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Des dizaines de cas du sous-variant d’Omicron confirmés au Canada

Un tube à essai avec un bouchon bleu et une étiquette sur laquelle est inscrit « COVID-19 ».

Le nouveau variant BA.2 a été détecté un peu partout dans le monde.

Photo : Reuters / Denis Balibouse

RCI

La Colombie-Britannique dit avoir détecté au moins 66 cas du nouveau variant BA.2 et le Québec, 5 cas, ce qui dépasse le bilan initial de l'Agence de la santé publique du Canada qui faisait état d'au moins 51 cas au pays.

Ottawa n'a pas précisé si d'autres provinces étaient touchées, en plus de la Colombie-Britannique et du Québec.

L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a indiqué que les cas concernaient principalement des voyageurs internationaux.

En Colombie-Britannique, la moitié des 66 cas recensés sont liés à des voyages (nouvelle fenêtre) à l'étranger, a aussi noté le ministère de la Santé.

De son côté, l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a confirmé que le sous-variant d'Omicron BA.2 avait été détecté par séquençage chez 5 voyageurs ayant transité par Montréal jusqu’à maintenant.

Les scientifiques de l'Agence de la santé publique du Canada surveillent les données internationales afin de déceler des signes indiquant que [le BA.2] modifie la gravité et la propagation de la maladie ou qu'il a une incidence sur l'efficacité des tests de diagnostic, des vaccins ou des traitements contre le COVID-19.

Des informations supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si cette sous-lignée deviendra une variante préoccupante à part entière, ajoute la porte-parole Anne Génier, qui indique que le nouveau variant présente de nombreuses similitudes avec le BA.1, la souche d'Omicron qui se propage au Canada à un rythme fulgurant depuis décembre.

La souche BA.2 présente toutefois quelques différences par rapport à la souche BA.1, notamment certaines mutations qui peuvent avoir une incidence sur la transmissibilité, la détection et peut-être l'échappement immunitaire, indique l'Agence de la santé publique du Canada, qui note que les données sur le sujet sont très limitées pour l'instant.

Le nouveau sous-variant a été détecté initialement en novembre 2021 aux Philippines, notamment. Depuis, des cas ont été recensés en Inde, en Afrique du Sud, aux États-Unis, en France, au Royaume-Uni et au Danemark, entre autres. Au Danemark, par exemple, le nouveau variant est en train de remplacer le BA.1.

Doit-on craindre le nouveau sous-variant? On en parle avec Benoit Barbeau, virologue et professeur au Département des sciences biologiques de l'Université du Québec à Montréal.

Réaction des provinces

La médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, ne s'inquiète pas outre mesure pour l'instant de la propagation du nouveau sous-variant. Il ne semble pas prendre le dessus sur Omicron, comme Omicron a rapidement pris le dessus sur [le variant] Delta , a-t-elle indiqué mardi.

On s’attendait à cela, n'est-ce pas? Qu’il y ait des variétés de variants. Il est trop tôt pour tirer quelques conclusions que ce soit, a ajouté le ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, Adrian Dix.

Santé publique Ontario n'a pas précisé pour l'instant si le sous-variant BA.2 avait été détecté dans la province et, si oui, combien de cas avaient été recensés. L'organisation dit que le séquençage se poursuit, mais que son bilan hebdomadaire des variants devrait inclure plus de renseignements vendredi.

L'épidémiologiste et professeur à l'Université d'Ottawa Raywat Deonandan dit qu'il n'y a pas suffisamment de données actuellement pour savoir si le BA.2 supplantera Omicron, mais [son arrivée] n'est probablement pas une bonne nouvelle.

Le professeur en épidémiologie à l'Université de Toronto David Fisman affirme ceci : Si les estimations laissant entendre que [le nouveau sous-variant] est plus transmissible sont justes, oui, c'est préoccupant, parce qu'on pourrait s'attendre à une augmentation [des infections].

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