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Party à bord d’un avion : l’organisateur veut poursuivre Sunwing

James William Awad dans l'œil d'une caméra de télévision.

James William Awad a convoqué la presse jeudi matin pour annoncer qu'il compte poursuivre Sunwing.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

RCI

Accusant Sunwing, Air Transat et Air Canada d'avoir « abandonné 154 Québécois au Mexique », James William Awad a convoqué les médias jeudi pour annoncer qu'il avait l'intention de lancer des poursuites.

Vous devez vraiment avoir honte, a lancé d'entrée de jeu l'organisateur du désormais fameux voyage au Mexique, à l'attention des trois compagnies aériennes qui ont refusé d'embarquer les participants qui tentaient de rentrer au Canada (nouvelle fenêtre) après que la controverse eut éclaté.

L'histoire a fait le tour du monde. Le 30 décembre, un vol privé de Montréal à Cancún organisé par M. Awad a tourné à la fête, au mépris des règles de sécurité de Transports Canada, comme des restrictions sanitaires. Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux ont montré des passagers ne portant pas de masque, sans distanciation, chantant, dansant dans l'allée et sur les sièges, buvant des bouteilles d'alcool et vapotant.

Un montage de trois images montre des gens en train de faire la fête dans l'allée d'un avion et une femme qui vapote.

Les passagers ont fait la fête au mépris de nombreuses règles de sécurité. Des images ont circulé abondamment sur les réseaux sociaux.

Photo : Le Journal de Montréal

Jeudi matin, devant une série de drapeaux du Québec, du Canada, mais aussi des États-Unis, James William Awad a déploré le fait que Sunwing, Air Canada et Air Transat ont mis tout le monde dans le même bateau sur la base de ce qui a été publié dans les médias.

Oui, on a vu dans les vidéos qu'il y a eu des affaires qui sont arrivées dans l'avion. Oui, quelqu'un a vapoté dans l'avion, a-t-il concédé, mais on a abandonné 154 Québécois au Mexique à cause d'un certain nombre de gens. Ça, à mon avis, c'est illégal.

En ce moment, on est en développement pour une poursuite pour bris de contrat contre Sunwing, a-t-il fait savoir, avant de faire la promotion des inscriptions pour son club privé, qui se font en fonction de l'âge et du statut social en général.

Selon M. Awad, des poursuites pourraient aussi être lancées contre Air Canada et Air Transat – avec lesquelles il n'avait pas signé de contrat pour un vol de retour –, mais il n'a pas expliqué sur la base de quels motifs légaux.

S'il a affirmé ne pas regretter d'avoir organisé le controversé voyage, James William Awad a cependant indiqué regretter les événements qui sont survenus pendant le vol du 30 décembre. Il a également offert ses excuses à la population pour les comportements de certains participants à son événement, après qu'un journaliste le lui eut demandé.

Enfin, quant aux origines de sa nébuleuse fortune, l'entrepreneur qui cumule les compagnies a refusé de répondre aux questions, se contentant d'expliquer sa vision décentralisée de la vie.

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