été spécifiquement conçus pour observer cette lumière qui voyage beaucoup mieux dans la poussière cosmique, ce qui permet d’étudier avantageusement les objets célestes très lointains, comparativement à ce qu’il est possible de faire dans la lumière visible, dans les rayons X, ou même dans le rayonnement ultraviolet.

Avec les informations de La Presse canadienne.

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