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COVID-19 : les Premières Nations représentent 25 % des hospitalisations au Manitoba

Deux infirmières penchées au-dessus d'un homme dont on ne voit que le bras gauche, couché sur un lit d'hôpital.

Actuellement, au Manitoba, 631 personnes sont hospitalisées en raison de la COVID-19, dont 152 membres de Premières Nations.

Photo : Reuters / Shannon Stapleton

RCI

En date du 18 janvier, 25 % des Manitobains hospitalisés en raison de la COVID-19 étaient membres d’une Première Nation. Dans les unités de soins intensifs, ils représentaient 40 % des patients, selon la directrice de l’équipe de coordination de la réponse à la COVID-19 des Premières Nations du Manitoba, Melanie MacKinnon.

Ce n'est pas surprenant. Ce nombre a oscillé entre 40 et 50 % pendant la pandémie, explique Melanie MacKinnon. Elle ajoute que les Premières Nations ne représentent pourtant que 12 % de la population manitobaine.

Selon le bulletin quotidien de l'équipe d'intervention en cas de pandémie du 18 janvier, 152 membres des Premières Nations étaient hospitalisés en raison du virus, dont 57 dans des communautés, et 95, en dehors.

En tout, 20 personnes sont aux soins intensifs, dont 12 habitent à l'extérieur d'une communauté.

Melanie MacKinnon explique qu’il est difficile de déterminer combien de cas signalés chez les Premières Nations sont dus à des variants en raison du temps nécessaire pour obtenir les résultats de tests.

Nous attendons que les responsables cliniques de la province nous informent du séquençage entre le variant Omicron et le variant Delta, dit-elle. Mais nous avons appris qu'il y a encore un certain nombre d'infections au variant Delta à l'hôpital.

Que les infections soient dues au variant Delta ou au variant Omicron, Melanie MacKinnon reste inquiète.

On parle beaucoup du fait que le variant Omicron serait moins grave, mais nous ne sommes pas encore en mesure de le vérifier.

Éclosion dans la Première Nation de Black River

Mercredi, les dirigeants de la Première Nation de Black River ont envoyé une lettre à leurs membres annonçant une éclosion de COVID-19.

Le 18 janvier, on dénombrait 7 nouveaux cas, 23 cas actifs, et il y avait 60 personnes en isolement dans la communauté, située à 120 kilomètres au nord-est de Winnipeg.

Le chef de la Première Nation de Black River, Sheldon Kent, dit que la communauté a perdu plusieurs membres à cause de la COVID-19.

Ils sont allés dans les hôpitaux pour d'autres services et ils ont attrapé le virus là-bas, et en sont morts, précise Sheldon Kent.

Ce sont des personnes vulnérables qui ont un système immunitaire compromis, des patients atteints de cancer ou sous dialyse.
Une citation de Sheldon Kent, chef de la Première Nation de Black River

Sheldon Kent confie que lui-même ainsi que toutes les personnes de son foyer ont été déclarés positifs ce mois-ci et qu'il craint qu’il s’agisse du variant Omicron.

Nous n'avons pas encore eu la confirmation du type de virus présent dans notre communauté, mais compte tenu de la façon dont il se propage, nous supposons qu'il s'agit du variant Omicron.

Sheldon Kent ajoute qu'il est de plus en plus difficile de contenir la propagation de la maladie et de poursuivre la recherche des contacts.

Le conseil de bande a indiqué dans sa lettre qu'il allait tester uniquement les personnes présentant des symptômes, ajoutant que la communauté fait face à une pénurie de tests rapides.

Nous avons du mal à les obtenir. Nous attendons que nos envois arrivent d'Amazon et de différents fournisseurs, mais ils ne sont toujours pas arrivés dans la communauté. Nous nous contentons de ceux que nous pouvons obtenir auprès des gouvernements provinciaux, mais leur approvisionnement est également limité, souligne Sheldon Kent.

Avec les informations de Lenard Monkman

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